Alerte au drone dans la ville où Netanyahu se trouvait ; le Hezbollah a rejeté le cessez-le-feu avec Israël

Le président libanais Aoun avait qualifié la proposition négociée par les États-Unis de 'dernière chance' ; Netanyahu aurait rejeté la proposition de l'armée concernant une opération terrestre au Liban, sous la pression des États-Unis

Un drapeau israélien flotte sur un bâtiment détruit dans le sud du Liban, vu depuis le nord d'Israël, le 4 juin 2026. (Crédit: AP/Ariel Schalit)

La communauté LGBTQ de Jérusalem se rassemble pour la Marche des fiertés vers la Knesset

Des participants à la Marche des fiertés annuelle de Jérusalem se rassemblent au parc Sacher, le 4 juin 2026. (Charlie Summers/Times of Israel)

A quelques minutes du départ de la Marche des fiertés annuelle de Jérusalem, des milliers de personnes se sont retrouvées au parc Sacher pour constituer le cortège qui les conduira jusqu’aux portes de la Knesset.

L’itinéraire est différent des années précédentes : auparavant, les participants défilaient entre le parc de la Cloche de la Liberté et le parc de l’Indépendance, des lieux plutôt éloignés des bâtiments gouvernementaux.

La sécurité de l’événement a été portée à son maximum, sous forte protection policière, comme c’est la règle depuis 10 ans. En 2015, un homme ultra-orthodoxe avait perpétré un attentat au couteau lors de cette marche, tuant une personne et faisant plusieurs blessés, quelques jours seulement après sa sortie de prison, où il venait de purger une peine pour une attaque perpétrée contre ce même défilé dix ans plus tôt.

Des personnes défilent lors de la 21e Marche des fiertés annuelle de Jérusalem, le 1er juin 2023. (Ahmad Gharabli/AFP)

La marche, organisée chaque année par la Maison ouverte de Jérusalem, se tient cette année sous la bannière « Exigeons le changement », à l’approche des élections.

Le gouvernement, au pouvoir depuis fin 2022, compte dans ses rangs un certain nombre de parlementaires alliés à des figures homophobes.

Les événements de la Fierté à Jérusalem, contrairement à ceux de Tel Aviv, revêtent souvent une dimension politique en raison de la sensibilité religieuse et conservatrice de la capitale.

Il est prévu que prennent la parole au parc Sacher avant la marche le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, et la députée du parti HaDemocratim, Naama Lazimi, sans oublier Yossi Havilio et Adir Schwartz, adjoints au maire de Jérusalem d’orientation libérale.

Une contre-manifestation organisée par le groupe d’extrême droite Lehava, qui voit dans cet événement une « marche de l’abomination », doit se tenir devant une station-service, non loin de l’entrée du parc Sacher.

Tsahal annonce avoir tué un homme armé du Hezbollah lors d’un échange de tirs au nord du Litani

Des armes du Hezbollah saisies par des soldats israéliens dans le Sud-Liban, sur une photo remise, publiée le 4 juin 2026. (Armée israélienne)

Des soldats israéliens ont tué un membre du Hezbollah lors d’un échange de tirs survenu au cours d’opérations terrestres dans le nord du fleuve Litani, dans le sud-Liban hier, a indiqué l’armée.

Selon Tsahal, le membre du Hezbollah transportait un fusil de type Kalachnikov. Des soldats de l’unité de reconnaissance de la brigade Givati l’ont identifié puis éliminé lors d’un combat à courte distance.

Toujours selon Tsahal, quelques heures plus tard, les soldats de Givati ont perquisitionné une cache d’armes du Hezbollah qui se trouvait dans les environs : ils y ont découvert des dizaines d’armes, et notamment des armes à feu, des missiles antiaériens et d’autres équipements militaires.

Au cours de la nuit, l’armée de l’air israélienne a frappé deux cellules du Hezbollah à Tyr, sur la côte libanaise, ainsi qu’à Shaqra, près de Bint Jbeil, a fait savoir Tsahal.

Les alertes à la roquette retentissent à Kiryat Shmona et dans d’autres villes du nord

Les sirènes d’alerte aux tirs de roquettes en provenance du Liban retentissent dans plusieurs localités situées près de Kiryat Shmona, dans la région d’Etzba HaGalil – ou la péninsule de Galilée.

L’armée israélienne examine actuellement les détails de l’incident.

L’AIEA demande à nouveau à l’Iran de clarifier le sort de son uranium enrichi

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adressé un rapport aux États membres dans lequel elle réitère ses appels à l’Iran pour qu’il informe de toute urgence l’agence du sort de son uranium enrichi depuis le bombardement de ses sites nucléaires il y a un an, et qu’il autorise la reprise complète des inspections.

« Le directeur général [de l’AIEA] a souligné à l’Iran qu’il est indispensable et urgent de mettre en œuvre efficacement l’accord de garanties [du Traité de non-prolifération]… et que sa mise en œuvre ne peut en aucun cas être suspendue par l’Iran », indique le rapport confidentiel consulté par Reuters.

