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Liberman a réaffirmé son refus de siéger avec « Bibi ou Tibi »

Sohlberg demande au Shin Bet d’enquêter sur les allégations d’ingérence étrangère dans les élections ; Tsahal a acheminé par avion des urnes de l’armée à la Knesset en raison des inondations au sud du pays

Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Yémen: les Houthis font état de 12 morts dans un bombardement saoudien

Un bombardement saoudien a fait au moins 12 morts dans l’ouest du Yémen, ont affirmé jeudi les Houthis pro-iraniens, en guerre contre le gouvernement soutenu par Riyad.

« Selon un bilan provisoire, 12 personnes ont été tuées et trois autres se trouvent dans un état critique suite à une attaque de l’ennemi saoudien », visant des habitations dans la province de Taëz, a indiqué le ministère de la Santé, contrôlé par le mouvement, dans un communiqué cité par l’agence Saba.

Le silence de Zini sur les soupçons d’ingérence avant le scrutin soulève des questions

Noam Sohlberg, juge à la Cour suprême et président de la commission centrale électorale (à gauche), et David Zini, chef du Shin Bet (à droite). (Crédits : Yonatan Sindel/Flash90 et Chaim Goldberg/Flash90)

le Shin Bet disposait, selon la chaîne N12, avant le scrutin de mardi, de renseignements faisant état d’une possible ingérence électorale. L’agence de sécurité intérieure n’en aurait pourtant informé aucun membre de la commission centrale électorale (CCE), pas même son président, le juge Noam Sohlberg.

La chaîne a également révélé qu’une réunion d’évaluation s’était tenue mardi entre les deux instances, alors que les électeurs étaient encore appelés aux urnes. Le chef du Shin Bet, David Zini, n’y aurait pas davantage évoqué ces soupçons.

Des sources judiciaires anonymes citées par N12 se sont étonnées que ces informations n’aient pas été communiquées le jour du scrutin, si les préoccupations étaient aussi sérieuses.

Mardi, Zini s’est pourtant rendu au centre de commandement de la CCE, où il a assuré que les élections se déroulaient dans de bonnes conditions.

« Le taux de participation est élevé et nous pouvons affirmer avec confiance aux citoyens israéliens que les élections sont surveillées et se déroulent de manière irréprochable, de quoi inspirer confiance », a-t-il déclaré à l’issue de sa visite.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de tenter de compromettre les résultats du scrutin.

L’ingérence électorale présumée serait nettement moins importante qu’annoncée – sources

Des responsables s’exprimant sous couvert d’anonymat ont affirmé à Ynet et à la chaîne publique Kan que l’ingérence électorale présumée du Qatar serait d’une ampleur bien moindre que ne le laissent entendre les informations parues dans la presse.

« Cette affaire est bien moins importante qu’on ne le laisse entendre. Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose se produit. Simplement, dans ce cas précis, les éléments recueillis ont franchi un certain seuil justifiant l’ouverture d’une enquête », a déclaré à Ynet une source présentée comme « apolitique ».

Des sources anonymes tenues informées de l’enquête du Shin Bet sur les soupçons de fraude électorale ont également indiqué à Kan que les faits examinés seraient d’une portée relativement limitée.

Plus tôt dans la journée, Dean Livne, directeur général de la commission centrale électorale (CCE), a affirmé à Kan qu’il n’y avait « aucun fondement aux allégations de fraude électorale ».

« Nous avons reçu du Likud et d’autres partis une liste d’allégations, pas de preuves. Certaines sont fondées, d’autres ne le sont peut-être pas », a-t-il déclaré.

Eisenkot : l’implication du Qatar en Israël est une affaire « grave »

Le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, s'exprime lors d'une conférence organisée par l'Institut israélien pour la démocratie à Tel Aviv, le 15 octobre 2026. (Crédit: Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de tenter d’ôter toute légitimité aux élections et il a pointé du doigt les liens présumés qui uniraient le Qatar à certains proches collaborateurs du Premier ministre.

