Veillées, commémorations et manifestations un mois après le massacre du Hamas
À Jérusalem, Tel Aviv, Eilat entre autres, les citoyens se rassemblent pour pleurer les atrocités du 7 octobre, alors que le pays a été secoué par la pire attaque de son histoire
Un mois après le pire attentat de l’histoire de l’État juif, les Israéliens de tout le pays ont participé à des veillées, des rassemblements commémoratifs, des prières et des manifestations, alors que la nation continue d’être confrontée à ce massacre dévastateur.
Plus de 1 400 personnes ont été tuées dans le sud d’Israël après que des terroristes palestiniens du Hamas ont franchi la frontière à l’aube du 7 octobre, se sont déchaînés sur les communautés proches de Gaza et ont fauché des fêtards lors d’un festival de musique, prenant également en otage au moins 245 personnes.
Alors que la nation pleure ses pertes, de nombreuses familles n’ont toujours pas pu tourner la page, les corps de seulement 736 civils et 348 membres des forces de sécurité ayant été autorisés à être enterrés depuis lundi.
Les autorités affirment que 100 autres corps ont été identifiés et que d’autres dépouilles sont en cours d’identification, tandis que des dizaines d’Israéliens sont toujours considérés comme « disparus », sans que Tsahal ne confirme qu’ils sont en captivité.
À Tel Aviv, à Jérusalem et dans tout le pays, des personnes en deuil se sont rassemblées pour marquer ce sombre anniversaire. De grandes commémorations ont eu lieu à Eilat et à la mer Morte, où de nombreux survivants des villes et des kibboutzim les plus durement touchés ont séjourné depuis qu’ils ont été secourus.
Tout au long de la journée, de nombreux lieux, y compris la Knesset, ont observé des minutes de silence à la mémoire des morts.
Une grande veillée s’est tenue au mur Occidental de Jérusalem, avec une prirère pour la libération des otages et un hommage à ceux dont la vie a été brutalement interrompue.
Les participants ont prié, pleuré et chanté alors qu’ils se rassemblaient sur le site sacré dans la Vieille Ville de la capitale, allumant un « flambeau de la vie » en guise de mémorial.
Des commémorations ont également eu lieu devant la Knesset, certains profitant également de l’occasion pour protester contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et exiger sa démission et celle de son gouvernement.
Maoz Yinon, dont les parents Bilha et Yaakov ont été tués à Netiv HaAsara, a pris la parole lors de cette brève manifestation et a promis de s’asseoir dans une tente devant la Knesset jusqu’à la chute du gouvernement : « J’appelle tout Israël à venir et à être avec nous, à nous rejoindre sur le chemin de la construction d’un nouvel espoir et de l’égalité. »
Sur le Kikar Dizengoff à Tel Aviv, des bougies ont été allumées, et des photos de victimes ou de captifs ont été déposées, lors d’une veillée sobre.
Sur la place HaBima, des milliers de personnes se sont rassemblées pour marquer l’événement, autour d’une installation de centaines de lits et de berceaux symbolisant les otages, en regardant une cérémonie projetée sur le mur extérieur du théâtre national.
Devant la Kirya, le quartier général de Tsahal à Tel Aviv, les manifestants ont utilisé des animaux en peluche et des poupées pour représenter les otages, alors que les manifestants demandaient au gouvernement d’agir pour ramener leurs proches à la maison.
Dans pratiquement toutes les villes du pays, les habitants se sont rassemblés pour marquer cette date solennelle, alors qu’Israël continue de mener sa difficile guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.
Toutes les chaînes de télévision nationales ont également diffusé des programmes spéciaux pour marquer le mois qui s’est écoulé depuis le massacre.
Des milliers de personnes se sont rassemblées dans la ville la plus méridionale d’Eilat, qui a vu ses effectifs grossir avec un énorme afflux de personnes évacuées, pour une cérémonie qui comprenait la récitation de la prière du Yizkor, l’hymne national « l’Hatikvah », l’allumage d’une torche commémorative et la mise en berne du drapeau.
Jessica Steinberg et l’AFP ont contribué à cet article.
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