Zohar : Qualifier le 7-Octobre de « massacre » revient à prendre une « position de victime »

L’explication du ministre de la Culture suscite de nouvelles protestations, des proches de victimes accusant le gouvernement de vouloir réécrire l'Histoire

Le ministre de Culture et Sports, Miki Zohar, assistant à une séance plénière dans la salle plénière de la Knesset, à Jérusalem, le 26 novembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar (Likud), a justifié jeudi la demande du gouvernement de supprimer le mot « massacre » du titre d’un projet de loi visant à commémorer le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, affirmant que l’utilisation de ce terme traduisait une « culture de la victimisation ».

Cette décision a suscité l’indignation des proches des victimes de cette attaque, la pire de l’histoire d’Israël. Ces derniers accusent le gouvernement de vouloir réécrire l’Histoire.

Mercredi, une commission de la Knesset a approuvé cette demande et a fait avancer le projet de loi, qui porte désormais un titre faisant référence aux « événements » du 7-Octobre.

Zohar, membre du parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a défendu cette décision dans une interview accordée à la chaîne publique Kan.

« L’État d’Israël est un État fort », a-t-il déclaré.

« L’époque où il était possible de massacrer l’État d’Israël est révolue. Malheureusement, il est possible de tuer, de blesser et d’assassiner des citoyens israéliens, ce qui est très regrettable, et nous ferons tout, si Dieu le veut, pour empêcher que de telles choses se produisent. Mais il n’est plus possible de massacrer la nation israélienne. »

Interrogé par l’interviewer sur la pertinence de « voir les choses telles qu’elles sont », Zohar a répondu : « Je ne suis pas très porté sur la mentalité de victime. »

Hila Abir, dont le frère Lotan Abir a été assassiné par des terroristes du Hamas lors du festival de musique Nova, et qui s’est exprimée contre ce changement lors de la réunion de la commission mercredi, a déclaré à la chaîne N12 que les propos de Zohar faisaient de lui un négationniste.

« Plus rien ne me surprend, pas même les propos du ministre Zohar ce matin », a-t-elle ajouté.

« Quelle est la différence entre lui et ceux qui nient la Shoah ? Il y a eu un massacre. Nous ne pouvons pas l’ignorer. »

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