Voici l’intégralité du texte du discours qui a été prononcé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre 2026.
Alors que des dizaines de représentants sortent de la salle au moment même où il s’apprête à prendre la parole : Monsieur le Président, avant de commencer, j’ai juste une brève annonce à faire : s’il reste encore dans cette salle des lâches qui n’ont pas quitté les lieux, alors qu’ils sortent maintenant. Merci beaucoup.
Mesdames et Messieurs, il y a quatorze ans, je me tenais à cette tribune et j’avais tracé une ligne rouge. J’avais juré d’empêcher la dictature meurtrière qu’est l’Iran de mettre au point une bombe atomique, de mettre au point des armes nucléaires qui étaient destinées à détruire Israël, des armes nucléaires qui étaient susceptibles de menacer le monde entier.
Et c’est exactement ce que nous avons fait.
Permettez-moi maintenant de vous dire quelque chose qui pourrait vous surprendre. Détruire les installations nucléaires iraniennes n’a pas été chose facile. Cela a été très difficile à faire. Mais pour moi, cela a été l’une des décisions les plus faciles que j’aie jamais eu à prendre en tant que Premier ministre. Parce que si nous ne l’avions pas fait, nous serions tous morts.
Maintenant, voulez-vous savoir ce qui paraît être le comble de l’ironie ?… En se défendant, Israël a également défendu, et défend encore, un grand nombre des pays dont les délégués viennent de quitter cette salle ! En fait, je tiens à ce que vous sachiez que bon nombre de leurs dirigeants nous remercient même, quand nous sommes à l’abri des regards, d’avoir détruit les armes nucléaires iraniennes.
Il est difficile d’imaginer hypocrisie plus hallucinante, mais c’est pourtant précisément de cela qu’il s’agit.
Les ennemis s’opposent à l’État juif « quelles que soient ses frontières »
Ce n’est pas la première fois que nous devons faire face à la menace d’extermination.
Le 5 juin 1967, l’État d’Israël était encerclé par des ennemis qui avaient ouvertement promis notre destruction.
Nous n’étions alors pas présents en Judée-Samarie, au cœur de la patrie historique du peuple juif. Nous n’étions pas à Gaza. Nous n’étions pas sur le plateau du Golan.
Et, Monsieur al-Sharaa, sachez que les Juifs sont présents sur les hauteurs du Golan depuis l’époque de Moïse. Vous pouvez le lire dans la Bible.
À cette époque, à la veille de la guerre des Six Jours en 1967, nous n’étions dans aucun de ces endroits. Nous étions sur un minuscule lopin de terre — nous y sommes toujours — lopin de terre qui représente environ un tiers de 1 % de la superficie totale du monde arabe.
Et pourtant, on accuse Israël de colonialisme. Quel colonialisme ! Et qui nous accuse ? Parmi nos accusateurs, il y a des Britanniques ou des Français. Pour l’amour de Dieu, ce sont eux qui ont inventé ce terme ! Les colonies de ces pays s’étendaient sur toute la planète. Le colonialisme… Laissez-nous tranquilles… Voilà encore un mensonge.
Pourtant, à l’époque, sur ce minuscule pan de territoire, il ne s’agissait pas de la Cisjordanie, il ne s’agissait pas de Gaza, ni du plateau du Golan – il s’agissait simplement de la survie de ce seul et unique État juif, car c’est bien là l’enjeu de ce conflit. Il ne s’agit pas de territoires ; il s’agit d’un État juif, quelles que soient ses frontières.
Et pourtant, à l’époque, nous étions déjà menacés d’anéantissement par trois armées arabes qui s’apprêtaient à nous envahir.
Savez-vous ce que faisaient les Israéliens à l’époque ? Ils creusaient des fosses communes en se préparant à de milliers et de milliers de victimes. Ils se préparaient à enterrer nos morts.
À l’époque, j’étais un lycéen israélien installé à Philadelphie, en Pennsylvanie. Cinq jours avant le début de la guerre, j’avais pris l’avion pour rentrer en Israël. J’avais trouvé un pays plongé dans le noir total. Israël se préparait à l’impact.
