8 habitants d’Umm al-Kheir arrêtés dans la nuit après la mort d’un militant palestinien
Awdah Hathaleen aurait été tué par balle lors d'un affrontement avec des résidents d'implantations lundi
Huit habitants du village palestinien d’Umm al-Kheir, dans la région des collines du sud de Hébron, ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi, à la suite d’un incident survenu lundi, au cours duquel le militant Awdah Hathaleen aurait été tué par balle par Yinon Levi, un résident d’implantation extrémiste sous sanctions, qui dirige un avant-poste agricole illégal dans la région.
Selon l’organisation La Paix Maintenant, le chef du village figure parmi les personnes arrêtées.
Des militants ont indiqué que l’armée était entrée à Umm al-Kheir vers 4h30 mercredi matin, avec deux jeeps militaires, pour procéder aux arrestations.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait les faits rapportés.
Hathaleen a été tué lors d’un affrontement entre Levi et des habitants d’Umm al-Kheir.
D’après des témoignages recueillis par le site d’information Mekomit, le bulldozer de Levi serait entré dans le village et aurait commencé à déraciner des arbres et à démonter une clôture. En réaction, des habitants auraient commencé à jeter des pierres sur le véhicule.
Levi serait alors sorti du véhicule et aurait tiré plusieurs coups de feu avec son arme de poing. L’une des balles aurait atteint Hathaleen à la poitrine, le tuant sur le coup.
Lors d’une audience mardi devant le tribunal de première instance de Jérusalem, un représentant de la police a déclaré que la vie de Levi et celle d’un mineur qui conduisait le véhicule « semblait » avoir été mises en danger, tout en précisant que des investigations supplémentaires étaient nécessaires.
Le juge a estimé que la thèse de la légitime défense invoquée par Levi était corroborée par deux témoins « objectifs ».
Levi a été libéré et placé en résidence surveillée jusqu’à vendredi.
Quatre hommes arrêtés lundi pour avoir jeté des pierres sur le bulldozer de Levi sont toujours détenus à la prison d’Ofer. Ils doivent comparaître jeudi devant un tribunal militaire.