Pour Larcher, la politique de Netanyahu est « devenue insupportable » à Gaza

Le ténor de la droite française a dénoncé la fusillade à Washington, qui 'révèle les résultats de la radicalisation par la propagande de haine' et s'est montré méfiant quant à la reconnaissance d'un Etat palestinien

Le président du Sénat français Gérard Larcher lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 21 décembre 2023. (Crédit : Alberto Pizzoli/AFP)

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a estimé jeudi que la politique menée par le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu « notamment à Gaza » était « devenue insupportable », appelant à la « levée du blocus humanitaire ».

Interrogé sur France Inter sur la mort de deux employés de l’ambassade israélienne à l’extérieur du musée juif à Washington, le ténor de la droite a dénoncé « deux crimes odieux » qui « révèlent les résultats de la radicalisation par la propagande de haine ».

« On est en train d’assimiler Israël à la seule politique de Netanyahu, une politique dont je considère qu’aujourd’hui elle est devenue insupportable, notamment à Gaza », a-t-il ajouté.

« Il y a des centaines de milliers d’habitants de Gaza qui connaissent aujourd’hui des situations insupportables en matière alimentaire, en matière de santé », a-t-il décrit, rappelant s’être rendu dans les Territoires palestiniens en 2023.

Il a précisé « partager » la démarche européenne menaçant Israël de rompre son accord d’association tout en rappelant « n’oublions pas le 7 octobre 2023 », où plus de 1 200 Israéliens ont été assassinés dans une attaque terroriste du Hamas.

Défendant le principe d’une reconnaissance d’un État palestinien annoncée pour mi-juin par la France, le président du Sénat s’est interrogé: « Mais attention, pour quel objectif ? ».

« Qu’est ce qu’on fait si les États-Unis ne nous accompagnent pas dans cette démarche ? Qu’est ce qu’on fait s’il n’y a pas la définition d’une gouvernance qui est d’ailleurs une des conditions d’une solution après un cessez-le-feu à Gaza ? », a-t-il insisté.

« Je me méfie des symboles qui se retourneraient contre l’objectif de paix et de réalisation de deux États qui vivent en sécurité l’un à côté de l’autre », a-t-il prévenu.

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