Naim Qassem: la reprise des attaques contre Israël « sans rapport aucune autre bataille »
Le chef du Hezbollah dit que les frappes répondent à 15 mois de violations ; Macron exhorte Netanyahu à ne pas lancer d’offensive terrestre
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Dans un discours télévisé diffusé mercredi, le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré que la reprise des attaques à la roquette contre Israël par son groupe cette semaine constituait une réponse à la présence continue d’Israël et à ses frappes aériennes au Liban depuis l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Ce discours intervient alors que le gouvernement libanais reproche vivement au groupe soutenu par l’Iran d’entraîner le Liban dans une guerre régionale, après le lancement par les États-Unis et Israël d’une campagne de bombardements contre l’Iran, à laquelle la République islamique a répondu par des frappes de missiles et de drones dans toute la région.
« Par Dieu, comme vous êtes étranges », a déclaré Qassem dans son discours télévisé, s’adressant au gouvernement libanais. « Quelle est votre réponse à cette agression à grande échelle ? »
La reprise des combats contre Israël, a-t-il affirmé, « n’est liée à aucune autre bataille ; ce que nous voulons, c’est mettre fin à l’agression ».
Il a ajouté que la reprise des tirs de roquettes sur Israël « répondait à 15 mois de violations à notre encontre, dont le ciblage de la grande autorité religieuse », l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, éliminé samedi au début de la campagne de bombardements américano-israélienne.
« À ceux qui demandent pourquoi ce moment précis, je leur demande : veut-on que nous patientions indéfiniment ? » a-t-il ajouté.
« Ce qu’Israël a fait après la salve de roquettes n’était pas une réponse. C’était une agression qui avait été préparée à l’avance », a-t-il poursuivi.
« Le Hezbollah et sa résistance islamique répondent à l’agression israélo-américaine et c’est un droit légitime… Pour nous, il s’agit d’une défense existentielle. »
Il a également affirmé que la décision officielle prise en août par le gouvernement libanais de placer toutes les armes du pays, principalement celles du Hezbollah, sous le contrôle de l’État « était une grave erreur qui a affaibli la position de l’État libanais et légitimé la liberté d’agression d’Israël ».
« Tant qu’il y aura occupation, la résistance et les armes seront un droit », a-t-il ajouté.
Qassem a également critiqué l’annonce faite lundi par Beyrouth d’une « interdiction immédiate » des activités militaires du Hezbollah et sa nouvelle demande de remise des armes.
« Au lieu de s’opposer à l’agression, le gouvernement s’est retourné contre la Résistance et a repris les revendications israéliennes : ce sont pourtant les habitants de votre pays, et vous êtes un gouvernement libanais ! », a-t-il ajouté
« La résistance et les armes sont un droit que nous ne négocierons avec personne. C’est un droit légitime. Nous nous battons au Liban pour défendre notre peuple, l’avenir de nos enfants et notre pays », a-t-il ajouté.
Mercredi également, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’a exhorté à ne pas ordonner une offensive terrestre contre le Hezbollah au Liban, selon un communiqué de la présidence française.
Cet appel est intervenu le jour où Israël a déployé des troupes plus profondément dans le sud du Liban, au-delà des cinq postes qu’il occupe actuellement, « dans le cadre d’une posture de défense avancée renforcée » face aux attaques du Hezbollah.
« Il est important que les parties reviennent à l’accord de cessez-le-feu », a écrit Macron sur X.
Macron a également appelé le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, soulignant « la nécessité pour le Hezbollah de cesser immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà. Cette stratégie d’escalade constitue une erreur majeure qui met en danger toute la région ».
« La France continuera, avec ses partenaires, à soutenir les efforts des Forces armées libanaises afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettre fin à la menace que représente le Hezbollah », a ajouté Macron.
Le bureau de Netanyahu n’a fait aucune déclaration immédiate à propos de cet appel.
la Communauté du Times of Israël !







