Mia Schem peine à se rétablir en sachant que 58 otages sont toujours détenus à Gaza

Les flashbacks de sa captivité et le fait que des otages soient toujours retenus à Gaza rendent le processus de guérison de cette ex-otage plus difficile

L'ancienne otage Mia Schem s'exprimant lors d'un rassemblement appelant à la libération des 58 otages détenus par les terroristes du Hamas à Gaza, sur la « Place des otages », à Tel Aviv, le 17 mai 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Mia Schem, qui a été libérée des geôles du groupe terroriste palestinien du Hamas en novembre 2023 après 55 jours de captivité à Gaza, a déclaré samedi soir avoir pleuré cette semaine en voyant le soldat américano-israélien Edan Alexander rentrer chez lui lundi.

« Edan est retourné auprès de sa mère, mais il ne sait pas ce que je sais déjà : que le deuxième chapitre commence maintenant », a-t-elle dit devant les quelque 1 500 personnes rassemblées sur la Place des Otages à l’occasion de la manifestation hebdomadaire.

« Le rétablissement ne sera complet qu’avec le retour de tous les otages », a-t-elle déclaré, ajoutant que ce retour « sera semé d’embûches physiques et émotionnelles, de souvenirs de l’enfer que nous avons vécu, qui resurgiront sans crier gare, encore et encore ».

Schem s’est souvenue comment, lorsqu’elle a été enlevée lors du festival de musique Nova près de Reim, « j’ai été emmenée de force à Gaza par sept monstres du Hamas qui m’ont tirée par les cheveux pour me faire monter dans une voiture ».

« J’avais peur que mon cuir chevelu soit arraché. Mes cheveux étaient recouverts d’une masse de sang séché et de boue. »

Schem a expliqué que lorsque ses geôliers l’avaient filmée pour une vidéo de propagande : « Ils avaient reçu l’ordre de me rendre présentable afin que le monde ne se doute pas de leur nature démoniaque. »

« Mais mes cheveux étaient emmêlés, alors l’un de mes geôliers s’est approché de moi avec une paire de ciseaux pour me les couper », a-t-elle poursuivi, ajoutant qu’elle s’était débattue « de toutes ses forces » pour résister à cette coupe forcée jusqu’à ce qu’ils décident de renoncer.

« Je ne pouvais pas supporter l’idée de perdre mes cheveux », a-t-elle déclaré, se comparant au Samson de la Bible.

« Depuis, chaque fois que je vois une paire de ciseaux, chaque fois que je m’occupe de mes cheveux, je revis ce moment », a-t-elle raconté.

Schem, qui a récemment révélé être la plaignante ayant accusé un entraîneur bien connu de Tel Aviv de viol, a expliqué avoir « récemment vécu une expérience terrible [et] avoir été contrainte de couper une mèche de ses longs cheveux pour les besoins de l’enquête [policière] ».

« Mon corps a de nouveau réagi avec horreur », a-t-elle déclaré.

« En un instant, j’ai été replongée dans mes jours de captivité, face à ces monstres humains qui cherchaient à me couper les cheveux. »

« Les crises d’angoisse font partie de la vie des personnes qui en reviennent, à cause de l’enfer qu’elles y ont vécu », a-t-elle ajouté.

« Elles font partie de nous et ont un impact très lourd. »

« Chaque jour supplémentaire où nos frères et sœurs subissent des tortures émotionnelles et physiques infligées par les monstres du Hamas rend plus difficile notre réadaptation et notre reconstruction », a-t-elle déclaré.

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