Tsahal : Des drones ont tiré sur des soldats opérant à la frontière du Liban, déclenchant des alertes dans le nord ; aucun blessé

L’armée israélienne a indiqué que plusieurs drones suspects appartenant au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah ont frappé à proximité de soldats israéliens opérant dans le sud du Liban il y a peu.

Selon Tsahal, cette attaque n’a fait aucun blessé.

Ces « cibles aériennes suspectes » et les tentatives pour les abattre ont déclenché des sirènes dans plusieurs localités frontalières de la Galilée occidentale.

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, se trouvait dans la ville de Shlomi, une demi-heure avant que les sirènes ne retentissent.

Par ailleurs, Tsahal a indiqué que la sirène qui a retenti il y a peu dans la ville frontalière de Metula était une fausse alerte.

Netanyahu dit aux dirigeants du nord qu’il s’engage à soutenir la reconstruction et à poursuivre la lutte – média

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël était « attaché à la sécurité des habitants du nord », promettant d’investir dans leur reconstruction, « tout comme nous l’avons fait dans le sud », lors d’une réunion avec les dirigeants du nord cet après-midi à Shlomi, une ville de la Galilée occidentale, selon le site d’information Ynet.

« Nous continuerons d’agir avec détermination contre toutes les menaces », a déclaré Netanyahu.

Une vidéo de la réunion publiée sur le site montre le président du Conseil régional local, Moshe Davidovich, qui s’est toujours exprimé haut et fort pour réclamer davantage de soutien au nord, saluant un plan de 12 milliards de shekels destiné à la reconstruction du nord à la suite des difficultés économiques liées à la guerre.

Dans ce court extrait, on l’entend remercier le député Zeev Elkin, qui occupe le poste de sous-secrétaire d’État au ministère des Finances, chargé du financement des efforts de relance dans le nord et le sud. On ne l’entend pas remercier Netanyahu ni le ministre de la Défense, Israel Katz, tous deux assis à ses côtés.

Le bureau du Premier ministre n’a fait aucun commentaire à ce sujet.

Plus tôt, le bureau du Premier ministre avait confirmé que des alertes aux drones avaient retenti dans la ville environ 30 minutes après la visite de ce dernier.

Liban: l’armée va commencer à se déployer « dans des zones pilotes » du sud – Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam fait une déclaration conjointe avec le président français Emmanuel Macron à l’issue de leur rencontre au palais de l’Élysée à Paris, en France, le 21 avril 2026. (Ludovic Marin/Pool Photo via AP)

L’armée libanaise va commencer à se déployer « dans des zones pilotes » du sud du pays, a annoncé jeudi le Premier ministre Nawaf Salam, au lendemain de l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël à Washington.

Cet accord, rejeté par le Hezbollah, mentionne la mise en place de ces zones contrôlées exclusivement par l’armée après le retrait israélien de parties du sud du Liban.

Il s’agit d’une « première étape (…) concrète et tangible » qui « ne porte pas préjudice à notre droit à un retrait (israélien) total », a déclaré le Premier ministre, cité par le porte-parole du gouvernment.

Biens mal acquis libanais: la banque HSBC mise en examen à Paris 

Les nuages s'accumulent au-dessus de la banque suisse HSBC, dans le centre de Genève, le 14 juin 2013. (Crédit : AFP/Fabrice Coffrini)

La filiale suisse de la banque britannique HSBC a été mise en examen à Paris dans l’enquête sur les biens mal acquis libanais, soupçonnée d’avoir aidé l’ex-gouverneur de la banque centrale du pays Riad Salamé à détourner des fonds, a appris l’AFP jeudi auprès du parquet national financier (PNF) français.

La banque est poursuivie pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre des délits tels que du détournement de fonds publics, des abus de confiance ou de la corruption d’agent public, a précisé le PNF, confirmant une information du Monde.

Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu avec Israël -responsable à l’AFP

Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu annoncé à Washington entre le Liban et Israël, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de la formation pro-iranienne qui a requis l’anonymat.

Cette position, annoncée auparavant par le chef du Hezbollah Naïm Qassem jeudi, a été transmise « au président du Parlement Nabih Berri », allié de la formation chiite, qui « partage la même position », a ajouté le responsable.

Le président libanais Joseph Aoun avait dit plus tôt attendre la réponse du mouvement sur cet accord, qui prévoit un cessez-le-feu conditionné à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah, pour la transmettre aux Etats-Unis.

Netanyahu se trouvait dans une ville du nord peu avant l’alerte au drone

Des soldats israéliens circulant en voiture dans le sud du Liban, vus depuis le nord d'Israël, le 4 juin 2026. (Crédit : Ariel Schalit/AP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se trouvait en visite dans la ville de Shlomi, dans le nord du pays, environ 30 minutes avant que des sirènes retentissent au nord avertissant de l’infiltration présumée de drones, a confirmé le bureau du Premier ministre au Times of Israel.

Le chef du gouvernement est sain et sauf et a depuis quitté la zone, a précisé le bureau.

Par ailleurs, des sirènes retentissent dans la ville frontalière de Metula.

L’armée israélienne examine actuellement les détails de l’incident.

