Syrie : 4 soldats de Tsahal légèrement blessés dans l’explosion d’une grenade
Les soldats ont été emmenés à l'hôpital après l'explosion d'une grenade dans des circonstances dont l'origine reste indéterminée ; une enquête est en cours
Quatre soldats ont été légèrement blessés par une explosion qui a vraisemblablement été causée par une vieille grenade syrienne alors qu’ils menaient des opérations dans le sud de la Syrie dans la journée de mercredi, a fait savoir l’armée israélienne.
Tsahal a indiqué que les soldats avaient été transportés à l’hôpital.
Selon les premières conclusions de l’armée, les soldats avaient localisé des armes lors d’un raid nocturne mené dans le secteur du mont Hermon. Parmi ces armes se trouvait une vieille grenade qui a explosé pour des raisons encore indéterminées.
Tsahal a déclaré que l’opération dans la région était terminée et que l’incident faisait l’objet d’une enquête.
Les militaires israéliens sont présents sur le sol syrien depuis la chute du régime du dictateur syrien Bashar el-Assad, en décembre 2024. Le lendemain, Israël a occupé la zone démilitarisée de Syrie et a détruit la plupart des installations militaires d’Assad lors de bombardements à grande échelle.
Depuis la chute du régime, l’armée israélienne s’est déployée dans neuf postes situés dans le sud de la Syrie, principalement dans la zone tampon placée sous le contrôle de l’ONU.
L’agence de presse officielle syrienne SANA a rapporté mardi que le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Hassan al-Shaibani, avait rencontré des responsables israéliens pour discuter de la désescalade des tensions et du rétablissement de l’accord de cessez-le-feu de 1974.
Israël n’a fait aucun commentaire immédiat sur ces pourparlers, auxquels auraient participé, selon les médias israéliens, le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, et l’émissaire américain en Syrie, Tom Barrack.
Israël et la Syrie sont techniquement en guerre depuis 1948. Israël avait repris environ les deux tiers du plateau du Golan à la Syrie lors de la Guerre des Six Jours en juin 1967, avant de commencer à y établir des implantations en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale, à l’exception des États-Unis.
Un an après la Guerre du Kippour d’octobre 1973, Israël et la Syrie étaient parvenus à un accord sur la ligne de désengagement que Damas cherche aujourd’hui à rétablir.
Depuis le mois de décembre, les soldats israéliens mènent des opérations dans des zones situées jusqu’à une quinzaine de kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, avec pour objectif de s’emparer d’armes qui, selon Israël, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient entre les mains de « forces hostiles ».
Tsahal a déclaré que, ces derniers mois, ses troupes au sol avaient mené plus de 300 « opérations de routine » dans le sud de la Syrie, arrêtant notamment des terroristes présumés, empêchant « l’ennemi de se retrancher » et luttant contre le trafic d’armes à destination du Liban.
En juillet, l’armée a mené des frappes aériennes contre les forces gouvernementales syriennes pour soutenir les Druzes syriens, qui entretiennent des liens étroits avec la communauté druze d’Israël, lors d’affrontements violents avec les forces alliées au régime dans la région de Soueïda, dans le sud de la Syrie.
Tsahal a également installé un hôpital de campagne à proximité de la ville druze de Hader, de l’autre côté de la frontière, afin de pouvoir prendre en charge les habitants druzes de la ville ainsi que d’autres Syriens. Ce site de « triage mobile avancé » a été mis en place en mai.
Les militaires ont également construit une barrière, baptisée « Nouvel Orient », le long de la frontière israélo-syrienne, qui ressemble à une tranchée, afin d’empêcher le passage des véhicules.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.