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Un immense drapeau iranien ornant un bâtiment tandis que des Iraniens passent devant des structures endommagées à la suite d’une frappe militaire survenue plus tôt dans la capitale iranienne, Téhéran, le 15 mars 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Un immense drapeau iranien ornant un bâtiment tandis que des Iraniens passent devant des structures endommagées à la suite d’une frappe militaire survenue plus tôt dans la capitale iranienne, Téhéran, le 15 mars 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Répression par le régime : Des Iraniens en colère se confient au ToI

S’exprimant par l’intermédiaire de militants de la diaspora, cinq habitants opposés au gouvernement évoquent un pays « écrasé » par la répression et l’inflation, toujours plus fortes, et demandent aux États-Unis et à Israël de « mettre fin au régime »

Depuis qu’Israël et les États-Unis ont commencé à bombarder son pays, fin février, la situation est difficile pour Arash, un commerçant de Bandar Abbas.

« J’arrive à peine à payer le loyer de ma boutique. Mes ventes ont chuté de 70 % par rapport à avant la guerre », explique ce jeune homme d’une vingtaine d’années, propriétaire d’un magasin de vêtements dans cette ville portuaire iranienne.

« Les gens n’ont plus d’argent, juste pour la nourriture, l’eau et l’électricité. Personne ne peut plus se permettre d’acheter des vêtements… L’économie du pays traverse une crise majeure. »

À l’instar d’autres Iraniens interrogés par le Times of Israel, Arash confie que les combats les ont non seulement appauvris, eux et la plupart de leurs compatriotes, mais aussi isolés et plus opprimés encore par le régime qu’ils espéraient voir renversé par le conflit.

Alors que le président américain Donald Trump est sur le point de conclure un accord avec les autorités iraniennes, lequel, selon certaines informations, mettrait fin aux combats et permettrait de débloquer des milliards de dollars pour le régime, cinq Iraniens qui vivent en Iran évoquent un chômage généralisé et des difficultés économiques, une surveillance accrue et le ciblage des dissidents, sans oublier un accès à Internet encore restreint.

Malgré tout, les personnes interrogées, qui ont toutes déclaré avoir participé à des manifestations anti-régime par le passé, pressent Israël et les États-Unis de reprendre les hostilités, dans l’espoir de renverser le régime une bonne fois pour toutes.

« La guerre n’est pas encore tout à fait terminée », estime Arash, un pseudonyme, comme tous les autres témoins. « Faire la paix avec ces criminels revient à leur donner le pouvoir à l’avenir. Ils se reconstruiront et massacreront à nouveau le peuple. Une fois l’administration Trump terminée, les États-Unis ne [combattront] peut-être plus jamais l’Iran », explique-t-il.

Ces cinq Iraniens ont répondu aux questions du Times of Israel transmises par l’intermédiaire de plusieurs militants anti-régime installés au Royaume-Uni et au Canada. Les personnes interrogées ont fourni des témoignages écrits et enregistrés en farsi sous couvert d’anonymat, car toute communication avec des médias étrangers, en particulier israéliens, les expose à des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à l’exécution.

Leurs témoignages et leur identité n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante. Néanmoins, ils offrent un rare aperçu de la manière dont certains civils iraniens ont vécu la guerre et ses conséquences.

Une guerre « pas terminée »

Les cinq personnes interrogées ont déclaré s’être réjouis, un temps, des bombardements israéliens et américains, dans l’espoir qu’ils mettent un terme au régime. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril dernier, cet espoir s’est mué en crainte que la République islamique, blessée mais intacte, ne se maintienne indéfiniment au pouvoir.

Kaveh, un enseignant d’une quarantaine d’années vivant à Ispahan, témoigne : « J’étais content, au début de la guerre, mais je ne suis pas du tout content qu’on l’ait arrêtée et qu’on ait laissé l’affaire en plan… La plupart des Iraniens opposés au régime islamique sont pour la guerre, pleinement conscients de ses conditions et conséquences. »

Rostam, un étudiant de Téhéran, se dit favorable à « la guerre pour renverser la République islamique meurtrière » mais aussi « déçu » par le cessez-le-feu car « ce gouvernement ne comprend que la force ».

« Le peuple [iranien] est mécontent du gouvernement et… souhaite la formation d’un gouvernement national et démocratique favorable aux États-Unis et à Israël, sous lequel le peuple pourrait vivre dans la prospérité et le progrès. Pour l’heure, nous suffoquons », confie Rostam.

Kian, un informaticien de Karaj, affirme que « la majorité des Iraniens ont dépassé la vision à court terme, ce qui signifie que dans tout conflit, leur principale revendication est simplement le renversement du régime ».

