Saar : Israël « rejette » la condamnation internationale de l’expansion des implantations
Situées en Zone C, 'toutes les implantations sont sur des terres appartenant à l'État juif', affirme le ministre des Affaires étrangères aux 14 pays qui ont appelé Israël à 'cesser l’expansion des colonies'
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a publié mercredi soir un communiqué dans lequel il déclare qu’Israël rejette les critiques formulées plus tôt dans la journée par quatorze pays concernant l’expansion majeure des implantations en Cisjordanie.
« Israël rejette fermement le communiqué publié par des pays étrangers concernant la décision du Cabinet sur les implantations en Judée-Samarie », a souligné Saar, utilisant le terme préféré du gouvernement pour désigner la Cisjordanie.
« Les gouvernements étrangers ne restreindront pas le droit des Juifs à vivre en Terre d’Israël, et tout appel en ce sens est moralement répréhensible et discriminatoire à l’égard des Juifs. »
Dimanche, le gouvernement a officiellement annoncé la création de onze nouvelles implantations en Cisjordanie, ainsi que la légalisation ou la reconnaissance de huit avant-postes illégaux et de « quartiers » d’implantations.
« Toutes les implantations sont situées dans la Zone C et se trouvent sur des terres appartenant à l’État juif », a précisé le ministre des Affaires étrangères.
Le communiqué publié mercredi par un groupe de pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Japon et le Canada, exprimait leur « opposition claire à toute forme d’annexion et à l’expansion des politiques de colonisation ».
La plupart des pays considèrent les implantations comme une violation du droit international, une position que rejette Israël.
Saar a expliqué que cette expansion « vise, entre autres, à aider à faire face aux menaces à la sécurité auxquelles Israël est confronté » et qu’elle est conforme au droit international.
« Israël agit conformément au droit international. L’intégration de la déclaration Balfour de 1917 dans le mandat a été explicitement convenue lors de la conférence de San Remo en 1920. Selon le mandat, le droit du peuple juif à établir son foyer national s’étend sur l’ensemble du territoire de la ‘Palestine sous mandat britannique’. Ces droits ont été préservés dans l’article 80 de la Charte des Nations unies.»
« Dans le communiqué susmentionné, le silence flagrant des États étrangers concernant la construction illégale de l’Autorité palestinienne dans la Zone C est extrêmement frappant. »
Jeremy Sharon a contribué à cet article.