Un militant de droite vise des manifestants anti-gouvernement avec du gaz poivré

La police interroge 2 hommes soupçonnés de s'être agressés mutuellement lors d'un rassemblement à Tel Aviv ; les manifestants projettent 'Vous êtes coupable' sur le mur du siège du Likud

Une altercation lors d'un rassemblement anti-gouvernement au cours duquel un manifestant a été attaqué au gaz poivré, à Tel Aviv, le 10 janvier 2026. (Crédit : Capture d'écran/Chaîne N12)

Un militant de droite aurait aspergé de spray au poivre des manifestants anti-gouvernement à Tel Aviv samedi soir, lors d’une altercation avec les participants à un rassemblement.

La police a déclaré avoir arrêté deux hommes, l’un âgé de 45 ans et originaire de Ramat Gan, l’autre âgé de 75 ans et originaire de Kiryat Tivon, soupçonnés de s’être agressés mutuellement.

L’affrontement s’est produit avant le début des discours lors du rassemblement hebdomadaire organisé sur la Place Habimah, à Tel Aviv.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on voit un homme portant un mégaphone autour du cou, probablement un partisan du gouvernement, se promener parmi les manifestants.

Lorsque deux hommes d’un certain âge l’interpellent et lui demandent de partir, une bagarre éclate et les deux hommes se mettent à le tirer. Ce dernier sort alors un spray au poivre et l’utilise contre l’un des deux hommes plus âgés.

Aucun blessé n’a été signalé.


Les deux personnes impliquées ont été emmenées pour être interrogées, a déclaré la police.

Il y a deux semaines, la police était intervenue après qu’un homme avait tenté à deux reprises de monter sur scène pour perturber une manifestation sur la Place Habima.

Lors de la manifestation de samedi soir, l’ancien chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Ami Ayalon, devenu un fervent détracteur du gouvernement Netanyahu, a déclaré : « Israël n’est plus une démocratie libérale. »

Attaquant les partis de droite dure de la coalition, il a accusé ce qu’il a qualifié de « gouvernement malfaisant dirigé par une minorité messianique pour devenir une théocratie non démocratique » de perpétuer la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza afin de rester au pouvoir.

Bien qu’un cessez-le-feu conclu en octobre ait mis fin à la guerre à Gaza, déclenchée en octobre 2023 par l’assaut barbare et sanglant du sud d’Israël par le Hamas, la trêve a laissé la moitié de l’enclave sous contrôle israélien et l’autre moitié aux mains du groupe terroriste. Les progrès vers la deuxième phase du cessez-le-feu négocié par les États-Unis, qui vise à régler la situation à Gaza après la guerre et à promouvoir la paix dans la région, sont au point mort, principalement en raison du refus du Hamas de désarmer.

Après la fin du rassemblement, certains manifestants ont défilé jusqu’au siège du parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likud, situé dans la rue King George, où le slogan « Vous êtes le chef, vous êtes coupable » a été projeté sur la façade du bâtiment.

La grande façade blanche du bâtiment Metzudat Zeev, qui comporte relativement peu de fenêtres, a souvent été la cible de manifestants projetant des slogans anti-gouvernement.

Ce slogan a été utilisé dans une série d’affiches publicitaires et de spots télévisés exigeant la démission de Netanyahu, orchestrés par l’organisation « Lohamei Kippur », composée comme son nom l’indique d’anciens combattants de la Guerre de Kippour de 1973.

Le slogan « Vous êtes le chef, vous êtes coupable » projeté sur la façade du siège du parti Likud, à Tel Aviv, en juin 2024. (Crédit : Capture d’écran/X)

Plus tôt samedi, sept personnes ont été arrêtées lors d’une manifestation hebdomadaire devant le domicile du ministre de l’Éducation Yoav Kisch à Hod HaSharon. Elles ont ensuite été déférées devant le juge pour une audience de mise en détention provisoire.

Vêtus de vêtements qatariens et brandissant des liasses de billets, les manifestants protestaient contre le gouvernement au sujet de l’affaire dite du « Qatargate », qui repose sur des allégations selon lesquelles des conseillers proches du bureau du Premier ministre auraient été payés pour servir les intérêts de Doha.

La police a été appelée sur les lieux après des plaintes pour tapage et trouble à l’ordre public, a rapporté Walla.

Les manifestants ayant ignoré les sommations de quitter les lieux, sept d’entre eux ont été arrêtés, selon le média.


Ils ont été emmenés au commissariat de Kfar Saba, où ils ont refusé de signer les documents nécessaires à leur libération sous conditions, a rapporté Ynet.

La députée Naama Lazimi (Avoda) s’est rendue sur place et a apporté des vêtements chauds aux manifestants, mais ceux-ci les ont refusés, selon Ynet.

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