« Je félicite Netanyahu d’avoir enfin condamné l’ingérence du Qatar dans les affaires de l’État d’Israël », a dit avec sarcasme Eisenkot, faisant référence aux enquêtes qui ont été ouvertes dans le cadre du « Qatargate », dans lequel les anciens conseillers Yisrael Einhorn et Yonatan Urich sont accusés d’avoir mené des activités de relations publiques pour le compte du Qatar alors qu’ils étaient employés par le cabinet du Premier ministre.

« Les ingérences étrangères en Israël sont quelque chose d’inacceptable et d’extrêmement grave, surtout lorsqu’elles impliquent un pays qui finance et qui soutient l’organisation du Hamas », a continué Eisenkot. « C’est grave quand cela se produit au sein du cabinet du Premier ministre, et c’est grave si cela se produit au sein du système électoral ».

Eisenkot a affirmé que Netanyahu « s’est habitué à gérer la réalité par le mensonge, par la manipulation de l’information et en semant le chaos » et qu’il mène « une opération d’influence illégitime sur l’opinion publique israélienne qui vise à retarder la publication des résultats électoraux dans les délais et à créer une délégitimation fictive des activités de la 26e Knesset ».

Il a estimé qu’il était inacceptable que Netanyahu tente d’utiliser une nouvelle enquête qui n’est pas encore terminée « pour remettre en cause les résultats officiels des élections ».

Il a appelé à une enquête « impartiale, approfondie et immédiate » et il a exigé que ceux qui portent atteinte au scrutin soient traités avec « une main de fer ».

« Toute décision relative aux élections doit être prise avec le plus grand respect et en tenant compte du fait que la convocation de la 26e Knesset doit avoir lieu dans les délais prévus », a souligné Eisenkot. « La prise en compte de la volonté des électeurs lors d’élections démocratiques est un élément fondamental de la démocratie israélienne et de la résilience nationale ».

Ingérences électorales présumées : Le chef du Shin Bet rencontre Netanyahu et Eisenkot

Montage photo (de gauche à droite) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononçant un discours au siège de son parti le soir des élections, le 28 octobre 2026 ; le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, s’exprimant au siège de son parti le soir des élections, le 28 octobre 2026. (Crédits : David Goldman/AP ; Miriam Alster/Flash90)

Le chef du Shin Bet, David Zini, a rencontré hier le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour discuter de l’enquête sur les soupçons d’ingérence étrangère dans le cadre des élections, ont indiqué les médias israéliens.

Selon les informations qui ont été communiquées, c’est le Shin Bet qui a pris l’initiative de ces rencontres. Il avait déjà commencé à se pencher sur la question d’éventuelles ingérences avant le scrutin.

Dans la matinée, Zini s’est entretenu avec le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a noté la formation politique.

« Au cours de ces échanges, Eisenkot a été informé des soupçons concernant de possibles ingérences étrangères dans les élections en Israël. Eisenkot a offert son soutien au Shin Bet et aux forces de l’ordre pour une enquête rapide et transparente », a précisé le communiqué.

Liban : Aoun déplore l’absence de progrès sur le cessez-le-feu et le retrait de l’armée israélienne

Le président libanais Joseph Aoun s'exprime lors d'une rencontre avec le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 21 juillet 2026, à Washington. (Crédit: AP/Mark Schiefelbein)

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé que les progrès réalisés dans le cadre de problématiques de premier plan qui concernent Israël — à savoir le cessez-le-feu, le retrait de Tsahal, la délimitation des frontières et la libération des prisonniers — se font encore attendre et ce une semaine après la dernière série de pourparlers qui ont été menés sous l’égide des États-Unis.

S’exprimant lors d’une rencontre avec le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, Aoun a appelé à la fin des frappes israéliennes au Liban, avertissant qu’elles compromettaient la stabilité, selon un communiqué écrit en arabe qui a été diffusé par la présidence. Ces déclarations ont eu lieu après qu’une délégation militaire libanaise a présenté les exigences de Beyrouth s’agissant de la fin des opérations militaires israéliennes au Liban lors d’une réunion trilatérale de travail qui s’est tenue à Tampa, en Floride, la semaine dernière.