Liban : la France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition » – Macron

Le président français Emmanuel Macron lors d'une déclaration conjointe avec Masayoshi Son, le président-directeur général de SoftBank Group Corp., au palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 1er juin 2026. (Ludovic Marin / Pool Photo via AP)

Emmanuel Macron a fait savoir jeudi que la France « soutenait » un cessez-le-feu au Liban, après l’annonce de a conclusion d’un accord à Washington, et qu’elle se tenait « à disposition pour avancer sur ce chemin » au sein du mécanisme de coordination mis en place avec les Etats-Unis.

« Nous soutenons le cessez-le-feu entre le Liban et Israël et tout ce qui permet de restaurer la paix, de lutter contre les activités terroristes et de pleinement établir la souveraineté, l’intégrité territoriale du Liban », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Monténégro.

« La France se tient évidemment, comme nous l’avons toujours fait, à disposition pour avancer sur ce chemin. Il y a un mécanisme de coordination qui a été mis en place, où les Etats Unis et la France sont ensemble. Si le cessez-le-feu est sérieux, c’est ce mécanisme qu’il faut réactiver pour pouvoir faire le suivi et vérifier sa mise en œuvre », a-t-il ajouté.

Netanyahu va réunir ses principaux ministres au sujet de l’initiative de cessez-le-feu au Liban

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sortant de son bureau, à la Knesset, le 3 juin 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu convoquera une réunion du cabinet de sécurité à 17 h aux quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, a indiqué un responsable israélien au Times of Israel, après l’annonce par Washington, dans la nuit, qu’Israël et le Liban avaient convenu de renouveler leur fragile cessez-le-feu, en attendant que le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah y adhère.

Netanyahu n’a pas encore officiellement commenté le communiqué conjoint publié hier soir avec le Liban, qui indiquait que les deux parties avaient convenu d’établir plusieurs zones de sécurité pilotes dans le sud du Liban, dont le Hezbollah serait exclu.

Les deux parties ont déclaré que le cessez-le-feu « dépendait de la cessation totale des tirs du Hezbollah et de l’évacuation de tous les opérateurs du Hezbollah » des zones situées au sud du fleuve Litani, une perspective que le chef du groupe terroriste chiite libanais, Naïm Qassem, a déjà rejetée.

Un responsable du gouvernement israélien a refusé de fournir plus de détails sur les termes de l’accord, se contentant de déclarer : « Les négociations entre Israël et le Liban progressent en ce qui concerne un cessez-le-feu. Cela repose sur la compréhension mutuelle que le Hezbollah doit être désarmé et que le sud du Liban doit être démilitarisé. »

Des sirènes retentissent au nord avertissant de l’infiltration présumée de drones

Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités de la Galilée occidentale, signalant une attaque présumée de drones en provenance du Liban.

L’armée israélienne examine actuellement les détails de l’incident.

Le chef du Hezbollah rejetterait l’offre de cessez-le-feu au Liban, la qualifiant de « capitulation »

Une affiche du chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Naïm Qassem, devant des abris du complexe résidentiel Imam Ali, près de la ville d'Hermel, dans la plaine de la Békaa, au nord-est du Liban, le 4 février 2026. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, affirme que le groupe terroriste chiite libanais continuera à bombarder le nord d’Israël tant que les frappes se poursuivront au Liban. Ces propos constituent un rejet de l’accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et Beyrouth.

Dans un communiqué lu jeudi sur la chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah, Qassem affirme que l’exigence de l’accord, selon laquelle les « combattants » du Hezbollah doivent quitter le sud du Liban sous le feu ennemi, reviendrait à « une capitulation, une défaite et la réalisation des objectifs de l’ennemi ».

Tant que des villages libanais seront bombardés et que des gens seront tués, le nord d’Israël ne sera pas en sécurité, a-t-il ajouté.

« Ce qui nous préoccupe, c’est la fin de l’agression, le cessez-le-feu et le retrait d’Israël», a déclaré Qassem.

« Nous n’avons pris aucun engagement envers aucune partie pour cesser de résister tant qu’il y aura occupation. »

Qassem exhorte également le gouvernement libanais à mettre fin à la « farce » des pourparlers directs avec Israël.

Trump fustige le vote « antipatriotique » au Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l’Iran

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 158e cérémonie nationale du Memorial Day, qui coïncide avec le 250e anniversaire de la nation, à l'amphithéâtre du cimetière national d'Arlington, le lundi 25 mai 2026, à Arlington, en Virginie. (Crédit: AP Photo/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a critiqué jeudi le texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran, approuvé la veille par les députés américains, laissant entendre que cette initiative « antipatriotique » perturbait les négociations avec Téhéran.

« Qui ferait quelque chose d’aussi antipatriotique? Ils savent bien où en sont les négociations », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

La résolution – adoptée avec les voix de quatre députés républicains – possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto du président américain.

Tsahal : Selon la trajectoire, les obus ayant touché un poste de la FINUL ont été tirés par le Hezbollah

Un véhicule blindé de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) passant devant des bâtiments détruits le long d'une route dans le village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, près de la frontière avec le nord d'Israël, le 27 août 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Selon l’armée israélienne, les obus de mortier qui ont frappé une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) dans le sud du Liban, tuant un Casque bleu, ont été tirés par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Au cours de la nuit, Tsahal a déclaré avoir identifié plusieurs tirs de mortier « provenant de la région de Qotrani, effectués par le Hezbollah, qui ont atterri à l’intérieur d’un avant-poste de la FINUL dans la région de Dibbin, au sud du Liban ».

La FINUL avait auparavant annoncé qu’un de ses observateurs avait été tué et que deux autres avaient été blessés par les tirs de mortier, sans désigner de responsable.

« L’examen de la trajectoire de tir indique clairement que les tirs ont été effectués par l’organisation terroriste du Hezbollah », a déclaré Tsahal.

L’accord annoncé à Washington, « dernière chance » pour un cessez-le-feu global avec Israël – président libanais

Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)

L’accord annoncé à Washington après des négociations israélo-libanaises constitue « la dernière chance pour parvenir à un cessez-le-feu global et définitif », avec Israël, a affirmé jeudi le président libanais Joseph Aoun, ajoutant attendre « la réponse » du Hezbollah pro-iranien.

Le chef de l’Etat a dit qu’il transmettrait la réponse du groupe aux Etats-Unis, dont le président sera « le garant » de l’application de cet accord pour un cessez-le-feu conditionné à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah.

« Chaque partie doit assumer la responsabilité si elle ne répond pas favorablement », a-t-il ajouté, alors qu’un message du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, est prévu 15h00 GMT.

Une première : Une soldate achève sa formation au sein de l’unité d’élite Sayeret Matkal

Pour la première fois, une combattante a terminé sa formation au sein de l’unité d’élite Sayeret Matkal de Tsahal, a annoncé l’armée israélienne.

Ce programme pilote, qui vise à permettre aux soldates de servir au sein de cette unité, a débuté en décembre 2024, dans le cadre des efforts déployés par Tsahal pour ouvrir davantage de postes aux combattantes.

Une militaire, qui avait passé avec succès les sélections préliminaires et « remplissait les critères requis », a achevé aujourd’hui un « parcours de formation spécialement conçu pour elle, qui a duré plus d’un an et demi », a indiqué l’armée.

La soldate sera bientôt intégrée aux activités opérationnelles de l’unité, conformément aux « besoins opérationnels » et dans le respect des protocoles de Tsahal relatifs au service mixte.

L’armée a félicité la soldate « pour son exploit remarquable et novateur ».

Tsahal a insisté sur le fait que l’autorisation pour les femmes de servir dans des postes de combat était motivée par des raisons pratiques, et non par un programme social progressiste.

« À l’heure actuelle, il est impératif de maximiser le potentiel de service des soldats, hommes et femmes, issus de tous les secteurs et de toutes les populations, et l’armée continuera à œuvrer en ce sens », a ajouté l’armée.

3 personnes auraient été tuées lors d’une frappe israélienne sur Sohmor, dans l’est du Liban

Trois personnes auraient été tuées lors d’une frappe israélienne sur la ville de Sohmor, dans l’est du Liban.

L’Agence nationale d’information du Liban (NNA) rapporte que cette frappe, qui a eu lieu dans la plaine de la Békaa, a fait plusieurs autres blessés.

Ces chiffres sont invérifiables et ne font pas la distinction entre civils et terroristes.

La NNA fait également état de plusieurs autres frappes israéliennes dans le sud du pays, notamment dans la région de Nabatieh.

L’armée israélienne n’a pas encore fait de commentaire, mais elle avait auparavant averti les civils libanais de rester au nord du fleuve Zahrani.

Iran: les Gardiens de la Révolution exigent le retrait d’Israël du Liban

Esmaïl Qaani, nouveau chef de la force Al-Qods après la mort de son commandant Qassem Soleimani dans un raid américain sur l'aéroport de Bagdad le 2 janvier 2020. (Crédit : Twitter / Mahdi Bakhtiari)

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont exigé jeudi le retrait de l’armée israélienne du Liban, où elle mène dans le sud une opération au sol contre le Hezbollah, soutenu par Téhéran.

« Soutenir la résistance au Liban est le devoir de chacun d’entre nous, et chasser Israël de la région est un objectif atteignable pour les musulmans », a écrit le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens.

« La revendication minimale de la résistance est le retrait du régime usurpateur (Israël, NDLR) et son retour aux positions qu’il occupait avant le début de la guerre » contre l’Iran fin février, a ajouté M. Qaani. Malgré un cessez-le-feu en novembre 2024 dans un précédent conflit, l’armée israélienne maintenait alors cinq positions dans cette région.

Un drone du Hezbollah a frappé le convoi du chef du Commandement du Nord de Tsahal, au Liban, il y a quelques semaines

Le général de division Rafi Milo, chef du Commandement nord de l’armée israélienne, est photographié dans le sud du Liban le 14 avril 2026. (Crédit: Tsahal)

Un drone à vision subjective (FPV) chargé d’explosifs, qui avait été lancé par le Hezbollah, a frappé à proximité du général de division Rafi Milo, le chef du Commandement du Nord de l’armée israélienne, alors qu’il se rendait dans le sud du Liban il y a plusieurs semaines, a noté Tsahal.

