Smotrich menace la Dahiyeh de subir la même dévastation que Gaza

Tsahal a appelé les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth, le bastion du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, évacuer 'immédiatement' pour leur survie

Un bulldozer enlevant les décombres d'un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, bastion du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 5 mars 2026. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, en sa qualité de ministre délégué au ministère de la Défense, a menacé jeudi la banlieue sud de Beyrouth – bastion du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah connu sous le nom de la Dahiyeh -, de subir la même dévastation qu’Israël a infligée à Gaza depuis le début de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Très bientôt, la Dahiyeh ressemblera à Khan Younès », a déclaré Smotrich sur son compte Telegram, en référence à la grande ville du sud de la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.

En guerre contre le Hezbollah, allié de la République islamique d’Iran, l’armée israélienne a appelé jeudi les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth à évacuer « immédiatement » pour leur survie.

Israël, qui a attaqué l’Iran conjointement avec Washington samedi, a lancé une campagne de bombardements massifs sur les infrastructures et les terroristes du Hezbollah au Liban dans la nuit de dimanche à lundi, suite au lancement de roquettes et de drones sur le nord d’Israël, en réponse à l’élimination d’Ali Khamenei.

« Le Hezbollah a fait une erreur et il va la payer au prix fort. Nous sommes en train de frapper la tête de la pieuvre en Iran et en même temps nous allons lui couper sa tentacule Hezbollah », a affirmé Smotrich.

« Vous avez voulu nous apporter l’enfer, vous vous l’êtes attiré sur vous-mêmes », a-t-il ajouté dans une vidéo jointe à son message.


Cet avertissement a été adressé au lendemain de l’allocution du chef du Hezbollah, Naïm Qassem.

« À ceux qui demandent pourquoi ce moment précis, je leur demande : veut-on que nous patientions indéfiniment ? », a demandé Qassem.

« Le Hezbollah et sa résistance islamique répondent à l’agression israélo-américaine et c’est un droit légitime… Pour nous, il s’agit d’une défense existentielle. »

Qassem a également affirmé que la décision officielle prise en août par le gouvernement libanais de placer toutes les armes du pays, principalement celles du Hezbollah, sous le contrôle de l’État « était une grave erreur qui a affaibli la position de l’État libanais et légitimé la liberté d’agression d’Israël ».

« Tant qu’il y aura occupation, la résistance et les armes seront un droit », a-t-il ajouté.

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