Un ministre dément que Netanyahu ait signé un document sur un compromis territorial
Yariv Levin affirme que les négociations entre la coalition et le parti de centre gauche n'ont pas abouti à cause des règles de la coalition, et non pas à cause des avant-postes
Un ministre du Likud a rejeté les propos qui affirment que le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait co-signé un document avec le chef de l’opposition Isaac Herzog (Union sioniste) pour lancer une nouvelle initiative de paix régionale. Cette initiative consistait à échanger des terres et s’inscrivait dans un projet, qui s’est révélé infructueux, de faire entrer le parti de centre gauche dans un gouvernement d’unité nationale à l’automne dernier.
Les chefs de partis rivaux devaient proposer, en septembre, un texte en anglais à l’intention des états arabes affirmant, en huit points, qu’Israël « cherche à mettre fin au conflit et à toutes les revendications, à obtenir la reconnaissance mutuelle entre les deux États-nations, des arrangements de sécurité durable et une solution territoriale, qui, entre autres choses, reconnaîtra les centres de population existants. »
Selon le quotidien Haaretz, qui a publié le texte, l’initiative proposée n’a jamais vu le jour parce que Netanyahu aurait choisi, avec la coalition de droite, de se concentrer sur le démantèlement de l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie.
Les députés des partis de droite de la coalition ont défendu la construction des implantations en Cisjordanie, tandis que les Palestiniens et autres partisans de la solution à 2 États les perçoivent comme un obstacle à la paix.
La députée de l’Union sioniste Tzipi Livni a confirmé dans une interview accordée à la radio militaire lundi que Netanyahu s’est opposé à faire entrer le parti de centre gauche dans la coalition « parce qu’il a vu [Naftali] Bennett » et a décidé de se lancer avec le chef du parti pro-implantation Habayit Heyehudi.
Plus tard, dans le même programme radio, il a été demandé au ministre du tourisme Yariv Levin, qui s’oppose également aux compromis territoriaux, si Netanyahu avait signé ce fameux document en huit points.
« Non, bien sûr que non, a dit Levin. S’il l’avait signé, un gouvernement conjoint aurait été établi, et ce n’est pas le cas. »
Ce qui a fait échouer les négociations, c’est que l’Union sioniste a refusé d’entrer dans la coalition sur la base des directives établies quand le gouvernement a été établi en 2015, a-t-il dit.
« Mais le document en huit points parlait de concessions territoriales », a dit le journaliste Razi Barkai.
« C’est juste, a répondu Levin. Et c’est pourquoi [l’entrée du parti travailliste] ne s’est pas faite. »
Levin a ajouté qu’il n’avait pas connaissance de ce document. « Je n’ai jamais rien vu de tel, et je serais surpris s’il existe. »
« De ce que je sais, c’est exactement l’inverse [et Netanyahu a exprimé clairement] que « nous serions heureux d’agrandir le gouvernement, mais seulement sur la base de nos directives et du gouvernement existant », a-t-il dit.
Si le Parti travailliste avait rejoint la coalition, il aurait été « impossible d’en maintenir la stabilité », a-t-il ajouté.
Toujours sur le même programme, le ministre de l’Agriculture Uri Ariel (Habayit Hayehudi) a critiqué Netanyahu qui aurait soutenu la proposition d’échange de terres pour la paix.
« Vous êtes assis avec quelqu’un au gouvernement, et en même temps, vous faites des choses horribles… Cette [nouvelle initiative de paix] ne va clairement pas se produire. Je pense que le Premier ministre connait notre position, elle est très claire. »
Selon Haaretz, le contenu du texte ainsi que les projets du sommet ont été communiqués aux diplomates égyptiens et jordaniens, ainsi qu’au secrétaire d’État américain de l’époque John Kerry et à l’envoyé spécial du Quartet pour le Moyen Orient, Tony Blair.
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