L’armée israélienne a affirmé que « aucun dommage n’a été causé et il n’y a eu aucune victime » lors de cet incident, même si des informations ont paru indiquer que le drone avait touché l’un des véhicules du convoi de Milo peu après qu’il soit sorti de sa voiture.

Depuis cet incident, Tsahal a modifié ses protocoles concernant les visites faites par les officiers dans le sud-Liban.

Pressé par les US, Netanyahu aurait rejeté la proposition concernant une opération terrestre au Liban

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sort de son bureau à la Knesset, le parlement israélien à Jérusalem, le 3 juin 2026. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Au cours d’une réunion restreinte qui était consacrée, hier soir, à la sécurité, et qui était organisée à l’initiative du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’armée israélienne a présenté au chef du gouvernement et à d’autres ministres une proposition de manœuvres terrestres de grande envergure au Liban, mais Netanyahu a émis des réserves face aux pressions américaines exercées contre une nouvelle escalade, a signalé la radio militaire.

Le ministre de la Défense, Israel Katz, et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, ont soutenu la proposition, tandis que Netanyahu a hésité après l’intervention du président américain Donald Trump en début de semaine – il avait empêché les frappes prévues par Israël contre des cibles du Hezbollah à Beyrouth et des opérations plus larges au Liban, selon la station de radio.

Dans la nuit, le département d’État américain a annoncé qu’Israël et le Liban avaient convenu de renouveler leur fragile cessez-le-feu et d’établir plusieurs zones de sécurité « pilotes » dans le sud du Liban, dont le Hezbollah serait exclu.

En vertu de cet accord, les Forces armées libanaises assumeront le contrôle total de ces zones, bien que les détails de la mise en œuvre de cette proposition restent flous.

Le bureau du Premier ministre n’a pas commenté le reportage diffusé par la radio militaire. Il n’a pas non plus apporté de précisions supplémentaires sur les accords de cessez-le-feu.

Le casque bleu tué dans le sud du Liban était serbe – ministère de la Défense

Le casque bleu tué dans le sud du Liban était serbe, a annoncé jeudi le ministère serbe de la Défense, précisant qu’il est mort « des suites de blessures causées par la chute d’un missile sur la base de l’ONU ».

Né en 1989 le sergent-chef Milovan Jovanovic « a reçu des soins médicaux d’urgence dans un hôpital à l’intérieur de la base après avoir été blessé, puis a été transporté par hélicoptère au Centre médical universitaire de Beyrouth, où il est décédé vers 4h00 heures locales », a ajouté le communiqué du ministère.

Sud-Liban: La FINUL annonce qu’un soldat de la paix a été tué et deux autres blessés

Illustration : Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) observant des habitants déplacés, drapeaux du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah à la main, regagner leurs foyers par une route de fortune, construite à l'endroit où le pont de Qasmieh a été détruit par des frappes israéliennes, dans la région d'al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a indiqué qu’un de ses soldats de la paix a été tué et que deux autres ont été blessés lors d’une attaque au mortier qui est survenue dans le sud du Liban, hier dans la soirée.

La FINUL a précisé que des obus de mortier ont frappé l’une de ses positions près de Marjayoun, blessant grièvement un membre de la force d’observation qui a été transporté par avion vers un hôpital de Beyrouth.

Il a succombé à ses blessures ce matin.

« Deux autres soldats de la paix, également blessés, sont soignés dans un hôpital situé à proximité de la base de la FINUL », a-t-elle précisé.

Elle a expliqué avoir ouvert une enquête « afin de déterminer les circonstances exactes qui ont conduit à ce tragique incident ». Le communiqué n’a mentionné ni le Hezbollah, ni l’armée israélienne.

Khamenei aux Iraniens : toute action suscitant le pessimisme revient à aider l’ennemi

Des femmes passent devant une banderole sur laquelle figurent les portraits du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei (à gauche), et de son père, le Guide suprême assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, en Iran, le 12 mai 2026. (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)

Le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré dans un message que les ennemis de l’Iran, ayant été vaincus sur le champ de bataille, cherchaient désormais à saper la résilience du peuple et à semer la division au sein du pays.

Khamenei a appelé à l’unité nationale face à ces menaces et il a affirmé que toute action suscetible d’entraîner le pessimisme ou la frustration au sein de la population revenait à aider l’ennemi.

Ce message a été lu en son nom lors des cérémonies marquant l’anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Ruhollah Khomeini, ainsi qu’une importante fête chiite.

Iran: le guide suprême accuse les Etats-Unis et Israël de chercher à « diviser » la nation

Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 30 octobre 2024. (Crédit : Bureau du guide suprême/AFP)

Le guide suprême Mojtaba Khamenei a estimé jeudi dans une déclaration écrite que les Etats-Unis et Israël cherchaient à « diviser » la nation iranienne, après avoir subi un « revers cuisant » dans la guerre déclenchée contre son pays.

« Leur principal outil », pour affaiblir l’Iran, « est de semer les graines du doute, du désespoir, de la peur, de la méfiance et de la division », a écrit dans un texte qui a été lu en public Mojtaba Khamenei, ajoutant que « l’ennemi malveillant » avait subi un « revers cuisant sur le champ de bataille ».

Le Forum de l’état-major tient une réunion d’évaluation hebdomadaire en présence des maires du nord

Le chef d’état-major de Tsahal, le général de corps d’armée Eyal Zamir, et les hauts responsables de l’armée ont rencontré les maires et les dirigeants des conseils locaux de la frontière nord, le 4 juin 2026. (Crédit: Tsahal)

Le Forum de l’état-major général de l’armée israélienne a accueilli les maires et les dirigeants des conseils locaux de la frontière nord lors de son évaluation hebdomadaire, ce matin.

« Notre mission est claire : vous rendre la paix et la sécurité à long terme. Nous nous engageons à créer ici, au fil du temps, une meilleure réalité en matière de sécurité », a indiqué le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, aux maires, selon les propos qui ont été fournis par Tsahal.

Israël dit qu’il frappera Beyrouth en cas d’attaques du Hezbollah contre son territoire

Le ministre de la Défense, Israel Katz, s'exprimant lors d'une cérémonie marquant la restitution d'une pierre du mur Occidental, qui avait été conservée aux quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, au Centre Davidson dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 4 mai 2026. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Israël frappera Beyrouth en cas d’attaques contre son sol, a déclaré jeudi le ministre de la Défense Israël Katz, affirmant que l’accord israélo-libanais annoncé dans la nuit pour un cessez-le-feu au Liban y prévoyait la poursuite des opérations israéliennes.

Cette « déclaration de principes » entre Israël et le gouvernement du Liban prévoit dans le sud du Liban « que l’armée, à ce stade, poursuive ses tirs et ses opérations sur le terrain » et se maintienne dans la « zone de sécurité » frontalière « y compris dans le secteur de Beaufort et sans retour de la population (libanaise) ».

Tsahal continue de frapper le Hezbollah dans le sud du Liban malgré la trêve

Malgré le cessez-le-feu au Liban, l’armée israélienne a affirmé qu’elle continuait de frapper le Hezbollah dans le sud du pays.

« Les combats se poursuivent dans le sud du Liban, Tsahal continuant de prendre pour cible les installations et les infrastructures du Hezbollah situées dans et à proximité de vos villages », a prévenu le porte-parole de l’armée, le colonel Avichay Adraee.

Il a averti les habitants du sud du Liban de ne pas se rendre au sud du fleuve Zahrani « jusqu’à nouvel ordre ».

« Ceux qui se rendent dans le sud mettent leur vie en danger », a-t-il ajouté.

Katz salue la trêve au Liban : « Nous avions promis la sécurité aux habitants du nord, et nous avons tenu notre promesse »

Le ministre de la Défense, Israel Katz, lors d’un vote sur le budget de l’État à la Knesset, le 30 mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense, Israel Katz, a salué le cessez-le-feu négocié par les États-Unis au Liban, déclarant que « les membres de l’opposition doivent présenter leurs excuses et reconnaître cette grande réussite au Liban, tant sur le terrain qu’au niveau diplomatique ».

Cet accord, a-t-il dit dans un communiqué, est « l’expression de la réalité que nous avons créée au Liban jusqu’à présent. Une réalité qui peut mener à un accord de paix avec l’État libanais ».

« Nous avons promis la sécurité aux habitants du nord, et nous avons tenu notre promesse », a-t-il continué

« La déclaration comprend une position sans équivoque sur le désarmement du Hezbollah, le retrait des terroristes du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani, la présence continue de l’armée israélienne dans la zone de sécurité, et la liberté d’action pour Israël », a-t-il précisé.

Une déclaration conjointe faite par Israël et le Liban, hier soir, a indiqué que la trêve était « subordonnée » à la cessation des tirs de la part du Hezbollah et à son retrait au nord du Litani.

Depuis lors, Israël a intercepté une « cible aérienne suspecte » à proximité de la frontière libanaise, et les médias libanais ont fait état de frappes de drones israéliens dans le sud du pays.

Les médias libanais font état de frappes israéliennes au sud -Liban

Les médias officiels libanais ont fait état de frappes israéliennes dans le sud du pays, jeudi dans la matinée, quelques heures après l’annonce, par Israël et le Liban, de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu conditionnel à l’issue de pourparlers à Washington.

L’Agence nationale d’information (NNA), gérée par l’État, a signalé que des drones israéliens ont frappé des routes à plusieurs endroits dans le sud du Liban, précisant qu’au moins une de ces attaques a fait des victimes.

L’accord annoncé à Washington stipule que le cessez-le-feu est « subordonné à la cessation complète des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah » des zones situées au sud du fleuve Litani.

Il est difficile de dire exactement comment les zones de sécurité seront établies, mais l’accord prévoit que l’armée libanaise prendra le contrôle total de ces secteurs.

Ben Gvir : le cessez-le-feu au Liban est une « grave erreur »

Le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, présidant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 25 mai 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a dénoncé le cessez-le-feu négocié par les États-Unis au Liban, le qualifiant de « grave erreur ».

« Le Hezbollah n’a pas quitté la zone située au sud du fleuve Litani, et l’armée libanaise n’a aucun moyen de le contraindre à se retirer », a écrit le ministre d’extrême droite sur le réseau social X.