J’étais rentré pour voir mon frère Jonathan, Yoni. C’était un officier âgé de 21 ans, il était parachutiste. Et comme le reste de l’armée, son unité était déjà mobilisée. Je suis parti à sa recherche. On m’a dit que les parachutistes se trouvaient dans des camps installés dans les vergers, dans les orangeraies autour de Ramle. Je m’y suis donc rendu et j’ai demandé à quelques soldats : « Savez-vous où se trouve Yoni Netanyahu ? » On m’a répondu : « Non ». Et encore « Non. » Puis l’un d’eux a dit : « Ah, tu veux dire le jeune ? Ouais, il est dans l’orangeraie d’à côté ».
Je m’y suis donc rendu, et soudain, au bout d’une longue rangée d’arbres, j’ai aperçu mon frère. Il a été totalement stupéfait de me voir. « Bibi », m’a-t-il dit, « qu’est-ce que tu fais ici ? » Nous avons couru l’un vers l’autre et nous nous sommes pris dans les bras.
Autour d’une tasse de café préparé à la va-vite, ce café qu’on boit chez les militaires, je lui ai posé la question qui me trottait dans la tête, la question que tout le monde se posait.
« Alors, Yoni », lui ai-je dit, « qu’est-ce qui va se passer ? »… Il a fait une pause. Puis il a dit quelque chose que je n’oublierai jamais. « On va gagner », a-t-il dit. « On n’a pas d’autre choix ». Je me souviens de ces paroles comme si c’était hier.
Nous allons gagner. Nous n’avons pas d’autre choix. Et c’est ce que nous avons fait.
Neuf ans plus tard, des terroristes palestiniens avaient détourné un avion de ligne à destination d’Israël. Ils l’avaient emmené à Entebbe, en Ouganda.
Comme l’avaient fait les nazis, les terroristes avaient sélectionné les passagers juifs — des hommes, des femmes, des enfants, des petits bébés. Ils avaient menacé de tous les tuer si Israël ne remettait pas en liberté des terroristes palestiniens.
Puis, le 4 juillet 1976, jour du bicentenaire des États-Unis et à l’occasion de l’une des missions de sauvetage les plus spectaculaires de toute l’histoire moderne, Yoni avait mené ses courageux soldats au cœur de l’Afrique. Miraculeusement, ils avaient sauvé 103 otages juifs et ils les avaient tous ramenés chez eux, sans exception.
Mon frère, le commandant du groupe d’assaut, avait été le seul soldat à mourir au cours de cette mission. Et je tiens à remercier une nouvelle fois l’Ouganda d’avoir récemment érigé une statue de Yoni à l’endroit où il est tombé.
Après le 7-Octobre, « au lieu de nous effondrer, nous avons porté des coups dévastateurs »
Mes amis, les paroles de Yoni sont tout aussi vraies aujourd’hui qu’elles avaient pu l’être il y a plus d’un demi-siècle. Nous allons gagner. Nous n’avons pas d’autre choix.
Jamais les choses n’ont été démontrées de manière plus claire que le 7 octobre 2023 — le jour le plus sombre de toute l’Histoire d’Israël. En ce jour horrible, des milliers de terroristes palestiniens ont fait irruption en Israël depuis Gaza.
Je tiens à ce que vous sachiez qu’il n’y avait pas un seul Israélien qui se trouvait à Gaza à ce moment-là. Pas un seul civil, pas un seul soldat. Pas un seul ! Mais celan’avait absolument aucune importance.
Les terroristes du Hamas ont commis le pire massacre de Juifs depuis la Shoah. Ils sont allés de maison en maison, abattant des civils israéliens à bout portant. Ils l’ont fait en affichant une joie diabolique. Avec une joie sadique, ils ont diffusé en direct leurs meurtres.
