Le Hamas ne voulait pas que des femmes otages parlent – responsable américain

'Il y a très peu de choses dont je pense que le Hamas ne soit pas capable s'agissant du traitement des civils et en particulier du traitement des femmes', a déclaré Matthew Miller

Matthew Miller, porte-parole du Département d'État américain, lors d'une conférence de presse, le 23 juin 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Les efforts pour prolonger la « pause » dans les combats entre Israël et le Hamas à Gaza ont échoué en partie parce que le groupe terroriste islamiste palestinien ne voulait pas que des femmes otages révèlent ce qu’elles avaient subi, a déclaré lundi un responsable américain.

La guerre a éclaté, le 7 octobre, après l’assaut meurtrier commis par le Hamas sur le sol israélien – une attaque qui a fait 1 200 morts, des civils en majorité. Les terroristes ont aussi kidnappé au moins 240 personnes, dont des nourrissons.

Israël a riposté par une campagne militaire dont l’objectif est de renverser le Hamas au pouvoir à Gaza et de libérer les quelques 136 otages restants aux mains des groupes terroristes palestiniens et des civils gazaouis.

Israël avait arrêté son offensive à Gaza dans le cadre d’un accord négocié sous l’égide du Qatar et des Etats-Unis prévoyant de libérer des otages enlevés par le Hamas.

Vendredi matin, le Hamas n’avait pas produit de liste d’otages à libérer dans la journée et a tiré des roquettes en direction du territoire israélien, signant ainsi la fin de la trêve.

« Il semble que l’une des raisons pour lesquelles ils ne veulent pas libérer des femmes qu’ils retiennent en otage et que cette pause a volé en éclats, c’est qu’ils ne veulent pas que ces femmes racontent ce qui leur est arrivé pendant leur détention », a déclaré à la presse Matthew Miller, porte-parole du département d’Etat.


Le porte-parole s’est refusé à davantage de précision en mettant en avant le caractère sensible de la question mais a noté que les Etats-Unis n’avaient « aucune raison de douter » des informations faisant état de violences sexuelles et qui sont imputées au Hamas.

« Il y a très peu de choses dont je pense que le Hamas ne soit pas capable s’agissant du traitement des civils et en particulier du traitement des femmes », a-t-il dit.

La police israélienne enquête aussi sur des violences sexuelles commises le 7 octobre, dont des viols en réunion ou des mutilations de cadavres.

Les enquêteurs israéliens ont jusqu’ici recueilli « plus de 1 500 témoignages choquants et pénibles », a déclaré une policière la semaine dernière au Parlement israélien, évoquant « des filles déshabillées au-dessus et au-dessous de la taille » et rapportant le témoignage du viol collectif, de la mutilation et du meurtre d’une jeune femme.

L’une des jeunes femmes que l’on aperçoit dans une vidéo du 7 octobre, le pantalon maculé de sang au niveau de l’entrejambe, est toujours otage du groupe terroriste à Gaza.

Des Israéliens enlevés et emmenés à Gaza par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, comme le montrent les vidéos floutées des réseaux sociaux diffusées par la télévision israélienne. (Crédit : Capture d’écran de la Douzième chaîne)
read more: