Une athlète iranienne de taekwondo refuse d’affronter une Israélienne
La République islamique d'Iran ne reconnaît pas l'État d'Israël, son ennemi juré depuis 1979, et interdit tout contact entre athlètes iraniens et israéliens
Une jeune athlète iranienne s’est retirée d’un tournoi de taekwondo au Kenya où elle devait combattre une adversaire israélienne, a annoncé mercredi un média local iranien.
« Rozhan Goudarzi s’est retirée de la compétition lors des Championnats du monde des moins de 21 ans de taekwondo, car elle se trouvait dans le même groupe qu’une athlète du régime sioniste », a annoncé l’agence Isna en référence à Israël.
La République islamique d’Iran ne reconnaît pas l’État d’Israël, son ennemi juré depuis 1979, et interdit tout contact entre athlètes iraniens et israéliens.
En novembre, Goudarzi a remporté une médaille de bronze avec l’équipe iranienne aux Jeux de la solidarité islamique en Arabie saoudite.
L’agence Isna rapporte que les autorités iraniennes ont protesté contre la situation mais la Fédération mondiale a indiqué qu’elle ne pouvait apporter aucune modification au calendrier de la compétition.
Fin août 2023, un haltérophile iranien a été suspendu par les autorités du pays après avoir serré la main d’un sportif israélien au cours d’une compétition en Pologne.
Le jeune prodige des échecs Alireza Firouzja a quitté son pays après que la fédération iranienne lui a interdit de disputer le championnat du monde en 2019 de crainte qu’il y affronte un joueur israélien. Naturalisé français, il représente désormais ce pays dans les compétitions internationales.
Pendant des années, des sportifs iraniens se sont arrangés pour éviter de rencontrer des Israéliens en compétition en se faisant disqualifier ou en fournissant des certificats médicaux.
En 2021, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait exhorté les sportifs à « ne pas serrer la main d’un représentant du régime criminel [israélien] pour obtenir une médaille ».
La guerre à Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a exacerbé les tensions entre les deux pays qui ont chacun mené des frappes contre l’autre.
Lancée le 13 juin, l’Opération « Rising Lion » en Iran avait pour objectif d’éliminer la « menace existentielle » que représentent le programme nucléaire iranien et ses capacités en matière de missiles balistiques.
Israël affirme que son opération de grande envergure contre les principaux dirigeants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, les scientifiques nucléaires, les sites d’enrichissement d’uranium et le programme de missiles balistiques était nécessaire pour empêcher la République islamique, qui a juré de détruire l’État juif, de se rapprocher de la fabrication d’armes atomiques.
Selon les autorités iraniennes, les frappes israéliennes sur l’Iran ont tué au moins 224 personnes.
La République islamique a toujours nié chercher à se doter d’armes nucléaires. Elle a toutefois enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a empêché les inspecteurs internationaux de contrôler ses installations nucléaires et a renforcé ses capacités en matière de missiles balistiques. Israël a averti que Téhéran avait récemment pris des mesures en vue de militariser ce programme.
La République islamique a riposté aux attaques israéliennes en lançant plus de 550 missiles balistiques et environ un millier de drones en direction d’Israël.
Selon les autorités sanitaires, ces attaques ont fait 28 morts et des milliers de blessés en Israël. Les missiles ont notamment touché des immeubles d’habitation, l’Institut Weizmann, une université et un hôpital, causant d’importants dégâts.
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