Et qui ont-ils assassiné ? Ils ont assassiné ces mêmes Israéliens — leurs voisins — qui leur avaient donné du travail, qui allaient chercher des enfants palestiniens à la frontière de Gaza et qui les conduisaient dans des hôpitaux israéliens pour y bénéficier d’un traitement contre le cancer avant de les ramener. Pouvez-vous imaginer une telle monstruosité ?
Ces monstres du Hamas ont massacré des survivants de la Shoah. Ils ont brûlé vifs des bébés sous les yeux de leurs parents. Ils ont décapité nos hommes. Ils ont brutalement violé nos femmes, puis ils les ont assassinées. Au total, ils ont massacré 1 200 Israéliens ce jour-là.
Je voudrais vous donner une idée de ce que de telles chiffres signifient pour un pays de 10 millions d’habitants. Proportionnellement, cela équivaut à 40 000 Américains innocents qui seraient massacrés en moins de 24 heures. C’est seize fois le 11-Septembre. Seize fois ce 11-Septembre qui s’est produit non loin d’ici.
En cette journée des plus sombres, nos ennemis s’attendaient à ce que nous nous effondrions. Eh bien, nous ne nous sommes pas effondrés. Au contraire, nous nous sommes relevés et nous nous sommes battus comme des lions. Depuis trois ans, nos soldats héroïques se battent jour après jour dans une guerre sur sept fronts !
Connaissez-vous un autre pays de la taille du New Jersey capable de mener une guerre sur sept fronts ? Et pendant trois ans ?…
Sept fronts : le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, l’Iran, les milices en Irak, les milices en Syrie, les terroristes palestiniens en Judée-Samarie. Ils se sont tous ligués contre nous pour nous rayer de la surface de la Terre. Ils ont échoué.
Parce que au lieu de nous effondrer, nous leur avons porté des coups dévastateurs à tous. Avec nos grands amis américains, nous avons anéanti l’armée, la marine, l’armée de l’air et les installations nucléaires de l’Iran. Israël a écrasé le Hamas. Nous avons pilonné le Hezbollah.
Vous vous souvenez des bipeurs ? Eh bien, je peux vous dire une chose : le Hezbollah, lui, s’en souvient très bien.
Devinez ce qu’il est advenu de la majeure partie du vaste arsenal du Hezbollah, de cet arsenal composé de 150 000 missiles balistiques et roquettes qui étaient tous pointés en direction de nos civils ? Ils ont disparu. Les chefs du Hezbollah sont morts. Leur moral a été brisé.
Ces terroristes notoires, les pires auteurs de massacres sur Terre, qui ne se sont pas contentés de tuer des Israéliens, des Américains, des Britanniques et des citoyens de dizaines de pays — Khamenei, Deif, Sinwar, Haniyeh et Nasrallah, ainsi que des milliers d’autres terroristes qui cherchaient à nous détruire — eux aussi ont tous disparu.
Les violences des extrémistes juifs : l’œuvre « d’une poignée de délinquants juvéniles »
Les terroristes restants tentent désespérément de se regrouper. Et chaque jour, ils cherchent à assassiner notre peuple. Et en particulier, ils tentent d’assassiner notre peuple sur ce qui est notre terre ancestrale, en Judée. Soit dit en passant, c’est de là que vient le mot « Juif ». La Judée — c’est notre terre.
Ils tentent de nous assassiner avec des milliers de tentatives par an qui prennent pour cible des familles, des familles paisibles qui circulent sur les routes. Ils ouvrent le feu sur des femmes enceintes ; ils ouvrent le feu sur des familles entières.
Bien sûr, rien de tout cela n’est relayé par la presse internationale ni sur les réseaux sociaux. Absolument rien. Ce dont on parle, c’est d’une poignée de délinquants juvéniles, environ 150, des délinquants qui jettent des pierres, qui abattent des oliviers et qui, de temps à autre, allument des incendies.
Je ne peux pas supporter cela. Je ne tolérerai pas que certains cherchent à faire justice eux-mêmes. Nous sommes un État de droit. Nous avons donc chargé le Shin Bet de s’occuper d’eux. Mais c’est ce qu’on appelle la « violence des colons ». Et le nombre de victimes par an ? Peut-être deux ou trois. Depuis que ce sujet fait l’objet de débats, il y a eu peut-être deux ou trois morts. En comparaison avec les milliers d’attaques terroristes qui ont été lancées contre les résidents d’implantation pacifiques, contre des gens honorables qui sont respectueux des lois.
Quelle déformation des faits ! C’est devenu une obsession. J’entends ce débat ici. Des dirigeants de pays en parlent sérieusement. Ils disent avec tant d’importance : « Nous ne supportons pas la violence des colons ».
Vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Et écoutez, il y a deux jours… Je le dis à mon collègue Emmanuel Macron. Il y a deux jours, trois jours, un citoyen français, Netanel Shukrun, père de six enfants, a été abattu alors qu’il se rendait à une source en compagnie de son fils de 16 ans. Et un terroriste du Hamas, en Judée-Samarie, est venu et il a ouvert le feu à bout portant sur lui. Et voici les derniers mots qu’il a prononcés : « Fuis, fuis mon fils. Sauve-toi ».
C’était il y a trois jours. Il y a deux jours, en Judée-Samarie, un officier de réserve, un soldat de réserve, Neria Leiter, a été fauché par un terroriste palestinien. Il lutte actuellement pour sa vie dans un hôpital de Jérusalem. J’ai rendu visite à sa famille juste avant de monter dans l’avion qui m’a amené ici.
Neria, qui est père de quatre enfants, est le fils de Yechiel Leiter, notre brillant ambassadeur aux États-Unis. Il y a trois ans, le fils aîné de Yechiel, Moshe, père de six enfants, avait été tué alors qu’il désamorçait un bâtiment piégé à Gaza.
Yechiel, mon frère, ta douleur est incommensurable. Tout le peuple d’Israël, et de nombreuses personnes en-dehors des frontières d’Israël, prient pour que Neria s’en sorte.
Mais malgré la douleur, malgré l’agonie, nous ne cédons pas. Dans un message récent qu’il avait diffusé avant qu’il ne soit attaqué, Neria avait écrit ceci : « Nous n’avons pas d’autre pays. C’est un privilège de le défendre ».
À Neria, et à tous les héros d’Israël, je fais un serment sacré : votre sacrifice ne sera pas vain. Nous continuerons à défendre notre État. Nous continuerons à vaincre. Parce que nous n’avons pas d’autre choix.
« Une nation qui se bat pour un avenir commun »
Dans cette bataille contre les barbares, nous n’avons pas eu de meilleur allié que le président Trump. Je le remercie pour son leadership plein d’audace. Il a affronté avec beaucoup de courage un danger immense pour l’Amérique, Israël et le monde.
Il y a plusieurs décennies, il avait déjà compris que, si rien n’était fait pour les déjouer, les ayatollahs fanatiques qui scandent « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! » finiraient par concrétiser leurs fantasmes déments.
C’est ainsi qu’Israël et l’Amérique ont agi de concert, non seulement pour se protéger, mais aussi pour sauver la civilisation. De courageux pilotes américains, aux côtés de courageux pilotes israéliens, ont mené des missions conjointes dans le ciel iranien.
Les États-Unis et Israël ont également collaboré pour rapatrier nos otages restants. Nous les avons tous ramenés, jusqu’au dernier. Vous vous demandez pourquoi sommes-nous en train de gagner ?… Yoni l’a dit de manière très simple. Nous n’avons pas d’autre choix.
Tout au long de cette longue guerre, notre objectif n’a jamais vacillé : gagner ! Gagner avec une détermination inébranlable. Gagner avec un courage sans faille. Car c’est cela, Israël. Une nation qui se bat pour un seul avenir.
À gauche comme à droite. Jeunes et vieux. Religieux et laïques. Avons-nous des différences ? Bien sûr que oui. Qui n’en a pas ?
Mais dans les moments critiques, dans ces moments qui façonnent notre destin, nous restons unis parce que ce qui nous unit est bien plus fort : notre Histoire, nos valeurs, notre courage. La bravoure de notre peuple intrépide qui a résisté au millier de missiles balistiques que l’Iran a fait massivement pleuvoir sur nos villes, sur nos civils.