Aoun a dit que l’État libanais et son armée étaient prêts à répondre aux préoccupations en matière de sécurité par le biais de « mécanismes officiels et de canaux de coordination établis » plutôt que par l’action militaire, tout en appelant à un soutien européen accru en faveur des Forces armées libanaises.

Les responsables libanais ont fait savoir que la poursuite des frappes israéliennes entravait les efforts déployés par Beyrouth pour désarmer le Hezbollah, tandis qu’Israël a fait valoir que l’armée libanaise ne s’était pas encore montrée capable d’assumer le rôle de sécurité prévu dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.

Aoun a également fait part de ses inquiétudes quant à la formation d’un vide sécuritaire dans le sud du Liban après l’expiration prévue du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) dans le courant de cette année. Il a ajouté qu’il accueillerait favorablement toute initiative internationale visant à l’empêcher.

Trois pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines dans le détroit d’Ormuz – CGRI

Trois pétroliers ont explosé et pris feu après avoir heurté des mines marines alors qu’ils tentaient d’emprunter une voie de navigation non autorisée au sud du détroit d’Ormuz, au cours des dernières 24 heures, ont annoncé les Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans un communiqué relayé par les médias d’État iraniens.

Les pétroliers avaient désactivé leurs radars et leurs systèmes de navigation et ignoré les avertissements de la marine des CGRI. Selon ces derniers, les navires ont été abandonnés sur la côte sud du détroit.

On ignore si ces incidents ont fait des victimes et qui a posé les mines.

Deux morts lors d’une frappe contre un véhicule dans le centre de Gaza – médias

Des médias affiliés au groupe terroriste palestinien du Hamas ont rapporté que deux personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées dans une frappe de drone de l’armée israélienne visant un véhicule dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza.

L’armée israélienne n’a pas réagi à ces informations.

 

Liberman a réaffirmé son refus de siéger avec « Bibi ou Tibi »

Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, aurait déclaré aux militants de sa formation qu’il ne rejoindrait aucun gouvernement avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu ou Ahmad Tibi, de la Liste arabe unie.

« Ce que nous avons dit avant les élections est encore plus vrai aujourd’hui. Nous ne siégerons ni avec Bibi ni avec Tibi », a-t-il déclaré, reprenant un slogan du Likud jouant sur le surnom du Premier ministre. « La situation évolue rapidement et les événements se succèdent. Nous attendrons que les choses se décantent avant de décider de la marche à suivre. »

Liberman s’est engagé de longue date à ne rejoindre aucun gouvernement dirigé par Netanyahu ni dépendant du soutien des partis arabes.

Sohlberg demande au Shin Bet d’enquêter sur les allégations d’ingérence étrangère dans les élections

Le président de la Commission centrale des élections et juge à la Cour suprême, Noam Sohlberg, arrive pour une audience de la Commission centrale des élections à la Knesset à Jérusalem, le 23 septembre 2026. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le juge Noam Sohlberg, président de la Commission centrale électorale, a demandé au chef du Shin Bet, David Zini, d’enquêter sur les allégations d’ingérence étrangère dans les élections de mardi.

« De sérieux soupçons m’ont été signalés concernant une influence indue sur les élections, exercée par le biais de financements versés par des entités étrangères agissant à l’encontre des intérêts israéliens », a écrit Sohlberg. « Sans pouvoir attester du bien-fondé de ces soupçons, j’estime toutefois que, puisqu’ils impliquent des entités étrangères, nous nous devons de mener une enquête approfondie. »

Aucun autre détail n’a été fourni concernant ces soupçons ni les pays qui seraient concernés.

« Au vu de ces éléments, je vous demande de mettre tout en œuvre pour enquêter sur ces soupçons, et d’utiliser les moyens dont dispose le Shin Bet pour obtenir des preuves qui les corroborent ou les réfutent », a précisé Sohlberg. « Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons garantir la confiance du public dans le processus électoral et l’intégrité de la procédure démocratique. »

Sohlberg a demandé à être informé des conclusions de l’enquête dans un délai d’une semaine.

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