« L’État libanais est un partenaire du Hezbollah. Il y a des ministres au sein de son gouvernement qui représentent le Hezbollah, et des proches de terroristes du Hezbollah servent dans l’armée libanaise », a-t-il continué.

Ben Gvir a prédit que « dans la pratique, le Hezbollah ne fera que se renforcer, et au lieu de le vaincre, Israël accepte le fait de son existence ».

« Il y a des moments où il faut dire ‘non’, même au président des États-Unis, et si nous ne le faisons pas, nous affronterons le Hezbollah la prochaine fois, alors qu’il sera plus fort et plus dangereux », a-t-il prévenu.

Le ministre a demandé la tenue d’une réunion plénière du gouvernement et un vote sur le cessez-le-feu.

Une « cible aérienne suspecte » a déclenché les sirènes au nord d’Israël après la proclamation du cessez-le-feu

L’armée israélienne a affirmé avoir repéré une « cible aérienne suspecte » qui a déclenché les sirènes dans la localité de Kfar Yuval, dans le nord du pays, quelques heures après la proclamation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban.

Le communiqué n’a pas précisé ce qu’il est advenu de la cible, indiquant seulement que l’incident est terminé et qu’il n’y a pas eu de blessés.

Par ailleurs, Tsahal a dit que les sirènes qui ont retenti dans la ville d’Arab al-Aramshe étaient une fausse alerte.

Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza – défense civile

Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur Gaza-City, a annoncé à l’AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest de le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d’Al-Shati, dans l’ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Trump aurait dit qu’il mettrait fin au cessez-le-feu si l’Iran tuait des soldats US

Le président américain Donald Trump aurait confié en privé à ses proches qu’il envisagerait de mettre fin au cessez-le-feu avec l’Iran si Téhéran devait tuer des soldats américains, a signalé le Wall Street Journal, citant les propos tenus par des responsables américains.

Reuters n’a pas été en mesure de vérifier cette information.

Israël et le Liban conviennent de « la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu » – déclaration commune

Israël et le Liban ont convenu mercredi de « la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » sous contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington.

« A l’issue des négociations menées sous l’égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu », qui sera subordonné « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani », peut-on lire dans cette déclaration signée des trois parties aux négociations.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d’un « accord global », ajoute la déclaration.

La Chambre des représentants US soutient une résolution symbolique visant à mettre fin à la guerre en Iran

WASHINGTON — La Chambre des représentants américaine a apporté son soutien à une résolution qui a été présentée par les démocrates et qui vise à suspendre la guerre en Iran jusqu’à ce que les hostilités soient autorisées par le Congrès – ce qui reflète l’inquiétude croissante du Congrès, y compris parmi les républicains du président américain Donald Trump, face à ce conflit.

La Chambre a voté par 215 voix contre 208, quatre républicains s’étant ralliés aux démocrates pour voter en faveur de la résolution sur les pouvoirs de guerre.

Trump indique vouloir dissocier les négociations sur le Liban de celles sur l’Iran

Le président américain Donald Trump s’exprime lors d’une réunion du Conseil des ministres à la Maison Blanche, à Washington, le 27 mai 2026. (Crédit: Jacquelyn Martin/AP)

Le président américain Donald Trump a indiqué souhaiter dissocier les négociations sur le conflit au Liban de celles qui portent sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, même si Téhéran insiste sur le fait que ces conflits sont liés.

« Je voudrais les dissocier, je voudrais que ce soit deux choses distinctes, car c’est le cas, c’est distinct », a expliqué Trump aux journalistes.

Tsahal enquête sur l’utilisation par le Hezbollah de drones équipés de caméras de vision nocturne

L’armée israélienne a dit enquêter sur l’utilisation par le Hezbollah de drones à vision à la première personne (FPV) – des drones qui sont dotés, semble-t-il, de capacités de vision nocturne.

Le groupe terroriste a diffusé, cette semaine, plusieurs vidéos montrant des drones FPV équipés de ce qui semble être des caméras thermiques. Deux soldats de Tsahal ont été tués lors d’attaques à la bombe qui ont été perpétrées par des drones cette semaine, en pleine nuit.

« L’armée israélienne élabore en permanence et de manière cohérente des réponses pour faire face à la menace des drones dans tous les secteurs », a dit l’armée en réponse à une question.

Tsahal a expliqué que la menace des drones était « une menace dynamique et en constante évolution, caractérisée par des outils peu coûteux, facilement accessibles et présentant un haut degré de variabilité ».

« Les tendances sur le terrain, y compris l’utilisation de capacités de vision nocturne, sont connues et font l’objet d’études », a noté l’armée israélienne.

L’armée a indiqué que « divers processus d’évaluation sont menés parallèlement à la mise en œuvre de solutions et de méthodes opérationnelles pour faire face à la menace, conformément aux enseignements tirés du terrain et à l’évaluation de la situation opérationnelle ».