Mesdames et Messieurs, vous êtes assis ici, dans cette salle de l’Assemblée générale des Nations unies. Savez-vous ce que ferait un missile balistique d’une tonne — un seul — s’il s’abattait sur cet endroit ? Il raserait l’ensemble du complexe. En fait, deux missiles de ce type suffiraient à anéantir les Nations unies.
Vous pouvez donc imaginer : Pensez à un millier de missiles gigantesques tombant du ciel sur vos villes, sur vos maisons.
Je salue le courage dont a fait preuve le peuple d’Israël. Je salue le courage de nos vaillants soldats — juifs, chrétiens, druzes, musulmans. L’armée la plus morale au monde, Tsahal. Depuis trois ans, ils mènent vaillamment une guerre sur sept fronts.
Le Qatar et la Turquie, « super-propagateurs » de l’antisémitisme, le 8e front de la guerre
Mais il y a un huitième front dans cette guerre. C’est la guerre pour la vérité. C’est une guerre qui se déroule dans les médias du monde entier et, ce qui est le plus pernicieux, c’est une guerre qui se déroule sur les réseaux sociaux.
Plusieurs pays étrangers ont dépensé des milliards – on ignore le montant exact – pour que des mensonges se propagent sur mon pays. Le premier à l’avoir fait a été le Qatar. Il y a plusieurs décennies, le Qatar a commencé à financer massivement des universités américaines et des médias toxiques comme Al Jazeera. Ils ont d’ailleurs fait de même en Europe.
Leur objectif était clair : endoctriner les jeunes esprits pour qu’ils haïssent Israël, pour qu’ils haïssent l’Amérique et pour qu’ils haïssent l’Occident. C’est ce même Qatar qui hébergeait les bouchers du 7-Octobre, les bouchers du Hamas.
Le dernier pays en date à être devenu un super-propagateur de mensonges antisémites est la Turquie.
Erdogan est un tyran qui accueille, lui aussi, les chefs terroristes du Hamas. Il a assassiné des milliers de civils kurdes. Il nie le génocide arménien. Il emprisonne des journalistes et des leaders de son opposition. En fait, je pense qu’il détient le record du monde en la matière, et ce n’est pas une mince affaire. Mais je pense qu’il est numéro un.
Il occupe illégalement le nord de Chypre, qui est membre de l’UE, et il commet régulièrement des violations à l’encontre de la Grèce, qui est membre de l’OTAN. À présent, il veut s’emparer de la Syrie.
Cela n’a rien de surprenant dans la mesure où il appelle à la destruction d’Israël presque chaque jour qui passe. Il affirme qu’il sera le souverain de Jérusalem. Non, monsieur. Vous ne le serez pas. C’est notre pays, c’est notre ville, c’est notre capitale éternelle.
Partout dans le monde, des tyrans cherchent à nous menacer, ils cherchent à saper notre détermination par une campagne de mensonges. Mais en fin de compte, comme sur le champ de bataille militaire, c’est le peuple juif qui l’emportera.
Accuser Israël de génocide est le plus grand mensonge du siècle
Cela prendra du temps. Il faudra du temps pour vaincre les mensonges. Il faudra du temps pour que le monde reconnaisse ce qui est pourtant évident. Pour qu’il reconnaisse que le Hamas a utilisé des civils palestiniens comme boucliers humains. Pour qu’il reconnaisse que le Hamas a utilisé des hôpitaux, des écoles et des mosquées comme postes de commandement terroristes. Qu’il a volé une grande partie des denrées alimentaires que nous avons laissée entrer à Gaza.
Alors que le Hamas a tout fait pour maintenir les civils palestiniens en danger, souvent sous la menace des armes, Israël a tout mis en œuvre pour les mettre hors de danger. Nous avons envoyé des millions de SMS avertissant les civils de quitter les zones de combat. Nous avons passé des millions d’appels téléphoniques. Nous avons largué des millions de tracts.
