Les révélations sur la manière dont l’émission d’actualité phare de la BBC, Panorama, a monté des extraits d’un discours du président américain Donald Trump prononcé le 6 janvier 2021 ont poussé, dimanche, le directeur général Tim Davie et la directrice de l’information Deborah Turness à démissionner.
Les deux dirigeants de la chaîne publique étaient toutefois dans la ligne de mire depuis plusieurs mois, accusés de partialité, notamment dans la couverture de l’antisémitisme, de la guerre à Gaza et, plus largement, d’Israël par la BBC.
Comme l’a rappelé dimanche le Board of Deputies of British Jews, l’organisation faîtière de la communauté, les inquiétudes quant à la couverture du Moyen-Orient par la BBC précédaient largement le pogrom perpétré le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas, au cours duquel les terroristes ont assassiné plus de 1 200 personnes et enlevé 251 autres, emmenées comme otages dans la bande de Gaza, déclenchant la guerre.
L’année dernière, un rapport rédigé par une équipe de chercheurs dirigée par l’avocat, détenteur des nationalités britannique et israélienne, Trevor Asserson, a eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les quatre premiers mois de la couverture de la guerre à Gaza par la BBC. Il en ressortait que la chaîne avait enfreint ses propres directives éditoriales plus de 1 500 fois durant cette phase critique du conflit.
Le rapport révélait également que les termes « Israël » et « génocide » apparaissaient ensemble plus de quatorze fois plus souvent que « Hamas » et « génocide » dans les reportages de la BBC sur le conflit.
Les exemples suivants illustrent les principaux incidents ayant récemment nourri les accusations de parti pris anti-israélien à l’encontre de la BBC – une institution financée par l’ensemble des contribuables britanniques via la redevance obligatoire – ainsi que les réactions de la communauté juive.
Des terroristes ? Quels terroristes ?
La couverture par la BBC de la guerre à Gaza a suscité une vive controverse lorsque la chaîne a obstinément refusé de qualifier les membres du Hamas de « terroristes », leur préférant le terme, jugé plus neutre, « d’activistes ».
Si cette décision a provoqué la colère de responsables politiques, de groupes juifs et d’éminents juristes, les cadres éditoriaux de la BBC ont défendu la position de la chaîne en invoquant son éthique fondatrice et son devoir de « rester objective », affirmant que « terrorisme » est un « terme chargé, utilisé pour désigner un groupe que l’on désapprouve moralement ». L’AFP aussi refuse d’utiliser ce terme.
Les affirmations de la BBC ont toutefois été contredites par de nombreux éléments montrant qu’elle n’avait pas hésité à employer le terme « attentats terroristes » pour qualifier, par exemple, les attaques du 11-Septembre 2001, celles de Londres en 2005 ou encore l’attentat du Bataclan à Paris en 2015.
La BBC a ensuite déclaré qu’elle décrirait désormais le Hamas comme un groupe « interdit en tant qu’organisation terroriste par le gouvernement britannique et par d’autres pays ».
Dans les faits, la chaîne s’est le plus souvent contentée d’utiliser seulement le mot « Hamas ». En juin 2025, son service interne des plaintes a d’ailleurs donné raison à un téléspectateur qui s’était plaint d’un présentateur ayant qualifié le Hamas de « groupe terroriste ».
Une alerte info qui a mis le Moyen-Orient en ébullition
Un autre événement marquant est survenu dans les premières semaines de la guerre, lorsque la BBC a diffusé une alerte info après l’explosion survenue à l’hôpital Al-Ahli.
« Des centaines de morts ou de blessés à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur un hôpital de Gaza, selon des responsables palestiniens », pouvait-on lire dans cette alerte, qui ne précisait pas que les « responsables palestiniens » en question n’étaient autres que le Hamas. Le tweet de la BBC a été rapidement et largement relayé, notamment par l’ancien archevêque de Canterbury, Justin Welby, alors la plus haute autorité religieuse d’Angleterre.
La couverture médiatique de la BBC a amplifié l’erreur, plusieurs journalistes estimant, comme l’a expliqué l’un d’entre eux, « qu’il était difficile, compte tenu de l’ampleur de l’explosion, d’imaginer autre chose qu’une, voire plusieurs frappes aériennes israéliennes ».
