Des élus se joignent au Premier ministre, exhortant Gantz à ne pas démissionner

Le ministre du cabinet de guerre avait annoncé l'annulation d'une conférence de presse susceptible d’annoncer son départ du 'gouvernement d'urgence' suite au sauvetage de 4 otages

De gauche à droite : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 28 octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exhorté samedi soir son rival Benny Gantz, membre du cabinet de guerre, à ne pas démissionner du « gouvernement d’urgence », après un ultimatum lancé par ce dernier sur fond de dissensions sur l’après-guerre dans la bande de Gaza.

« J’en appelle à Benny Gantz : ne quittez pas le gouvernement d’urgence », a écrit Netanyahu sur X, estimant que l’heure était à « l’unité et non à la division ».

Un peu plus tôt, Gantz avait annoncé l’annulation d’une conférence de presse alors que les médias israéliens anticipaient sa possible démission.

Cette annulation faisait suite à l’annonce de la libération de quatre otages israéliens retenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza depuis huit mois.

Les 4 otages sauvés lors d’une opération de sauvetage dans la bande de Gaza le 8 juin : Shlomi Ziv (en haut à gauche), Andrey Kozlov (en haut à droite), Almog Meïr Jan (en bas à gauche) et Noa Argamani. (Crédit : Autorisation)

« N’abandonnez pas l’unité », a dit à l’attention de son rival le Premier ministre israélien.

Dans une déclaration publiée quelques minutes plus tard, Gantz a répondu que « parallèlement à la joie justifiée de cette réussite, nous devons nous rappeler que tous les défis auxquels Israël est confronté sont restés inchangés. C’est pourquoi je dis au Premier ministre et à l’ensemble des dirigeants qu’aujourd’hui aussi, nous devons réfléchir de manière responsable à la meilleure façon de continuer à partir d’ici ».

Le président du parti Shas, Aryeh Deri, a aussi appelé Gantz à ne pas quitter la coalition d’urgence.

Promettant que le gouvernement « continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que tous les otages rentrent chez eux », Deri a demandé à Gantz « de revenir sur son intention de démissionner du gouvernement ».

Illustration : Le président du Shas, Aryeh Deri, à droite, s’adressant au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, lors d’un vote sur le projet de loi du « caractère raisonnable » dans la salle d’assemblée de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Ce n’est pas le moment de procéder à des élections », a-t-il déclaré, affirmant « qu’Israël est toujours au milieu d’une opération difficile dans le sud et dans le nord et que l’unité interne entre nous est essentielle à la poursuite de la guerre, sur les lignes de front et sur le front intérieur ».

« Ce n’est qu’ensemble que nous gagnerons », a-t-il insisté en référence au fameux slogan répété dans tout le pays depuis le début de la guerre.

Ministre sans portefeuille dans le cadre d’un gouvernement élargi après le 7 octobre et l’assaut barbare et sadique du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre qui a déclenché la guerre, Gantz, chef du parti HaMahane HaMamlahti, avait lancé le 18 mai un ultimatum à Netanyahu.

Il exigeait l’adoption par le cabinet de guerre d’un « plan d’action » sur la question de l’après-guerre dans la bande de Gaza, faute de quoi il se verrait « contraint de démissionner du gouvernement », fixant le 8 juin comme date butoir.

Gantz fait figure de favori pour former une coalition en cas de chute du gouvernement Netanyahu et d’élections législatives anticipées.

Son parti avait déposé la semaine dernière une proposition de loi pour dissoudre le Parlement israélien, sans grande chance d’aboutir face à la coalition gouvernementale alliant le Likud, parti de droite de Netanyahu à des partis ultra-orthodoxes et des formations d’extrême droite.

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