Je voudrais vous poser quelques questions. Quel régime génocidaire administre un million de vaccins contre la poliomyélite à la population ennemie ? Quel régime génocidaire permet la distribution de deux millions de tonnes de nourriture à Gaza ? Cela représente une tonne par personne.
Accuser Israël de génocide est le plus grand mensonge du siècle. Si vous voulez saisir l’énormité de ce mensonge, si vous voulez saisir son caractère absurde, écoutez le colonel John Spencer. Il dirige le département d’études sur la guerre urbaine à West Point. Il est considéré comme le plus grand expert mondial en matière de guerre urbaine. Je crois qu’il est parmi nous aujourd’hui.
Le colonel Spencer a étudié toutes les guerres urbaines, de l’Antiquité à nos jours, de la Grèce antique à Mossoul et en passant par Gaza. Voici ce que dit le colonel Spencer : « Israël a fait davantage pour éviter les victimes civiles en temps de guerre que n’importe quelle autre armée dans toute l’Histoire ».
Nous avons pris d’innombrables mesures pour protéger la population civile. S’agit-il d’un génocide ? Bien sûr que non. C’est tout le contraire d’un génocide.
Alors, à tous ceux qui répandent ces mensonges sur mon pays et sur nos courageux soldats, qu’ils soient assis dans cette salle ou dans le bureau du maire antisémite de New York, je dis ceci :
Honte à vous. Honte à vous de déformer les faits.
Honte à vous de confondre les victimes et les agresseurs. Honte à vous de cracher au visage de la vérité.
« Les Juifs sont diabolisés » dans le New York « antisémite » de Mamdani
Monsieur Mamdani, depuis que vous avez été élu maire de cette ville, de nombreux Juifs ne se sentent plus en sécurité à New York. Ils m’en parlent. Ils me le disent. Ce n’est plus la ville dont nous nous avions le souvenir. Elle a changé de visage si rapidement.
Ce n’est pas étonnant. Vous avez fait l’éloge de criminels qui avaient été condamnés parce qu’ils avaient soutenu le Hamas. Vous comptez parmi vos amis des personnes comme Hassan Piker, qui a affirmé que les États-Unis méritaient le 11-Septembre.
Les États-Unis méritaient le 11-Septembre. Ce sont de beaux amis que vous avez là.
Vous invitez chez vous un journaliste palestinien qui a filmé des terroristes du Hamas en train de battre et de torturer des otages israéliens, et qui a admis par la suite avoir refusé de publier les vidéos afin de protéger — vous l’avez deviné — les terroristes !
Votre femme a « aimé » une publication qui faisait l’éloge du massacre du 7-Octobre. Elle a « aimé » une autre publication qui affirmait que Tel Aviv ne devait pas exister.
Vous avez refusé de condamner quoi que ce soit. Vous avez accusé à tort et à plusieurs reprises Israël de génocide. Monsieur Mamdani, vous avez essayé de m’empêcher de venir ici, vous avez essayé de me faire taire. Vous ne pourrez pas me faire taire. Vous ne pourrez pas faire taire la vérité.
Et voici la simple vérité. Israël n’a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide. Et un génocide, c’est très exactement ce que les petits amis de Mamdani, au Hamas, nous auraient fait subir si nous ne les avions pas arrêtés. Ils nous auraient tous tués jusqu’au dernier.
Les mensonges que vous et d’autres antisémites répandez au sujet des Juifs et de l’État juif ont des conséquences bien réelles.
Israël n’a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide. Et un génocide, c’est très exactement ce que les petits amis de Mamdani, au Hamas, nous auraient fait subir si nous ne les avions pas arrêtés. Ils nous auraient tous tués jusqu’au dernier
À New York, des Juifs sont menacés alors qu’ils se rendent à la synagogue. Des Juifs ont été poignardés dans les rues. Les Juifs sont diabolisés. Ils sont pris pour cible simplement parce qu’ils sont Juifs.
Des Juifs ont été assassinés à Sydney, à Manchester, à Montréal et à Boulder, dans le Colorado. Ils ont été attaqués à Los Angeles, à Londres, à Paris, à Berlin et à Washington, DC.
Les antisémites du monde entier veulent terroriser notre peuple. J’ai une nouvelle à leur annoncer. L’époque où les Juifs étaient des victimes sans défense menées à l’abattoir, cette époque est révolue !
Aujourd’hui, nous avons un État. Aujourd’hui, nous avons une armée. Aujourd’hui, nous avons un peuple qui est prêt et qui est bien déterminé à se défendre.
Aujourd’hui donc, j’ai un message à transmettre aux Juifs du monde entier : gardez la tête haute. Soyez fiers. Ayez confiance en vous. Ne vous laissez pas intimider. Levez-vous. Et à tous ceux qui souhaitent défendre la vérité et la justice, je le dis : rejoignez-nous pour tenir tête aux barbares qui menacent notre civilisation commune.
Mais je dois être franc avec vous. Tout le monde ne se dresse pas. Nous l’avons constaté. Car contrairement à Israël, certains – et tout récemment surtout à l’Ouest de l’Europe – ont choisi de ne pas se dresser.
Les dirigeants de ces pays ont choisi de céder aux foules antisémites. Ils ont choisi la faiblesse. Ils ont choisi l’apaisement. Nous ne pouvons pas ignorer la triste vérité qui s’impose à nos yeux. Un grand nombre, dans le monde libre, ont peur de défendre la liberté.
Et je leur demande : Que va vous réserver l’avenir ? Que va vous réserver ce comportement ? Que va vous réserver le monde ? Est-ce que ce sera la fraternité des démocraties ou les Frères musulmans ? Combien de temps vous faudra-t-il pour comprendre que ces djihadistes fanatiques étouffent vos voies navigables, votre approvisionnement énergétique, vos artères économiques vitales ?
Je peux vous l’assurer, Mesdames et Messieurs : en Israël, nous n’attendons pas que les autres se réveillent de leur torpeur morale. Nous allons de l’avant. Nous saisissons l’avenir. Nous sommes à l’origine de progrès incroyables dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’intelligence artificielle – « l’intelligence supérieure ». Et nous mettons ces innovations extraordinaires au service de l’Humanité toute entière.
Les « faux défenseurs des droits de l’Homme » ignorent les Iraniens et les chrétiens
Israël n’a jamais été aussi fort. Nous n’avons pas peur – mais je vais vous dire qui a peur. Ce sont les tyrans de Téhéran. Voilà qui a peur. Savez-vous ce qu’ils redoutent le plus ? Leur propre peuple. Le courageux peuple iranien qui a tant sacrifié depuis si longtemps.
Le régime iranien est particulièrement effrayé lorsque son peuple dispose de cela : il s’agit d’un appareil de communication, Starlink, qui permet aux personnes d’accéder à la vérité, d’exercer leur libre arbitre et de jouir de la liberté de pensée et d’expression. C’est la raison pour laquelle le régime iranien dépense des milliards de dollars pour censurer internet.
Monsieur le Président, je vais vous laisser cet appareil afin que vous puissiez le remettre à la délégation iranienne. Ainsi, lorsqu’elle fera inévitablement défection, elle pourra elle aussi raconter en toute liberté son histoire sur les réseaux sociaux.
Aux manifestants qui se trouvent à l’extérieur, aux délégués hypocrites qui ont quitté cette salle, je demande : Où étiez-vous lorsque les tyrans iraniens ont massacré et mutilé des dizaines de milliers de civils iraniens non-armés ? Où étiez-vous lorsqu’ils ont massacré et mutilé des milliers de leurs propres concitoyens ? Où étiez-vous ? Avez-vous organisé des rassemblements de masse ? Des grèves de la faim ? Avez-vous manifesté devant la mission iranienne auprès de l’ONU ?
D’ailleurs, avez-vous seulement pris la parole en faveur des chrétiens qui sont persécutés en Iran et dans tout le Moyen-Orient ? Non, vous ne l’avez pas fait. Parce que vous n’êtes que de faux défenseurs des droits de l’Homme.
En ce qui concerne les chrétiens, vous savez que leur nombre s’effondre partout au Moyen-Orient, où ils sont persécutés et pourchassés, sauf dans un seul endroit : mon pays, Israël, où la communauté chrétienne grandit, prospère et où elle s’épanouit.
En fait, vous n’avez pas manifesté quand nous avons quitté Bethléem. Lorsque Bethléem était sous notre contrôle, il y avait 80 à 90 % de chrétiens dans la ville et nous l’avons cédée à l’Autorité palestinienne. Aujourd’hui, il y a 80 à 90 % de musulmans à Bethléem. Tous les chrétiens en ont été chassés. Avez-vous manifesté contre cela ? En avez-vous parlé ? Rien. Nada.
Et vous n’avez rien dit sur l’Iran tout à l’heure. Vous n’avez rien dit sur l’Iran. Mais je veux vous annoncer une bonne nouvelle. Malgré votre silence, malgré votre hypocrisie, ce n’est qu’une question de temps avant qu’un événement incroyable ne se produise en Iran. Le pouvoir du peuple l’emportera sur celui de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir.
Je veux que vous écoutiez attentivement mes propos : un jour, et ce jour n’est peut-être pas loin, le peuple iranien sera libre. Son régime meurtrier sera renversé par ses mensonges, par sa corruption, par sa cruauté. Ce régime malfaisant tombera, et nous célébrerons tous ce jour-là.
L’éternité d’Israël ne vacillera pas
Mesdames et Messieurs, l’Histoire de mon peuple, le peuple juif, remonte à plus de 3 000 ans. Nous parlons aujourd’hui la même langue que celle que nous parlions alors. Nous vivons sur la même terre que celle où vivaient nos ancêtres : David, Salomon, Isaïe et Jérémie. C’est notre terre. C’est la terre d’Israël.
Nos prophètes, notre raison d’être et notre peuple sont uniques dans l’histoire. Nos valeurs inspirent l’Humanité depuis des millénaires. La croyance en un Dieu unique. Le caractère sacré de la vie. L’État de droit. Notre quête éternelle de paix. Notre quête éternelle de justice.
Ce sont ces valeurs sacrées qui nous ont portés à travers les âges. Ce sont ces valeurs sacrées qui nous ont aidés à surmonter les épreuves de l’Histoire.
Le grand écrivain américain Mark Twain l’avait très bien exprimé il y a 125 ans. Il l’avait dit bien avant la renaissance de l’État juif moderne, bien avant les grandes victoires remportées par les soldats israéliens.
Voici ce qu’il avait dit : « Le Juif a fait dans ce monde un combat merveilleux, à toutes les époques ; et il l’a fait avec les mains attachées derrière le dos. Les Égyptiens, les Babyloniens, les Perses se sont élevés, ont rempli la planète avec leur retentissement et leur splendeur, puis se sont évanouis dans un rêve. D’autres peuples ont vu le jour et ont tenu leur flambeau très haut pour un temps, mais ils se sont éteints, et ils sont maintenant assis dans la pénombre, ou ont disparu. Le Juif les a tous vus, tous battus, et maintenant, il est ce qu’il a toujours été, ne présentant aucune décadence, aucune infirmité de l’âge, aucun affaiblissement de ses composantes, aucun ralentissement de ses énergies, aucun ternissement de son esprit alerte et combatif. »
Mesdames et Messieurs, au fil des siècles, les tyrannies qui ont tenté de nous détruire ont échoué à de nombreuses reprises. Si Dieu le veut, elles continueront d’échouer. Si nous rassemblons notre courage, si nous renforçons notre détermination, nous continuerons à vaincre.
Comme le dit la Bible, netsakh Yisrael lo yeshaker — l’éternité d’Israël ne vacillera pas. Et la raison en est simple. Nous n’avons pas d’autre choix.
Merci à tous. Chag Sameach le’Am Yisrael.
la Communauté du Times of Israël !