Si la BBC s’est par la suite excusée pour certains aspects de sa couverture de l’incident – l’explosion de l’hôpital avait en réalité été causée par un tir de roquette raté mené depuis Gaza par le Jihad islamique palestinien – et si la chaîne n’était pas la seule à avoir spéculé sur la responsabilité d’Israël, la diffusion initiale de l’alerte a provoqué une onde de colère dans plusieurs villes du Moyen-Orient et d’Europe. Des manifestations violentes et des attaques contre des synagogues ont éclaté à Berlin et en Tunisie, et la rencontre prévue entre le président américain Joe Biden et plusieurs dirigeants arabes en Jordanie avait été annulée.
Comment survivre aux retombées d’un documentaire sur Gaza
La décision prise en février par la BBC de diffuser un documentaire intitulé Gaza : How to Survive a Warzone (Gaza : comment survivre dans une zone de guerre), censé suivre la vie de quatre jeunes Gazaouis affectés par le conflit, s’est révélée être l’une de ses erreurs les plus controversées et les plus médiatisées.
La chaîne a été contrainte de retirer le film de son service de replay, BBC iPlayer, peu après la révélation que le narrateur, âgé de 13 ans, n’était autre que le fils du vice-ministre de l’Agriculture du Hamas.
La BBC a présenté ses excuses pour les « graves lacunes » relevées dans la réalisation du documentaire, produit par une société de production indépendante.
À la suite du scandale, un sondage commandé par la Campaign Against Antisemitism a révélé que 57 % des Britanniques réclamaient une enquête indépendante sur la manière dont la BBC avait géré l’affaire ; une proportion similaire déclarait ne pas faire confiance à la chaîne publique pour enquêter elle-même sur le sujet.
En octobre, l’autorité de régulation des médias, l’Ofcom, a jugé que la BBC avait commis une « violation grave » des règles de diffusion en omettant de préciser que le narrateur d’un documentaire sur Gaza était le fils d’un haut responsable du Hamas. L’Ofcom a ordonné à la BBC de diffuser en prime time une déclaration faisant état de sa décision – une première depuis 2009, date de la dernière injonction du régulateur à présenter des excuses à l’antenne.
Lors d’une audition au Parlement en mars, le président de la BBC, Samir Shah, déclarait aux parlementaires, sur les retombées de l’affaire que « c’est un moment vraiment, vraiment difficile. Ce qui a été révélé porte un coup fatal à l’image d’impartialité et de fiabilité que la BBC s’efforce de projeter ».
Gary Lineker s’en va …
Gary Lineker, longtemps le présentateur de télévision le mieux payé de la BBC, a eu plusieurs différends avec la direction de la chaîne. En mars 2023, l’ancienne star du football anglais, qui animait l’émission Match of the Day, avait été temporairement suspendue pour avoir enfreint les règles d’impartialité de la BBC après avoir critiqué la politique d’asile de l’ancien gouvernement conservateur et comparé le langage employé par les ministres à « celui utilisé par l’Allemagne dans les années 1930 ».
Cela n’a toutefois pas empêché Lineker de se retrouver à plusieurs reprises au cœur de controverses liées au conflit à Gaza, notamment pour avoir retweeté des appels à exclure Israël des instances sportives internationales (messages supprimés par la suite) et pour avoir semblé approuver l’affirmation d’un universitaire israélien selon laquelle la guerre constituait un cas de « génocide classique ».
En réponse aux critiques, Lineker a déclaré en décembre dernier être « anti-gouvernement-israélien. Je ne suis pas du tout antisémite. Je ne suis contre personne. Je suis contre les mauvaises personnes. »
En février, Lineker signait une lettre ouverte défendant le documentaire controversé Gaza : How to Survive a Warzone et appelant la BBC à le remettre en ligne sur BBC iPlayer. Il a ensuite affirmé avoir trouvé le film « incroyablement émouvant » et déploré « la capitulation de la BBC face au lobbying auquel elle est constamment soumise ».
En mai 2025, l’activité de Lineker sur les réseaux sociaux a fini par le rattraper. Le présentateur sportif a annoncé qu’il quittait la BBC plus tôt que prévu et qu’il ne dirigerait pas, comme annoncé, la couverture de la Coupe du monde de l’année suivante, après avoir partagé sur Instagram une publication antisioniste accompagnée d’une image représentant un rat de dessin animé.
