Ryad intercepte un missile ; les Houthis exigent 51 Mds de $ pour un cessez-le-feu
Yahadout HaTorah refuse de soutenir un candidat Premier ministre dans le cadre des consultations menées par Herzog ; Ryad intercepte un missile ; les Houthis exigent 51 Mds de $ pour un cessez-le-feu
La Liste arabe unie soutient Eisenkot, qui devrait recueillir 67 recommandations
La Liste arabe unie a annoncé qu’elle recommanderait au président Isaac Herzog le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, pour former le prochain gouvernement.
Eisenkot bénéficiait déjà du soutien d’un plus grand nombre de députés que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais devrait désormais recueillir les recommandations de 67 députés de la prochaine Knesset, soit la majorité des sièges. Cela ne signifie toutefois pas que les partis qui le soutiennent rejoindront nécessairement sa coalition.
La Liste arabe unie a expliqué que cette décision unanime prise par ses trois factions intervenait « en réponse à la demande populaire d’empêcher Netanyahu et son gouvernement de revenir au pouvoir ».
Elle a souligné l’importance de soutenir Eisenkot, même si le bloc d’opposition n’a pas, jusqu’à présent, montré une volonté suffisante de « s’opposer à la politique menée par Netanyahu, de lutter contre l’incitation à la haine envers les citoyens arabes et contre les tentatives de remettre en cause la légitimité de leurs choix politiques ».
« Bien qu’Eisenkot ait recueilli davantage de recommandations que Netanyahu, nous estimons qu’il est important de creuser encore l’écart », a indiqué la Liste arabe unie, qui considère que cette décision pourrait favoriser l’alternance et réduire le risque de voir se former un gouvernement d’union nationale maintenant Netanyahu au pouvoir.
Une délégation de la Liste arabe unie devait présenter cette recommandation à Herzog dans l’après-midi.
Herzog rencontre Tony Blair, envoyé spécial du Conseil de paix, à la résidence présidentielle
Le président Isaac Herzog s’est entretenu jeudi avec Tony Blair, envoyé spécial du Conseil de Paix et ancien Premier ministre britannique, à la résidence présidentielle, a appris le Times of Israel.
Cette rencontre a lieu entre deux séries de consultations menées par Herzog avec les dirigeants des partis, à la suite des élections législatives de la semaine dernière en Israël.
Blair est en Israël dans le cadre de ses efforts visant à faire avancer le plan global en 20 points destiné à mettre fin à la guerre à Gaza, ainsi que la feuille de route plus récente, en 15 points, sur le désarmement du groupe terroriste palestinien du Hamas.
Nickolay Mladenov, autre haut envoyé du Conseil de Paix, était en Israël en début de semaine.
Ryad intercepte un missile ; les Houthis exigent 51 Mds de $ pour un cessez-le-feu
La coalition anti-Houthis dirigée par l’Arabie saoudite a affirmé avoir intercepté un missile balistique tiré par le groupe terroriste basé au Yémen en direction de la région de Médine, où se trouve la deuxième ville sainte de l’islam.
Selon le Wall Street Journal, les Houthis, soutenus par l’Iran, exigeraient 51 milliards de dollars de l’Arabie saoudite en échange de l’arrêt de leurs attaques. Ils demanderaient également que Ryad les reconnaisse comme les dirigeants légitimes du Yémen.
Ces deux exigences représenteraient une victoire incontestable pour les Houthis et ont peu de chances d’être acceptées par les Saoudiens, qui ne disposent d’aucune solution simple pour faire face à la menace que représente le groupe depuis le Yémen.
Arabie saoudite : la coalition dit avoir intercepté un missile tiré par les Houthis dans la région de Médine
La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite a affirmé jeudi avoir intercepté un missile dans la région de Médine, ville sainte de l’islam, dont elle a imputé le tir aux terroristes houthis du Yémen.
« Interception et destruction d’un missile balistique tiré par la milice terroriste houthie dans la région de Médine », a écrit sur X Turki al-Malki, le porte-parole de la coalition qui soutient le gouvernement yéménite face aux Houthis pro-iraniens.
Les Houthis démentent régulièrement viser les villes saintes de La Mecque et Médine mais sans apporter de preuves.
Herzog se heurte aux élus d’Otzma Yehudit sur la fraude électorale, Baharav-Miara et les Arabes
Le président Isaac Herzog s’est heurté à plusieurs reprises aux représentants du parti d’extrême droite Otzma Yehudit lors de consultations houleuses à la résidence présidentielle, leur reprochant leurs allégations non fondées de fraude électorale, leurs attaques contre la procureure générale et leurs propos sur les électeurs arabes.
