Trump dit que Netanyahu sait qu’il veut que la guerre de Gaza prenne fin

Le président américain a dit ne faire confiance à personne, et a répondu « tout peut arriver » à la question d’une éventuelle guerre avec l’Iran

La couverture de la "Person of the Year" du magazine Time montre le président élu des États-Unis, Donald Trump, avant une cérémonie à la Bourse de New York, le 12 décembre 2024. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Le président élu américain Donald Trump a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu était au courant de son désir de voir la fin de la guerre à Gaza.

« Il sait que je veux qu’elle se termine », a affirmé Trump dans une interview accordée au Time Magazine.

Selon le Time, Trump aurait exprimé sa position à Netanyahu lors de leurs échanges téléphoniques pendant la campagne présidentielle.

En octobre, le Times of Israel rapportait que Trump avait dit à Netanyahu, lors d’une rencontre à Mar-a-Lago, de mettre fin à la guerre avant son investiture.

Par le passé, Israël a réagi avec réticence à ce type d’appels publics de la part de dirigeants étrangers, arguant qu’ils déplacent injustement la responsabilité vers Israël plutôt que vers le groupe terroriste palestinien du Hamas. Début décembre, Trump a publié sur les réseaux sociaux un message menaçant d’un « terrible prix à payer » si les otages au Proche-Orient n’étaient pas libérés avant le 20 janvier. Cependant, il n’a mentionné ni le Hamas ni Israël dans sa déclaration.

Netanyahu, pour sa part, a jusqu’à présent refusé de mettre fin à la guerre en échange de la libération des otages, affirmant qu’un tel accord permettrait au Hamas de se reconstituer. Il fait également face à des pressions de ses partenaires de coalition d’extrême droite, qui ont menacé de faire chuter son gouvernement s’il acceptait un tel échange.

Le candidat républicain à la présidence, l’ancien président américain Donald Trump, rencontrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans sa propriété de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 26 juillet 2024. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Les responsables de la sécurité israélienne se sont montrés plus favorables à un compromis, faisant valoir qu’Israël pourrait renvoyer des troupes à Gaza si nécessaire après un retrait, tout en avertissant que le nombre d’otages encore en vie diminuerait considérablement si Israël tardait davantage à conclure un accord, selon des responsables israéliens.

Ces derniers jours, les responsables israéliens se sont montrés de plus en plus optimistes quant aux chances de parvenir à un accord.

Un diplomate arabe, au fait des négociations, a confié au Times of Israel que les deux parties s’étaient montrées disposées à faire des compromis sur les modalités du retrait israélien de la bande de Gaza. Cependant, aucun consensus n’a été atteint concernant le principal point de blocage : la nature du cessez-le-feu, qu’il soit permanent ou temporaire.

Les médiateurs continuent de proposer un accord en trois phases, similaire à celui présenté par Israël et soutenu publiquement par le président américain Joe Biden en mai, a déclaré le diplomate arabe.

Israël semble particulièrement intéressé par la première phase de 40 à 60 jours de cet accord. Le diplomate arabe a ajouté que le Hamas craint qu’Israël ne reprenne les combats après l’entrée en fonction de Trump.

Interrogé par le Time sur la confiance qu’il accorde à Netanyahu à l’aube de son second mandat, Trump a marqué une pause avant de répondre « Je ne fais confiance à personne ».

Trump a pris une seconde pour répondre a une question sur les risques de guerre avec l’Iran, en disant : « Tout peut arriver ».

Cette déclaration contraste avec son message de campagne, où il avait promis à plusieurs reprises qu’il ne lancerait pas de nouvelles guerres.

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