Il dit « s’être attendu à ce que la République islamique s’effondre [très] rapidement » après le début de la guerre — ce qui, de son point de vue, aurait justifié les conséquences chaotiques pour nombre d’Iraniens. Aussi, lorsque « le cessez-le-feu a été annoncé, cela a semblé être une moquerie à l’égard des personnes qui avaient fui pour se protéger ».

Un homme passant devant une fresque anti-Israël, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 17 mai 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Les militants anti-régime ont demandé aux États-Unis, et souvent à Israël, de recourir à la force militaire pour soutenir les manifestations populaires qui avaient éclaté contre les dirigeants du pays, en janvier dernier, ce que Trump avait menacé de faire en réponse à une répression dévastatrice. Lorsque les bombardements ont effectivement commencé le 28 février dernier, ils ont débuté par une frappe qui a tué le guide suprême Ali Khamenei et nombre de ses hauts responsables.

Mais si Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont tous deux déclaré que cette campagne visait à créer les conditions du renversement des dirigeants, ni l’un ni l’autre n’a ouvertement fait du changement de régime un objectif explicite des combats.

Selon les cinq personnes interrogées par le Times of Israel, la grande majorité des Iraniens sont contre le régime et souhaitent son renversement.

Nasrin, une femme de 35 ans originaire de l’extrême nord de l’Iran, estime qu’une dizaine de pourcent des Iraniens soutiennent encore le régime mais que les Iraniens de la rue sont manifestement furieux contre le gouvernement actuel. « Il suffit de se promener dans la rue pour voir clairement à quel point les gens honnêtes et ordinaires sont en colère contre ces personnes qui restent au pouvoir », explique-t-elle. « J’espère que Trump et Netanyahu feront quelque chose pour eux. »

Un certain ralliement au régime a été observé, en réaction à la guerre, mais Kaveh estime que « la guerre contre la République islamique n’a pas renforcé le soutien des Iraniens au régime islamique. Cette minorité de 10 à 15 % qui soutient ou travaille pour le régime est peu ou prou toujours la même — peut-être même un peu moins en raison de la grave crise économique. »

Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’un événement intitulé « Fighting For American Workers », le 22 mai 2026, à Suffern, dans l’État de New York. (Crédit: AP Photo/Ryan Murphy)

Les noms sont différents mais le régime est le même

Trump a beau dire que l’élimination de Khamenei et d’autres hauts responsables iraniens équivaut à un changement de régime, les personnes interrogées en sont loin d’être convaincues.

« Je suis en total désaccord avec le point de vue de Trump [sur un changement de régime effectif]. Le régime reste en place », explique Kaveh. « Le régime est toujours dirigé par les mêmes personnes. Seuls les noms ont changé ! La structure reste la même. »

Rostam reproche à Trump d’avoir « reculé et perdu son sang-froid ! »

« Le régime ne se résume pas à Khamenei — le reste est toujours en place. [Il] a toujours la même détermination et les mêmes forces pour tuer le peuple », déplore-t-il.

Selon les analystes, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), un groupe militaire loyal aux religieux au pouvoir, est aujourd’hui le principal pivot du pouvoir à Téhéran. Selon eux, c’est le CGRI, et non le Guide suprême nouvellement élu, Mojtaba Khamenei, qui a dominé la politique gouvernementale en temps de guerre, en l’absence d’un dirigeant décisif ou faisant autorité.

« Quel changement de régime ?! » s’exclame Arash. « Les Gardiens de la Révolution possèdent et dirigent la République islamique — et les Gardiens sont toujours là où ils étaient ! »

Une Iranienne tient une affiche sur laquelle figurent les portraits du Guide suprême iranien assassiné Ali Khamenei (à gauche) et de son fils, le nouveau Guide suprême du pays Mojtaba Khamenei, lors des funérailles des commandants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), des commandants de l’armée et d’autres personnes tuées au début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, sur la place Enghelab à Téhéran, en Iran, le 11 mars 2026. (ATTA KENARE / AFP)

Le régime est intact, mais certains Iraniens signalent des faiblesses.

Pour Nasrin, le CGRI semble bien « diriger les opérations » mais le régime est très affaibli, et compense ses pertes en mobilisant des recrues désespérées dans toutes les villes.

« Le régime et le CGRI [ont] perdu 80 % de leur puissance. À présent, ils recrutent des pauvres et des désespérés qui n’ont peut-être même pas eu de quoi dîner. Ils leur donnent des masques et des armes pour qu’ils puissent s’opposer au peuple. Dans l’ensemble, dans les villes, je dirais qu’ils ont peut-être 3 000 ou 4 000 [recrues] — pas plus. Peut-être 10 000 à Téhéran. »

Kian est d’avis que la République islamique « n’a pas changé » mais que le CGRI et la milice paramilitaire Bassij sont affaiblis par les dommages subis pendant la guerre, ainsi que par des conflits internes.

