13 communes vont interdire l’utilisation de poulets vivants lors des kapparot

Cette décision fait suite à l'appel de 'Let the Animals Live' aux élus locaux à restreindre cette pratique du rituel traditionnel précédant Yom Kippour, qui peut être remplacée par un don d'argent par exemple

"Ne faites pas tourner les poulets, faites plutôt un don à une association caritative", conseille le ministère de l'Environnement. (Crédit : Ministère de l'Environnement)

Treize communes israéliennes ont annoncé mercredi qu’elles n’autoriseraient pas l’utilisation de poulets vivants lors du rituel traditionnel des kapparot qui précède Yom Kippour, après qu’un groupe de défense des animaux a appelé les élus locaux à restreindre cette pratique.

Selon l’association « Let the Animals Live », les villes de Tel Mond, Yeruham, Mevaseret Zion et Yavne ont rejoint cette initiative cette année, tandis que Kiryat Bialik et Rishon Lezion ont renouvelé les engagements pris l’an dernier.

Elles rejoignent ainsi Kfar Saba, Raanana, Tel Aviv-Jaffa, Beer Sheva, Ashkelon, Ramle et Petah Tikva, qui interdisent cette pratique depuis des années.

Les kapparot sont une tradition qui précède Yom Kippour, au cours de laquelle une personne transfère symboliquement ses péchés à un poulet, puis celui-ci est abattu et distribué aux pauvres. La tradition autorise également l’utilisation d’argent à la place, qui est ensuite reversé à une œuvre caritative, une alternative que beaucoup considèrent comme plus humaine et plus hygiénique.

Pour organiser la cérémonie des kapparot en public, les organisateurs doivent obtenir une autorisation du service vétérinaire local, que l’abattage ait lieu sur place ou non. Les autorités locales peuvent interdire l’utilisation de poulets vivants pour ce rituel, a précisé l’association.

Let the Animals Live suggère de pratiquer les kapparot en faisant plutôt un don d’argent à une œuvre caritative.

Illustration : Un Juif ultra-orthodoxe participant au rituel des kapparot , pendant lequel un poulet est secoué au dessus de la tête, l’individu transférant par ce geste ses péchés au volatile. (Crédit : Dima Vazinovich/Flash90)

Le ministère de l’Environnement a également formulé des demandes similaires par le passé.

« Yom Kippour incarne l’introspection, la compassion et la miséricorde », a déclaré Yaël Arkin, PDG de l’organisation.

« Rien ne justifie de le célébrer par une pratique impliquant la peur et de graves souffrances pour les animaux. »

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