Mort de 10 ados en 2018 : 2 condamnations pour homicide involontaire par négligence

La Cour a estimé que le directeur de Bnei Zion et le directeur pédagogique de la branche de Tel Aviv auraient dû changer l’itinéraire de la randonnée à Nahal Tzafit suite aux alertes météo

Photo composée des dix victimes de la crue soudaine dans le sud d'Israël le 27 avril 2018. Rangée du haut, de gauche à droite : Romi Cohen, Ilan Bar Shalom, Shani Shamir, Adi Raanan, Agam Levy. Rangée du bas, de gauche à droite : Yael Sadan, Maayan Barhum, Tzur Alfi, Gali Balali, Ella Or. (Crédit : Facebook)

Le tribunal de Beer Sheva a condamné dimanche deux accusés dans la catastrophe de la crue soudaine à Nahal Tzafit, une rivière située dans le sud du secteur de la mer Morte. Yuval Kahan et Aviv Bardichev, ont été reconnus coupables d’homicide involontaire par négligence et responsables de la mort de dix lycéens qui faisaient une randonnée organisée par l’académie prémilitaire Bnei Tzion de Tel Aviv en 2018.

Kahan était le directeur de Bnei Zion, tandis que Bardichev était le directeur pédagogique de la branche de Tel Aviv de l’académie et le chef de la randonnée à Nahal Tzafit.

La randonnée a été organisée malgré les mises en garde contre les conditions météorologiques menaçantes. Neuf filles et un garçon ont perdu la vie lorsque le groupe a été frappé par une crue subite à Nahal Tzafit le 26 avril 2018.

Il avait commencé à pleuvoir légèrement avant que le groupe ne pénètre dans le canyon de Tzafit. Une demi-heure plus tard, alors que le groupe avait atteint une gorge profonde, une crue soudaine s’est abattue sur eux, tuant les dix étudiants et en blessant deux autres.

Le tribunal a noté que Kahan et Bardichev auraient dû changer l’itinéraire de la randonnée en raison du mauvais temps et des alertes météorologiques de la veille.

Yuval Kahan, qui était le directeur de l’école pré-militaire de Bnei Zion au moment de la catastrophe de la randonnée à Nahal Tzafit, arrivant pour une audience au tribunal de Beer Sheva, le 13 septembre 2022. (Crédit : Flash90)

La Cour a constaté que Kahan avait personnellement exercé des pressions pour que la randonnée ait lieu malgré les alertes météorologiques et les tentatives d’annulation. Kahan n’était pas physiquement présent avec le groupe pendant la randonnée et n’est pas resté en contact avec eux.

Le tribunal a également estimé que Kahan et Bardichev auraient dû être conscients du danger et qu’ils avaient pris des risques déraisonnables qui ont conduit à la catastrophe.

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