« Les forces de sécurité publique telles que la police ne disposent même plus d’installations ou d’une organisation adéquates. Le CGRI déploie des armes militaires dans les rues pour tenter de semer la peur », explique-t-il. « Par ailleurs, les forces du Bassij sont divisées, et certains de ses membres s’opposent en interne aux politiques actuelles. »

« Aucune fenêtre sur le monde extérieur »

La guerre n’a pas adouci l’attitude du régime envers la dissidence. Bien au contraire, pensent les personnes interrogées, elle a donné aux autorités un nouveau prétexte pour intensifier la répression gouvernementale à l’échelle nationale qui a débuté en réaction aux manifestations généralisées de ce début d’année.

Le conflit a fait que la République islamique a vu « sa société moins comme une population à gouverner que comme une menace à contenir, pour sa sécurité », estime Saeid Golkar, expert de l’Iran et professeur associé à l’université du Tennessee.

Un pont touché par des frappes aériennes américaines à Karaj, dans l’ouest de Téhéran, en Iran, le 3 avril 2026. (AP Photo/Vahid Salemi)

« Depuis le début de la guerre, la répression s’est endurcie, mais elle s’est aussi numérisée », explique-t-il en précisant que le régime « a étendu les coupures d’Internet, l’accès sélectif, la surveillance basée sur l’IA, les démonstrations de loyauté forcées et la pression exercée sur les citoyens pour qu’ils donnent des informations personnelles afin de retrouver leur accès en ligne », tout en faisant de l’Iran « l’un des principaux États au monde en matière d’exécutions » avec une augmentation des procès politiques.

Les personnes interrogées ont toutes déclaré avoir été témoins d’arrestations arbitraires et d’actes d’intimidation de la part du régime, ainsi que de restrictions des accès à Internet.

« Ce régime va continuer de tuer le peuple iranien jusqu’à ce qu’on l’anéantisse », estime Arash. « À l’heure actuelle, il est plus prêt que jamais à tuer des Iraniens non armés. Il exécute les jeunes emprisonnés pour terroriser la population et la contraindre à la soumission. »

Nasrin, une femme de 35 ans originaire de l’extrême nord de l’Iran, qui a déclaré que nombre de ses amis avaient été tués ou blessés lors des manifestations généralisées de cette année, explique : « Les États-Unis et Israël doivent en finir avec ces gens, car ici, tout va de mal en pis, et ils continuent de sévir… Chaque jour, il y a des barrages. Chaque jour, c’est la peur. »

Kaveh estime que « sous le prétexte de [la guerre], le régime clérical affaibli réagit à la moindre manifestation en enlevant et en tuant des gens. [Les forces du régime] peuvent kidnapper n’importe qui, chez eux ou sur leur lieu de travail, sous l’accusation de coopération avec des gouvernements hostiles, d’activité d’opposition ou de tentative de renversement du régime — et une fois emmenés, leurs chances de survie sont très faibles. »

Capture d’écran d’une vidéo supposée donner à voir un enfant iranien recruté par la milice Basij du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), vêtu d’un uniforme militaire et portant un fusil, sur la place Shariati, à Mashhad, en Iran, le 30 mars 2026. (Telegram / utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Kian estime que depuis le cessez-le-feu, « le régime a intensifié la répression contre la population et les manifestants, en procédant à des exécutions et à des actes de torture incessants ». Les forces répressives demeurent opérationnelles malgré les dégâts militaires infligés et se sont même installées dans des écoles et des hôpitaux.

« En termes de répression militaire, de meurtres et de pillage des ressources du peuple iranien, [le régime] reste fort et stable… Un seul membre du CGRI armé d’une kalachnikov peut semer la désolation dans une rue où se trouvent 200 manifestants ! En raison des bombardements généralisés des bases et des centres des Bassij [forces paramilitaires], ils se trouvent dans une position géographique affaiblie. Mais ils ont déplacé leurs centres de commandement dans des écoles et des hôpitaux », dit-il.

Au-delà de la répression physique, la guerre a entraîné un isolement numérique quasi total. L’Iran a imposé un black-out Internet à l’échelle nationale le 8 janvier 2026, au plus fort des manifestations hivernales, et a lancé un deuxième coupure quasi totale le 28 février dernier, lorsque les frappes américano-israéliennes ont commencé.

L’accès est désormais limité aux personnes figurant sur une liste blanche et disposant des moyens d’acquérir un appareil coûteux contrôlé par le régime, ou aux rares personnes qui peuvent se permettre de se connecter via des services VPN onéreux.

Kaveh souligne que les VPN sont devenus « extrêmement chers » et qu’il ne se connecte à Internet que quelques minutes par jour. « L’argent provenant de ces VPN finit dans les poches du CGRI. À part la télévision par satellite, il ne nous reste pratiquement aucune fenêtre ouverte sur le monde extérieur via Internet », dit-il.