Trump laisse entendre que les négociations avec l’Iran pourraient aboutir ce week-end

Le président américain Donald Trump s'exprime dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, mercredi 3 juin 2026, à Washington. (Crédit: AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a affirmé que les négociations avec l’Iran pourraient aboutir ce week-end qu’elles et se déroulent « très bien ».

« J’ai entendu dire que les négociations se passaient très bien en fait », a indiqué Trump aux journalistes, ajoutant à propos d’un éventuel accord : « Cela pourrait ne pas se faire… Cela pourrait se faire ce week-end ».

Le Hamas reporte les pourparlers avec les médiateurs de Gaza en Égypte

Une réunion entre le Hamas et les médiateurs chargés de la trêve à Gaza en Égypte a été reportée à dimanche, selon une source proche du groupe terroriste palestinien qui a exigé qu’Israël mette un terme aux attaques commises sur le territoire de l’enclave côtière.

La réunion était initialement prévue mercredi dans la ville méditerranéenne d’El-Alamein et elle devait réunir une délégation du Hamas dirigée par le négociateur en chef Khalil al-Hayya, ainsi que des factions palestiniennes – comme le groupe terroriste du Jihad islamique – et des médiateurs d’Égypte, de Turquie et du Qatar.

« Le Hamas et les factions palestiniennes devraient entamer des réunions consultatives au Caire samedi prochain », avant les rencontres entre les organisations terroristes palestiniennes et les médiateurs, dimanche, a dit une source proche des négociations.

Selon cette source, le Hamas a « demandé le report des pourparlers », les qualifiant d’inutiles face à « l’intransigeance israélienne ».

La Fed américaine estime que la guerre en Iran alimente une inflation « modérée à forte »

Aux États-Unis, les prix ont augmenté à un « rythme modéré à fort » ces dernières semaines, principalement en raison de la flambée des coûts énergétiques provoquée par la guerre en Iran, a indiqué la Réserve fédérale.

« Les districts ont noté que les coûts liés à l’énergie et au conflit au Moyen-Orient constituaient le principal facteur de pression inflationniste, avec des répercussions sur le transport maritime, l’emballage, l’alimentation et les engrais », a noté la Fed dans son « livre beige », une enquête sur la situation économique aux États-Unis.

Les États-Unis et Israël ont lancé la guerre contre l’Iran le 28 février, plongeant la région dans la tourmente alors que les attaques de représailles de Téhéran ont frappé les alliés régionaux de Washington et pratiquement bloqué le détroit d’Ormuz.

Le blocus de cette voie navigable vitale — par laquelle transitent environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz en temps normal — a entraîné une flambée des prix de l’énergie et perturbé considérablement les chaînes d’approvisionnement.

Le « Beige Book » de la Fed présente une synthèse nationale des informations recueillies par chacun des 12 districts de la banque centrale américaine à travers des entretiens avec des interlocuteurs clés du monde des affaires, des économistes et d’autres sour

Araghchi met en garde : toute attaque contre Beyrouth entraînera une « reprise totale de la guerre »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, arrivant pour participer à des entretiens avec le président russe Vladimir Poutine à la Bibliothèque présidentielle Boris Eltsine, à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 27 avril 2026. (Crédit: Dmitri Lovetsky/AP/Pool)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu que toute attaque contre la capitale libanaise, Beyrouth, entraînerait une « reprise totale » de la guerre au Moyen-Orient, alors qu’Israël intensifie sa campagne contre le Hezbollah.

« Toute attaque à l’encontre de Beyrouth aura de graves conséquences et conduira à une reprise totale de la guerre », a affirmé Araghchi à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, selon l’agence de presse Tasnim. « Nos forces armées sont prêtes à frapper Israël s’il attaque Beyrouth ».

Araghchi a ajouté que les voies de communication avec les États-Unis restaient ouvertes mais que « aucun progrès tangible » n’a été réalisé dans les négociations visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

« Les communications avec les Américains n’ont pas été coupées, et des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l’agression contre Beyrouth, mais aucun progrès tangible n’a été réalisé dans le processus de négociation », a-t-il expliqué.

« Le retour à la table des négociations est subordonné à la garantie des droits du peuple iranien, à la fin de la guerre au Liban et à l’apaisement des tensions dans la région ».

Tsahal a tué des terroristes qui représentaient une menace pour les soldats à Gaza

L’armée israélienne a affirmé avoir tué hier au moins deux terroristes palestiniens qui « représentaient une menace » pour les soldats dans la bande de Gaza.

Lors d’un incident survenu dans le sud de la bande, Tsahal a dit avoir frappé et tué Ahmed Abu Mughaysib, le chef d’une cellule du Jihad islamique palestinien chargée de lancer des roquettes.

Les militaires ont noté qu’Abu Mughaysib était impliqué dans des attaques lancées contre les soldats et contre les civils israéliens, et qu’il a aidé à « faciliter les tentatives de contrebande vers la bande de Gaza ».

Lors d’un autre incident survenu dans la nuit, une frappe a visé plusieurs terroristes du Hamas dans le centre de Gaza, qui, selon Tsahal, menaient des attaques contre les soldats, « représentant et « représentaient une menace imminente » pour les forces israéliennes.

Au moins un homm armée du Hamas a été tué lors de cette frappe, selon l’armée.

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