Netanyahu affirme qu’Ankara ne doit recevoir ni F-35 ni pièces détachées

Alors que Donald Trump se rend en Turquie pour le sommet de l'OTAN, le Premier ministre a qualifié le pays de 'grand', tout en déplorant qu'il soit dirigé par Recep Tayyip Erdoğan

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant sur Fox News, le 6 juillet 2026. (Crédit : Capture d’écran/Fox News)

Alors que le président américain Donald Trump se rendait lundi en Turquie pour un sommet de l’OTAN, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exhorté Washington à ne pas vendre d’armement de pointe à Ankara.

S’adressant à Fox News, Netanyahu a qualifié la Turquie de « régime infecté par les Frères musulmans ».

« Je ne pense pas qu’il faille leur fournir des F-35 ou des moteurs pour leurs avions de chasse », a-t-il insisté.

Le mois dernier, Trump avait laissé entendre qu’il accepterait de vendre à la Turquie des moteurs d’avion de chasse F-110 et de réintégrer ce pays au programme F-35.

Netanyahu a fait valoir qu’une telle décision « perturberait l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, équilibre qui est en fin de compte garanti par la supériorité aérienne d’Israël et par la présence américaine dans la région ».

Il a qualifié la Turquie de « grand pays », mais déploré qu’elle soit dirigée par Recep Tayyip Erdoğan, qui menace ouvertement Israël de destruction et occupe la moitié de Chypre depuis 1974.

Netanyahu a déclaré qu’aucune date n’avait été fixée pour une prochaine visite à Washington, afin de rencontrer Trump, et a une nouvelle fois minimisé les récentes tensions liées au protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran.

« Nous sommes d’accord sur pratiquement tout », a une nouvelle fois affirmé Netanyahu.

« Nous avons parfois des désaccords, mais nous les réglons parce que nous sommes alliés », a-t-il assuré, soulignant qu’ils en discutaient « dans le cadre d’un dialogue ouvert ».

« Le président a sa façon d’exprimer les choses, tout comme moi », a ajouté Netanyahu.

« Nous sommes alliés », a-t-il répété. « Nous sommes votre allié modèle. »

Il a souligné qu’Israël respectait les États-Unis et qu’il existait « de multiples façons d’aplanir nos divergences en tant qu’alliés qui se respectent mutuellement ».

Il a expliqué qu’Israël « souhaiterait voir la paix progresser avec le Liban » au cours de son déplacement à Washington.

« Le fait que nous ayons, pour ainsi dire, mis le régime iranien à genoux, que nous l’ayons considérablement affaibli, a ouvert la voie à davantage d’accords de paix. »

Concernant l’Iran, il a souligné que la République islamique « n’est pas l’amie des États-Unis, et nous ne devons pas la laisser se doter d’armes nucléaires ni de moyens de les lancer ».

« C’est une bataille entre la liberté et le fanatisme », a déclaré Netanyahu.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles le régime iranien est toujours en place, Netanyahu a répondu que c’était parce qu’il disposait de « quelques centaines de milliers de sbires qui tuent et assassinent en plein jour comme de nuit ».

« Ils assassinent leur propre peuple. »

Évoquant le 250ᵉ anniversaire des États-Unis, Netanyahu a qualifié ce pays de « formidable force au service du bien… sans les États-Unis, il n’y aurait ni démocratie ni liberté dans le monde ».

« Que Dieu bénisse l’Amérique », a-t-il conclu.

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