Des forces spéciales de la police iranienne montant la garde lors du cortège funèbre d’Alireza Tangsiri, chef de la marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique et d’autres personnes tuées lors des frappes israéliennes fin mars, à Téhéran, en Iran, le 1ᵉʳ avril 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Selon Rostam, l’accès à Internet est beaucoup plus cher et ce qui est disponible sert à promouvoir les campagnes de désinformation du régime.

« Internet est désormais un problème insoluble pour nous. Les proxys et les VPN sont plus chers qu’avant et ne fonctionnent pas bien. Seules les cyberforces et les cartes SIM sans restriction utilisées par les propagandistes fonctionnent encore, et ils font tout pour décourager la population et donner l’impression, fausse, que le régime reste puissant », explique-t-il.

Nasrin explique que « de nombreuses chaînes satellite sont coupées » et que « certains vendeurs de VPN sont des escrocs que nous ne connaissons pas, qu’ils exploitent constamment les gens ».

« Nous recevons désormais des factures de téléphone mobile chaque semaine. L’opérateur télécom envoie constamment des messages disant : ‘Payez la facture ou votre service sera coupé.’ C’est absurde », regrette-t-elle.

« Écrasés » par l’inflation

Sur le plan économique, « la guerre a aggravé une crise déjà grave causée par les sanctions, la corruption, l’inflation et la mauvaise gestion », estime Golkar en soulignant que les prix de nombreux produits de base ont plus que doublé ces derniers mois en raison de l’inflation.

Les personnes interrogées affirment que les fermetures d’entreprises, les licenciements, la dépréciation de la monnaie et les restrictions d’Internet portent atteinte à leurs moyens de subsistance.

Des personnes quittent leur domicile après avoir récupéré quelques affaires dans un complexe résidentiel touché par une frappe américano-israélienne alors qu’elles s’étaient réfugiées ailleurs, à Téhéran, en Iran, le 23 mars 2026. (AP Photo/Vahid Salemi)

Nasrin témoigne en disant qu’elle-même et nombre de ses amis sont au chômage à cause de la guerre.

« La guerre a poussé ce régime anti-iranien à exercer une pression économique plus forte encore sur la population par le biais du chômage et des difficultés. Les vols ont augmenté. Seuls leurs mercenaires s’en sortent bien. Les produits et la nourriture sont chaque jour plus chers. Certains produits sont frappés de pénurie », explique Rostam.

Kaveh, l’enseignant d’Ispahan, évoque les perturbations persistantes au niveau de l’enseignement, de l’accès aux banques et aux services sociaux : « Les problèmes déjà imputables au gouvernement et à l’incompétence structurelle du système se sont aggravés d’une manière inimaginable lors de la guerre. La mauvaise gestion, le vol organisé de la population, la hausse des prix de l’énergie, de la nourriture et des médicaments, ainsi que l’effondrement quasi total des services sociaux, tout a empiré. »

« La République islamique avait déjà pratiquement fermé les écoles et les universités avant la guerre, suite aux manifestations étudiantes. Ces établissements n’ont pas rouvert. Dans certaines agences bancaires, il est impossible de retirer du liquide, ou alors un montant limité. Certaines agences bancaires ne font pratiquement plus rien », explique-t-il.

Nasrin ajoute que la vie quotidienne a plus ou moins repris ses droits, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, mais que l’inflation pèse toujours lourdement. Depuis janvier, le toman iranien, introduit pour masquer l’hyperinflation du rial, a perdu environ 16 % de sa valeur par rapport au dollar.

« Les magasins sont ouverts, les banques aussi, les écoles ont repris les cours en distanciel — mais à quoi bon ? », questionne-t-elle.

« Les banques n’offrent aucune aide réelle, et ce qui coûtait auparavant 50 tomans coûte aujourd’hui 140 000. Les prix ont été multipliés par je ne sais combien, et chaque jour, les gens sont écrasés par l’inflation. »

Une femme passe devant une fresque murale pro-gouvernementale dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 17 mai 2026. (AP Photo/Vahid Salemi)

Plusieurs personnes interrogées disent que, dans les magasins, il n’est pas rare que les prix augmentent dans la même journée.

« Au-delà des difficultés matérielles », ajoute Golkar, « il règne désormais un profond désespoir et un sentiment d’impuissance [en Iran]. C’est particulièrement sensible chez les jeunes. »

« La guerre a renforcé deux tendances : il y a davantage de coercition venue d’en haut et davantage de souffrances en bas », poursuit-il.

« Le régime utilise la guerre pour justifier la répression, mais la guerre rend également la vie quotidienne beaucoup plus difficile pour la société qu’il entend contrôler. Elle a engendré non seulement la pauvreté et la peur, mais aussi le sentiment généralisé qu’il n’y a vraiment pas d’avenir. »

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