Ces échanges ont eu lieu alors que le parti a recommandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement. Le député Yitzhak Wasserlauf a affirmé que l’élection avait été « volée », reprenant ainsi les allégations de fraude que le bloc répète depuis qu’il a perdu sa majorité parlementaire.
« Vous vous basez sur des ouï-dire ; ce ne sont que des spéculations », a répondu Herzog. « Dans le monde juridique, les faits doivent être prouvés, et il faut éviter les généralisations. Il est important à mes yeux que les gens fassent preuve de prudence. Parfois, des affirmations catégoriques se révèlent finalement sans grand fondement. »
Il a ajouté qu’il s’était entretenu à la fois avec le chef du Shin Bet, David Zini, et avec la procureure générale Gali Baharav-Miara, et a précisé qu’une équipe spéciale examinait actuellement ces soupçons.
Lorsque Wasserlauf a déclaré que son parti n’avait « aucune confiance » en Baharav-Miara, Herzog l’a rappelé à l’ordre, affirmant qu’il était « inacceptable de discréditer systématiquement les fonctionnaires des institutions de l’État » au seul motif « qu’ils formulent des recommandations qui ne correspondent pas aux souhaits des uns ou des autres ».
La discussion a également porté sur les électeurs arabes, Herzog ayant suggéré que le taux de participation élevé au sein de cette communauté pouvait s’expliquer par l’opposition à la manière dont le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, les avait traités.
Le député Yitzhak Kroizer a affirmé que c’était « un motif de fierté » pour Ben Gvir, soutenant que le ministre avait fait respecter la loi dans les communautés arabes après des dizaines d’années de négligence, malgré la flambée des violences meurtrières dans ces communautés pendant son mandat.
« Il ne s’agit pas de racisme. Je n’ai rien contre les Arabes. J’ai des amis arabes », a insisté Wasserlauf.
Varsen Aghabekian : Nous travaillerons avec tout dirigeant israélien qui respectera les droits des Palestiniens
La ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Varsen Aghabekian, a déclaré que l’AP serait disposée à collaborer avec le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, si celui-ci formait un gouvernement, sous réserve qu’il respecte les droits des Palestiniens.
Interrogée lors d’une interview accordée à la chaîne saoudienne Al Hadath sur la possibilité d’une collaboration entre l’AP et Eisenkot, Aghabekian a répondu : « Nous pouvons travailler avec toute personne capable de considérer un Palestinien comme un Palestinien doté de droits, et qui respecte lesdits droits ainsi que le droit international. »
« Ce sont là des caractéristiques essentielles de tout partenaire avec lequel nous pourrions entamer des discussions sur l’avenir de la région, du conflit et de l’occupation », a-t-elle ajouté. « Nous souhaitons collaborer avec un partenaire qui envisage un avenir pour cette région placé sous le signe de la paix, et non de la guerre. »
Aghabekian a également abordé la question de l’opposition affichée d’Eisenkot à la création d’un État palestinien, précisant : « Eisenkot a dit non à un État palestinien. Pour autant, l’avenir de la région repose sur le concept de deux États et sur le droit des Palestiniens, qui a été reconnu par la communauté internationale. »
« Nous voulons dire aux Israéliens, avant tout, que les cinq millions de Palestiniens présents en Cisjordanie et à Gaza n’émigreront pas, qu’ils ne seront pas expulsés et qu’ils n’iront nulle part. Que vont-ils faire de cinq millions de Palestiniens ? », a-t-elle demandé.
La ministre a appelé la communauté internationale à exercer une pression accrue sur Israël afin de faire évoluer la situation sur le terrain.
Interrogée sur les raisons pour lesquelles l’Autorité palestinienne a une nouvelle fois reporté ses propres élections, alors qu’elle n’a pas organisé d’élections législatives depuis 20 ans, Aghabekian a fait valoir que les conditions sur le terrain ne permettent pas la tenue d’un scrutin.
Yahadout HaTorah refuse de soutenir un candidat Premier ministre dans le cadre des consultations menées par Herzog
Le parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah a refusé de recommander un candidat au poste de Premier ministre à l’issue des consultations menées avec le président Isaac Herzog. Il a ainsi retiré son soutien à son allié de longue date, le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Cette décision intervient après que les deux factions de ce parti, qui dispose de sept sièges – Degel HaTorah, qui représente les juifs ultra-orthodoxes de la faction dite lituanienne et détient quatre sièges, et Agudat Yisrael, qui représente les juifs ultra-orthodoxes hassidiques et en détient trois – ont reçu pour consigne de leurs chefs spirituels respectifs de ne soutenir aucun candidat.
Ce refus de Yahadout HaTorah confère au chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, une nette avance en termes de recommandations : il bénéficie désormais du soutien de 56 députés, après que le Raam a déclaré que ses huit députés le recommanderaient, contre 46 pour Netanyahu à l’heure actuelle. Herzog poursuivra ses consultations avant de décider à qui confier la formation du prochain gouvernement.
Cette décision fait suite à des informations parues la semaine dernière selon lesquelles le parti envisageait d’apporter son soutien à un gouvernement minoritaire dirigé par Eisenkot sans pour autant participer officiellement à son cabinet, marquant ainsi une rupture dans l’alliance de longue date du parti avec Netanyahu. Une telle position semble motivée par la frustration du parti face au fait que Netanyahu n’ait pas fait adopter la loi réclamée de longue date visant à consacrer les exemptions de service militaire pour les étudiants des yeshivot.
Au cours des consultations, les représentants de Yahadout HaTorah ont clairement indiqué que leur soutien à tout gouvernement futur dépendrait de l’adoption d’une mesure législative garantissant ces exemptions.
Cette exigence constitue un obstacle majeur à une éventuelle coopération avec Eisenkot et son bloc, pour qui la conscription des ultra-orthodoxes est une priorité absolue. Eisenkot et d’autres membres de son bloc ont récemment indiqué qu’ils n’excluaient pas pour autant une coopération avec les partis haredim.
À VOIR : Herzog entame sa deuxième journée de consultations avec les partis en vue de la désignation du prochain Premier ministre
Le président Isaac Herzog poursuit ses consultations avec les partis représentés à la future Knesset, afin de déterminer à qui il confiera la formation du prochain gouvernement israélien.
Ces consultations, qui ont débuté hier soir avec les plus petits partis – HaTzionout HaDatit, Shas, Yisrael Beytenu et Zehut -, sont retransmises en direct depuis la résidence présidentielle à Jérusalem.
Le premier rendez-vous de la journée est prévu à 8 h 45 avec Yahadout HaTorah, suivi à 9 h 45 par Otzma Yehudit.
Herzog rencontrera ensuite HaDemocratim à 11 h, puis Raam à midi, la Liste arabe unie à 16 h 45 et Beyahad à 18 h.
Les consultations de la journée s’achèveront avec le parti Yashar de Gadi Eisenkot à 19 h 15 et enfin le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu à 20 h 30.
Chaque parti sera invité à proposer un candidat au poste de Premier ministre. Ensuite, Herzog décidera à qui il accordera en premier la possibilité de former une coalition.
En vertu de la loi israélienne, Herzog est chargé de choisir le député qui, selon lui, a les meilleures chances de former un gouvernement – et non le parti disposant du plus grand nombre de sièges.
Otzma Yehudit et le Likud ont déclaré qu’ils recommanderaient le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Pour leur part, Yashar, HaDemocratim, BeYahad et Raam ont indiqué qu’ils soutiendraient le chef de Yashar, Gadi Eisenkot.
Les quatre représentants de la faction Degel HaTorah de Yahadout HaTorah ont quant à eux annoncé qu’ils ne soutiendraient aucun de ces deux candidats ; les trois élus d’Agudat Yisrael n’ont, pour leur part, pas encore fait connaître leur décision.
La Liste arabe unie, dirigée par des Arabes, n’a pas encore déclaré qui elle soutiendrait. Elle pourrait soit recommander Eisenkot, soit s’abstenir.
Vous pouvez suivre la retransmission en direct des consultations, en hébreu, ici :
CGRI : deux pétroliers et un remorqueur qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz par des voies non autorisées ont pris feu
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a déclaré que deux pétroliers et un remorqueur avaient pris feu lors d’incidents distincts après avoir tenté de franchir le détroit d’Ormuz par des voies non autorisées.
Un pétrolier a heurté une mine alors qu’il tentait de passer au sud du détroit. Un autre superpétrolier a pris feu en quittant l’itinéraire dans la partie orientale du détroit, a précisé le CGRI.
Un remorqueur qui s’était approché du deuxième navire pour aider à éteindre l’incendie a également pris feu, a-t-il ajouté.
Séoul va déployer sa marine près du détroit d’Ormuz pour aider à garantir la circulation
Le ministère de la Défense sud-coréen a annoncé jeudi qu’il allait déployer un avion de patrouille maritime et une équipe de déminage près du détroit d’Ormuz dans le cadre d’une mission contribuant à garantir la circulation dans cette voie maritime stratégique.
Le ministère a également confirmé que le gouvernement sud-coréen avait décidé d’élargir la zone d’opérations de l’unité antipiraterie Cheonghae de sa marine, qui surveille les eaux situées au sud du sultanat d’Oman, près du détroit.