Herzog se heurte aux élus d’Otzma Yehudit sur la fraude électorale, Baharav-Miara et les Arabes
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Le président Isaac Herzog s’est heurté à plusieurs reprises aux représentants du parti d’extrême droite Otzma Yehudit lors de consultations houleuses à la résidence présidentielle, leur reprochant leurs allégations non fondées de fraude électorale, leurs attaques contre la procureure générale et leurs propos sur les électeurs arabes.
Ces échanges ont eu lieu alors que le parti a recommandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement. Le député Yitzhak Wasserlauf a affirmé que l’élection avait été « volée », reprenant ainsi les allégations de fraude que le bloc répète depuis qu’il a perdu sa majorité parlementaire.
« Vous vous basez sur des ouï-dire ; ce ne sont que des spéculations », a répondu Herzog. « Dans le monde juridique, les faits doivent être prouvés, et il faut éviter les généralisations. Il est important à mes yeux que les gens fassent preuve de prudence. Parfois, des affirmations catégoriques se révèlent finalement sans grand fondement. »
Il a ajouté qu’il s’était entretenu à la fois avec le chef du Shin Bet, David Zini, et avec la procureure générale Gali Baharav-Miara, et a précisé qu’une équipe spéciale examinait actuellement ces soupçons.
Lorsque Wasserlauf a déclaré que son parti n’avait « aucune confiance » en Baharav-Miara, Herzog l’a rappelé à l’ordre, affirmant qu’il était « inacceptable de discréditer systématiquement les fonctionnaires des institutions de l’État » au seul motif « qu’ils formulent des recommandations qui ne correspondent pas aux souhaits des uns ou des autres ».
La discussion a également porté sur les électeurs arabes, Herzog ayant suggéré que le taux de participation élevé au sein de cette communauté pouvait s’expliquer par l’opposition à la manière dont le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, les avait traités.
Le député Yitzhak Kroizer a affirmé que c’était « un motif de fierté » pour Ben Gvir, soutenant que le ministre avait fait respecter la loi dans les communautés arabes après des dizaines d’années de négligence, malgré la flambée des violences meurtrières dans ces communautés pendant son mandat.
« Il ne s’agit pas de racisme. Je n’ai rien contre les Arabes. J’ai des amis arabes », a insisté Wasserlauf.
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