Les victimes depuis le 7 octobre

Zechariah Haber, 32 ans, père de 3 enfants et brillant chercheur en phytologie

Ce sergent-chef a été tué le 16 janvier 2024 durant des combats contre le Hamas dans le nord de la bande de Gaza

Le sergent-chef (Rés.) Zechariah Pesach Haber. (Crédit : Armée israélienne)

Le sergent-chef (réserve) Zechariah Pesach Haber, 32 ans, du 87e bataillon de la 14e Brigade blindée, a été tué le 16 janvier 2024, lors de combats contre le Hamas dans le nord de Gaza. Il venait de Jérusalem.

Le 8 octobre 2023, il avait été appelé à servir dans la réserve. D’abord stationné dans le sud d’Israël, il avait rejoint Gaza dans le cadre de l’offensive terrestre, où il occupait la fonction de chargeur de char. Il a été tué au combat dans le nord de Gaza en janvier, aux côtés de son camarade, le sergent-major (réserve) Yair Katz.

Zechariah a été enterré sur le mont Herzl, à Jérusalem, le 17 janvier. Il laisse derrière lui son épouse, Talia, leurs trois enfants, Sedael, 5 ans, Yosef, 3 ans, et Nachliel, 10 mois, ses parents, Miriam et Aharon, ainsi que ses trois frères, Netanel, Noam et Yisrael.

Né dans le New Jersey, Zechariah avait 8 ans lorsqu’il a fait son alyah avec sa famille, en 1999, selon un site web commémoratif. Aîné de quatre frères, il a grandi à Jérusalem, où il a fréquenté des écoles religieuses.

Une fois son diplôme d’études secondaires en poche, Zechariah s’était inscrit au programme hesder de la yeshiva Har Etzion, qui associe étude de la Torah et service militaire. Ce n’est qu’après sa mort que sa famille a découvert qu’il avait, pendant ses études à la yeshiva, rédigé une impressionnante encyclopédie halakhique, qu’elle s’efforce aujourd’hui de faire publier à titre posthume.

Zechariah a servi dans le corps des blindés, où il est devenu commandant de char. Après sa démobilisation, il a obtenu une licence et une maîtrise en sciences du végétal à la faculté d’agriculture de l’université hébraïque de Rehovot.

Durant ses études, il a rencontré Talia Friedman, nouvelle arrivée en Israël, également originaire du New Jersey. Après leur mariage en 2017, tous deux se sont installés à Rehovot, puis à Jérusalem, où ils sont devenus les heureux parents de trois enfants.

Lorsqu’il a été tué, Zechariah était doctorant en phytologie à l’université de Tel Aviv, menant des recherches sur l’amélioration de la productivité des cultures dans des conditions climatiques difficiles. Son diplôme lui a été décerné à titre posthume en juillet 2024, et remis à sa femme ainsi qu’à ses parents.

Talia, la femme de Zechariah, a déclaré au Jerusalem Post que son mari « était une personne extrêmement brillante », soulignant qu’en plus de ses nombreux accomplissements universitaires, il parlait couramment plusieurs langues, dont le russe et l’arabe. « Il avait tellement de projets parallèles. »

Il a toujours fait preuve d’humilité, traitant en outre chacun avec justice et respect, a-t-elle ajouté.

« Il n’aimait pas se trouver au-dessus des autres », a-t-elle confié. « Zechariah ne voulait pas être commandant. Il n’aimait pas l’idée d’une distance entre lui et les autres. Qu’il s’agisse d’une personne handicapée, d’enfants, d’un pompiste dans le New Jersey ou de la caissière du supermarché en bas, il ne s’est jamais senti supérieur à personne. »

Miriam, la mère de Zechariah, dans un article publié sur la plateforme de blogs en anglais du Times of Israel, a décrit son fils comme « un mari et un père de trois jeunes enfants aimant, gentil, drôle, humble et brillant, un talmid haham (érudit de la Torah) et un jeune scientifique prometteur ».

Ses amours et ses passions, a-t-elle raconté, étaient nombreuses et diverses, reflétant « un vaste éventail de centre d’intérêt et de passions : la Torah, les sciences agricoles, la poésie hébraïque, la randonnée à la découverte de sa terre bien-aimée d’Israël et l’attention qu’il portait aux habitants du sud du pays, qu’il montrait en passant une partie de chaque Yom HaAtsmaout dans cette région ».

Sa famille tient plus que tout à ce que les hommages qui lui seront rendus « célèbrent la vie extraordinaire, optimiste et heureuse de Zechariah », a-t-elle souligné, illustrant « la beauté de vie de Zechariah telle qu’il l’a vécue, avec tant de détermination, de passion et de gentillesse ».

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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