Mort de Sinwar : Le Hamas est « vivant et le restera », estime le guide suprême iranien

'Sa perte est certes douloureuse pour le front de la résistance' face à Israël 'mais il ne s'arrêtera pas du tout avec le martyre de Sinwar', a assuré Khamenei

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tenant un fusil alors qu'il prononce un sermon lors de la cérémonie de la prière du vendredi à Téhéran, en Iran, le 4 octobre 2024. Derrière lui se trouve un portrait du fondateur de la République islamique, Ruhollah Khomeini. (Credit : Khamenei.ir/AFP)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas est « vivant et le restera » en dépit de la mort de son chef Yahya Sinwar éliminé lors d’une opération militaire israélienne, a affirmé samedi le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

« Sa perte est certes douloureuse pour le front de la résistance » face à Israël « mais il ne s’arrêtera pas du tout avec le martyre de Sinwar », a assuré dans un communiqué Khamenei.

L’Iran ne reconnaît pas l’État d’Israël, son ennemi juré.

Sinwar « était une brillante figure de la résistance et de la lutte » contre Israël, a estimé Khamenei.

Des partisans houthis brandissant une affiche du dirigeant du Hamas Yahya Sinwar, éliminé par les troupes israéliennes à Gaza, lors d’un rassemblement anti-Israël à Sanaa, au Yémen, le 18 octobre 2024. (Crédit : Osamah Abdulrahman/AP)

« Il s’est tenu avec une détermination inébranlable contre l’ennemi cruel et agresseur et l’a giflé avec tact et courage », a-t-il encore jugé.

Sinwar, longtemps homme de l’ombre avant de prendre la tête du Hamas cet été, est l’architecte du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, qui a depuis plongé la région dans un conflit sanglant.

La veille de la nomination de Sinwar à la tête du Hamas en août, le guide suprême iranien avait diffusé sur son site une vidéo d’une rare rencontre avec lui remontant à 2011.

Sinwar était à l’époque membre de la délégation du groupe terroriste palestinien dirigée par Ismaïl Haniyeh, l’ex-chef de la formation tué à Téhéran fin juillet dans une frappe attribuée à Israël, et auquel il a succédé.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui condamné l’élimination du chef du groupe terroriste, affirmant que sa mort ne créera pas de troubles dans la « résistance » islamique, a rapporté vendredi l’agence de presse étatique IRNA.

L’IRNA a cité Pezeshkian qui a déclaré : « Le martyre ne perturbera pas la résistance de l’Ummah islamique contre la force et l’occupation [Israël]. »

Pezeshkian a également exprimé ses condoléances à ce qu’il a appelé le peuple opprimé de Gaza et à tous les défenseurs de la liberté dans le monde.

read more: