Smotrich : Israël ne mettra pas fin à la guerre de Gaza tant que le Hamas n’aura pas été « anéanti »

Le ministre des Finances a fait remarquer que 'se réimplanter' à Gaza 'n'est pas l'un des objectifs de la guerre'

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, visitant l'une des maisons de Nir Oz détruites lors du pogrom perpétré par le Hamas du 7 octobre 2023, sur une photo fournie conjointement par le cabinet du ministre et le kibboutz Nir Oz, le 12 novembre 2024. (Crédit : Autorisation)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a déclaré samedi qu’Israël ne mettrait pas fin à la guerre à Gaza tant que le groupe terroriste palestinien du Hamas ne serait pas « anéanti » et n’existerait « plus ». Cependant, il a réfuté la thèse selon laquelle cela signifierait que les otages ne reviendraient jamais.

Smotrich, chef du parti ultra-nationaliste HaTzionout HaDatit, a effectué mardi une première visite dans le kibboutz Nir Oz, ravagé par le Hamas, et y a rencontré d’anciens otages et les familles d’otages toujours détenus à Gaza. Interviewé par la chaîne N12, il a remercié le kibboutz de l’avoir accueilli.

On lui a immédiatement demandé pourquoi le gouvernement n’acceptait pas un accord pour mettre fin à la guerre en échange de la libération de tous les otages. « Israël ne peut pas signer un accord avec le Hamas pour mettre fin à la guerre », a-t-il répondu, car « cela signifierait que [le Hamas] conserve le contrôle de Gaza ».

Il a nié que cela signifiait que les otages ne rentreraient jamais chez eux et a insisté sur les deux objectifs de la guerre : détruire le Hamas et ramener les otages. Le premier objectif doit être atteint, entre autres raisons, dit-il, pour éviter que les événements du 7 octobre ne se reproduisent et pour montrer aux ennemis d’Israël que ce dernier a gagné.

Il a également précisé qu’il n’accepterait pas un accord qui mettrait fin à la guerre et a rejeté l’idée que, si un cessez-le-feu et un accord pour les otages étaient conclus, l’armée israélienne serait en mesure de reprendre ultérieurement le combat contre le Hamas à Gaza.

« La fin de la guerre ne serait pas réversible », a-t-il déclaré.

Smotrich a ensuite précisé ce qu’il considérait comme la réalisation des objectifs de la guerre en ce qui concerne le Hamas : « Nous mettrons fin à cette guerre lorsque le Hamas sera anéanti, parti, détruit, qu’il n’existera plus… qu’il n’y aura plus de régime Hamas dans la bande de Gaza. »

Lorsqu’on lui a fait remarquer que cela signifiait qu’il n’y aurait pas de retour des otages, il a répondu : « Lorsque le Hamas comprendra qu’il est seul, qu’il n’y a pas de [groupe terroriste chiite libanais du] Hezbollah pour le soutenir, qu’il n’y a pas d’Iran pour le soutenir, et qu’il y a un [Donald] Trump à la Maison Blanche qui va nous donner une liberté d’action absolue… »

Smotrich a été interrompu par ses hôtes à ce moment-là et n’a pas été au bout de sa pensée, mais il a poursuivi : « Si nous poursuivons l’effort dans la bande de Gaza, nous créerons… une stérilisation complète dans le nord de Gaza et, enfin, une gouvernance alternative. »

Smotrich a indiqué qu’il pensait qu’Israël devrait reprendre se réimplanter à Gaza et qu’il le ferait, mais il a fait remarquer que « ce n’est pas l’un des objectifs de la guerre ».

read more: