Tsahal : 400 missiles tirés sur Israël, 92 % interceptés

Depuis le site de l'impact à Arad, Benjamin Netanyahu a promis de 'viser personnellement' chaque dirigeant iranien et a une nouvelle fois exhorté les populations à se mettre à l'abri en cas d'alerte

Les forces de sécurité et de secours israéliennes sur les lieux où un missile tiré depuis l'Iran en direction d'Israël a endommagé des immeubles, dans la ville d'Arad, dans le sud du pays, le 22 mars 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Depuis le début de la guerre entre Israël et le régime iranien, ce dernier a tiré plus de 400 missiles balistiques vers Israël, dont 92 % ont été interceptés, a affirmé dimanche un porte-parole de l’armée israélienne.

Depuis le 28 février, « l’Iran a tiré plus de 400 missiles balistiques » sur Israël, a indiqué le porte-parole de Tsahal, Nadav Shoshani.

« Nous avons obtenu d’excellents taux d’interception, avec une réussite d’environ 92 %, pour quatre sites d’impact direct », a-t-il ajouté.

« Les missiles balistiques que nous avons vus hier ne sont pas différents de ceux que nous avons interceptés par le passé et que nous intercepterons à l’avenir », a par ailleurs commenté le porte-parole.

Samedi soir, deux missiles iraniens se sont abattus sur les villes de Dimona et d’Arad, dans le sud d’Israël, faisant plus d’une centaine de blessés et causant d’importants dégâts matériels.

Dimona abrite un centre de recherche nucléaire stratégique, situé à environ cinq kilomètres du lieu de l’impact.

Le lieu où un missile tiré depuis l’Iran en direction d’Israël a endommagé des immeubles, dans la ville méridionale de Dimona, le 22 mars 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les deux missiles n’ont pas pu être interceptés et ont frappé directement les deux villes, causant d’importants dégâts dans des zones résidentielles.

« Mettez vous à l’abri ! »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu « une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur ».

Il s’est rendu dimanche matin sur le site de l’impact, à Arad, où il a promis de « viser personnellement » chaque dirigeant iranien.

« Nous allons nous en prendre au régime. Nous allons nous en prendre aux Gardiens de la Révolution islamique, cette bande de criminels », a-t-il dit.

« Et nous allons les viser personnellement, leurs dirigeants, leurs installations, leurs actifs économiques », a-t-il affirmé à la presse.

Le Premier ministre a une nouvelle fois exhorté les populations à se mettre à l’abri en cas d’alerte.

« Ici, à Arad, c’est un miracle que personne n’ait été tué. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur le site où un missile iranien a frappé à Arad, le 22 mars 2026. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Selon la télévision d’État iranienne, le tir sur Dimona serait une « réponse » à une frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à la « retenue militaire maximale », assurant n’avoir reçu « aucun signe sur d’éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev ».

Selon des journalistes israéliens spécialisés dans les affaires militaires, « l’échec à intercepter les deux missiles balistiques iraniens qui ont frappé Dimona et Arad s’explique par des circonstances différentes et sans lien entre elles ».

Les deux échecs d’interception « dans la même zone, à deux heures d’intervalle, ne sont qu’une coïncidence totale », a notamment rapporté le Times of Israël, citant un briefing de l’armée de l’air destiné aux correspondants militaires.

Iran en « mode survie »

Les alertes antiaériennes et les tirs de missiles se sont poursuivis dimanche matin à un rythme soutenu sur Israël, avec au moins six salves, selon le Times of Israël. Ces différentes salves ont fait un blessé dans la région de Tel Aviv, selon le service de secours du Magen David Adom (MDA).

Suite aux tirs sur Dimona et Arad, la défense passive israélienne a renforcé ses mesures de protection dans le sud du pays, une région jusqu’à présent plutôt épargnée par les missiles.

Comme ailleurs dans le pays, les rassemblements publics y sont désormais limités à un maximum de 50 personnes, à condition qu’un abri soit accessible en cas d’attaque. Les écoles de tout le pays ont reçu l’ordre de fermer dimanche et lundi.

Les dégâts causés par un missile balistique iranien qui a frappé la ville de Dimona, dans le sud du pays, le 21 mars 2026. (Crédit : Adiel Algi/Flash90)

Dimanche matin, début de la semaine en Israël, la presse nationale se montrait plutôt pessimiste quant à une fin rapide la guerre.

« Israël entame la quatrième semaine de sa guerre contre l’Iran et de sa guerre secondaire au Liban avec plus de points d’interrogation que de points d’exclamation », notait notamment le quotidien Israel Hayom.

« Même s’il est vrai qu’Israël a engrangé de nombreux succès sur les deux fronts, le pays pourrait se retrouver entraîné dans une guerre d’usure sans parvenir à atteindre ses objectifs », alors que « l’ennemi » iranien est désormais « en mode survie ».

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