Un proche d’otage se dit peu convaincu que les captifs soient la priorité de Netanyahu
Suite à la réunion avec le Premier ministre à Washington, le beau-frère d'Omri Miran a souligné qu'il serait possible de ramener les 50 otages en une fois
Après avoir participé, mercredi, à Washington, à la réunion entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et des familles d’otages, le beau-frère d’Omri Miran, a déclaré, vendredi, qu’il n’était « pas convaincu » que les otages se trouvaient au premier rang des priorités du Premier ministre.
Moshe Lavi a publié cette critique en réponse à un message publié par Netanyahu sur le réseau social X, dans lequel le Premier ministre résumait la réunion qu’il avait eue avec les familles des otages.
« Leur douleur est celle de toute une nation », a écrit Netanyahu, ajoutant qu’il avait veillé à ce que la question reste au premier plan tout au long de ses réunions avec le président américain Donald Trump à Washington.
« Nous travaillons de toutes nos forces pour ramener tous les otages, vivants ou morts. Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas ramené tout le monde à la maison », a poursuivi le Premier ministre.
Dans sa réponse à Netanyahu, Lavi a rapporté ce qu’il avait dit au Premier ministre lors de leur rencontre de mercredi : « Le sort des otages et notre contrat social sont en jeu si vous optez à nouveau pour un [accord sur les otages] partiel, et non pour la formule que l’administration Trump juge possible, à savoir le retour des 50 otages, même au prix de la fin de la guerre. »
Les responsables de l’administration Trump ne se sont pas publiquement opposés au cadre d’un cessez-le-feu partiel que Netanyahu préfère, car cela lui permettrait de reprendre la guerre. Cependant, des familles d’otages ont déclaré au Times of Israel que des responsables américains leur avaient dit qu’ils estimaient qu’Israël était en mesure de mettre fin à la guerre et de s’occuper de ce qu’il reste des des capacités armées du groupe terroriste palestinien du Hamas à une date ultérieure.
Les responsables du Hamas ont déclaré qu’ils libéreraient tous les otages israéliens restants en une seule fois, à condition qu’Israël accepte un cessez-le-feu permanent.
Netanyahu a rejeté cette proposition, insistant sur le fait qu’il ne mettrait fin à la guerre que si une liste de conditions était remplie, à savoir la reddition du Hamas et la remise de ses armes. Il est également sous la pression de certains de ses partenaires de coalition, qui ont menacé de faire tomber son gouvernement s’il accepte de mettre fin à la guerre dans l’état actuel des choses.
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