Witkoff lance des discussions entre Israël, le Qatar et les Etats-Unis à New York

Selon Axios, il s'agissait de 'la réunion au plus haut niveau entre ces pays depuis l'accord pour mettre fin à la guerre à Gaza, pour lequel le Qatar a joué un rôle clé de médiateur'

L'envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprime dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 28 mai 2025, à Washington. (Crédit : Andrew Harnik/Getty Images/AFP)

Les Etats-Unis ont accueilli dimanche de discrètes discussions entre Israéliens et Qataris à New York, a confirmé à l’AFP un haut responsable de la Maison Blanche, trois mois après la frappe israélienne sur le territoire de l’allié américain dans le Golfe.

Ce haut responsable a confirmé que la réunion avait eu lieu, sans donner de détails.

C’est Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump pour les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, qui en était l’hôte, a rapporté par ailleurs le média américain Axios en citant deux sources anonymes, ajoutant que le chef du Mossad David Barnea s’était déplacé côté israélien.

Selon Axios, il s’agissait de « la réunion au plus haut niveau entre ces pays depuis l’accord pour mettre fin à la guerre à Gaza, pour lequel le Qatar a joué un rôle clé de médiateur ».

Interrogé par l’AFP, le département d’Etat américain n’a pas fait de commentaire.

Les Etats-Unis sont de très proches alliés de ces deux pays, mais Israël et le Qatar n’ont pas normalisé leurs relations diplomatiques.

Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani (2e à gauche), s’adresse au panel en tant que modérateur, en présence de la journaliste internationale Christiane Amanpour (à gauche), de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas (3e à gauche), du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan (2e à droite), et du ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares (à droite), lors du Forum de Doha, le 6 décembre 2025. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Samedi, le Qatar et l’Egypte ont tous deux appelé au retrait des troupes israéliennes du territoire palestinien et au déploiement rapide d’une force internationale de stabilisation pour consolider la fragile trêve.

« Nous sommes à un moment critique (…) Nous ne pouvons pas encore considérer qu’il y a un cessez-le-feu, un cessez-le-feu ne peut être complet qu’avec le retrait total des forces israéliennes, (et) un retour de la stabilité à Gaza », a affirmé le Premier ministre qatari Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani.

Le Qatar a joué un rôle clé de médiateur dans les pourparlers indirects entre Israël et le Hamas depuis le déclenchement de la guerre, provoquée par l’attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Ce pays du Golfe fait partie des garants du fragile accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, aux côtés de l’Égypte, des États-Unis et de la Turquie.

Début septembre, une frappe israélienne sans précédent, dont Donald Trump avait dit être « très mécontent », avait visé une réunion de négociateurs du Hamas dans la capitale qatarie, Doha, faisant six morts.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche le 29 septembre 2025, au moment où le Premier ministre appelle son homologue qatari. Un haut responsable qatari est assis entre le Secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, et l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. (Maison Blanche)

Fin septembre, juste après les excuses du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu auprès du Qatar, la Maison Blanche avait annoncé la mise en place d’un groupe entre les trois pays pour « améliorer la coordination, renforcer la communication, résoudre les griefs mutuels et intensifier les efforts collectifs pour prévenir les menaces. »

Axios écrit que la rencontre de dimanche à New York était la première dans ce cadre.

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