Tsahal doit sévir contre les violences des résidents d’implantation – procureur général de l’armée

Itaï Ofir rappelle que les soldats doivent faire cesser les agressions contre les Palestiniens, interpeller les suspects et les remettre à la police

Le procureur général de l'armée israélienne, le général de division Itaï Ofir (à gauche), et le chef du Commandement du Sud, le général de division Yaniv Asor, dans la bande de Gaza le 9 décembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Mardi, le général de division Itaï Ofir, procureur général de l’armée israélienne, a affirmé que les soldats devaient intervenir en cas d’actes de violence commis par des résidents d’implantation en Cisjordanie à l’encontre de Palestiniens.

« Le fait que l’arrestation et l’enquête concernant des civils israéliens relèvent de la responsabilité de la police israélienne ne dispense pas les soldats de Tsahal de leur obligation d’agir sur le terrain, en temps réel », a déclaré le juriste en chef de l’armée israélienne lors d’une conférence de l’Association internationale des avocats et juristes juifs (IJL) à Jérusalem.

Ofir a précisé que les ordres de Tsahal « sont clairs : les soldats confrontés à des actes de violence ne sont pas autorisés à rester les bras croisés ».

« Ils doivent intervenir, mettre fin à la violence, placer les suspects en garde à vue et les remettre à la police. Nous ne nous dérobons pas à notre responsabilité », a-t-il poursuivi.

« Lorsque des soldats sont impliqués dans ce type de violence, y compris des réservistes servant dans des unités de défense régionale [Hagmar], la politique est sans équivoque : leur service de réserve est interrompu, leurs armes sont confisquées et, le cas échéant, l’affaire est transmise aux autorités compétentes, à savoir la police militaire ou la police israélienne », a-t-il déclaré.

Concernant le film « NAZA », qui s’articule autour d’allégations selon lesquelles Israël aurait intentionnellement tué des civils dans la bande de Gaza à l’aide de l’intelligence artificielle, parmi une multitude d’autres crimes de guerre, Ofir a répondu que ce documentaire « est déconnecté de la réalité ».

« Le film déforme le sens du terme dont il tire son titre. NAZA signifie ‘dommages collatéraux’. Les évaluations des dommages collatéraux visent à estimer les préjudices attendus pour les civils. Leur seul objectif est de prévenir ces préjudices, ou à tout le moins de les réduire autant que possible compte tenu des circonstances », a-t-il déclaré.

« C’est pourquoi les évaluations des dommages collatéraux constituent un outil fondamental au sein des armées respectueuses du droit à travers le monde. Elles aident un commandant à estimer le nombre de personnes présentes dans une zone, à examiner la légalité d’une frappe et à déterminer les précautions nécessaires, notamment s’il convient de modifier ou d’annuler le plan de frappe, comme cela s’est produit à de nombreuses reprises au cours de cette guerre », a expliqué Ofir, ajoutant que « le film prend ce mécanisme de protection et le présente comme une manifestation d’indifférence ».

« Une armée indifférente ne compterait pas [les victimes civiles potentielles]. Elle se contenterait de frapper », a-t-il souligné.

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