Tsahal signe l’ordre de démolition de la maison du tireur de Tapuah
Muntasir Shalabi, 47 ans, est soupçonné d’avoir ouvert le feu sur un groupe d’adolescents israéliens qui étudiaient au séminaire religieux voisin de l’implantation d’Itamar
Le chef du commandement central de l’armée a signé dimanche un ordre de démolition de la maison d’un Palestinien accusé d’une fusillade en voiture en Cisjordanie qui a fait un mort et deux blessés, selon l’armée israélienne.
Tsahal a indiqué que la famille de Muntasir Shalabi, du village de Turmus Ayya, a été informée de l’ordre. L’ordre a été émis après qu’un appel déposé par la famille de Shalabi a été rejeté, a précisé l’armée.
Muntasir Shalabi, 47 ans, est soupçonné d’avoir conduit jusqu’au carrefour de Tapuah, dans le nord de la Cisjordanie, dimanche, et d’avoir ouvert le feu sur un groupe d’adolescents israéliens qui étudiaient au séminaire religieux voisin de l’implantation d’Itamar.
Yehuda Guetta, 19 ans, est décédé après avoir été grièvement blessé dans l’attaque terroriste.
Les deux autres blessés sont Benaya Peretz, 19 ans, de Beit Shean et Amichai Hala, de Safed, également âgé de 19 ans.
Shalabi, père de sept enfants, est originaire de la ville voisine de Turmus Ayya et ne semble pas affilié à des groupes terroristes palestiniens, selon le service de sécurité. Il est soupçonné d’avoir échappé pendant quelques jours à son arrestation grâce à l’aide de sa famille et de ses amis.
Des résidents de son village natal en Cisjordanie ont précisé auprès du quotidien Haaretz qu’il aurait la nationalité américaine.
L’arrestation a eu lieu lors d’une opération conjointe avec l’armée israélienne, qui a mené un raid dans un immeuble du village voisin de Silwad où Shabali avait trouvé refuge.
Les autorités israéliennes prennent souvent des mesures punitives telles que la démolition de maisons avant même une condamnation dans les cas d’attaques terroristes. Jérusalem défend cette pratique consistant à raser la maison familiale des assaillants comme moyen de dissuasion contre de futures agressions et les responsables ont fait valoir que la rapidité d’action était essentielle, affirmant que le facteur de dissuasion s’atténuait avec le temps.