Lineker s’est « excusé sans réserve » pour cette publication, déclarant qu’il ne « partagerait jamais sciemment quoi que ce soit d’antisémite ». Quatre mois plus tard, il a remporté le National Television Award du meilleur présentateur.
… et Bob Vylan prend le devant de la scène
À peine un mois après le départ de Lineker, la BBC s’est retrouvée au cœur d’une nouvelle controverse liée à l’antisémitisme, après avoir diffusé en direct un concert du duo rap-punk Bob Vylan lors du festival de Glastonbury, au cours duquel les artistes ont scandé sur scène : « Death, death to the IDF » (Mort, mort à Tsahal).
La diffusion a suscité de vives critiques de la part du Premier ministre Keir Starmer, de la ministre de la Culture Lisa Nandy et des dirigeants de l’opposition. Le grand rabbin Ephraim Mirvis a qualifié cet épisode de « honte nationale ».
« La diffusion de cette haine ignoble envers les Juifs à Glastonbury, ainsi que la réponse tardive et maladroite de la BBC, ont porté un coup sévère à la confiance du public dans la capacité de notre chaîne nationale à traiter sérieusement l’antisémitisme », a déclaré Mirvis.
Davie, le directeur général de la BBC, était présent à Glastonbury au moment de l’incident, et en avait été informé immédiatement. Il avait ordonné à son équipe de veiller à ce que la performance de Bob Vylan ne soit incluse dans aucune couverture ultérieure.
Le Community Security Trust (CST), organisme chargé de la sécurité des sites communautaires juifs et du suivi des incidents antisémites, a révélé par la suite que le nombre de signalements d’actes antisémites au Royaume-Uni avait atteint un pic le lendemain de la diffusion, enregistrant son niveau quotidien le plus élevé des six premiers mois de 2025.
Après avoir d’abord concédé que les propos de Bob Vylan étaient « profondément offensants », la BBC a finalement admis que la retransmission en direct aurait dû être interrompue.
« Les propos antisémites tenus par Bob Vylan sont totalement inacceptables et n’ont pas leur place sur nos ondes », a déclaré la chaîne publique. Mais le mal était déjà fait.
« Diffuser les mensonges du Hamas à travers le monde »
Le service arabe de la BBC, financé en partie par une subvention du ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, ainsi que par la redevance, fait depuis longtemps l’objet de controverse et de critiques.
La semaine dernière, le Daily Telegraph a publié une note de service confidentielle fuitée, rédigée par Michael Prescott, conseiller indépendant auprès du Comité des normes et directives éditoriales de la BBC jusqu’en juin. Ce document exposait au grand jour les multiples manquements au sein de BBC Arabic.
Selon le Daily Telegraph, Prescott, aurait rédigé cette note en réaction à l’inaction de la direction malgré de nombreux cas de partialité dans les reportages de la BBC. Il y affirme que BBC Arabic a « minimisé les souffrances israéliennes » pendant la guerre à Gaza afin de « présenter Israël comme l’agresseur », et qu’elle s’est « empressée de diffuser » des accusations contre Israël sans procéder à des vérifications suffisantes, traduisant « un désir constant de croire le pire à propos d’Israël ». Enfin Prescott dénonce le fait que BBC Arabic a autorisé la diffusion d’émissions présentées par des journalistes ayant tenu des propos extrêmement antisémites.
Un contributeur qui a affirmé que les Juifs devraient être brûlés « comme Hitler l’a fait » est apparu 244 fois sur BBC Arabic en 18 mois, tandis qu’un autre qui qualifiait les Juifs de « démons » est apparu 522 fois au cours de la même période.
Prescott a également souligné les différences substantielles entre les informations publiées sur le site principal de la BBC et celles publiées par BBC Arabic. Cette dernière, par exemple, a délibérément évité de publier sur son site web des articles sur les otages israéliens ou contenant des critiques du Hamas.
Il a en outre relevé que les enquêtes internes de la BBC avaient conclu que la chaîne avait accordé une « importance injustifiée » aux chiffres très contestés du Hamas concernant le nombre de morts à Gaza, et qu’elle avait relayé des accusations non étayées de crimes de guerre commis par les troupes israéliennes.
Dans une tribune publiée par le Daily Telegraph, Danny Cohen, ancien directeur de BBC Television, a réagi aux révélations du journal en affirmant « qu’il ne fait désormais plus aucun doute que la BBC a contribué à diffuser les mensonges du Hamas à travers le monde et à alimenter l’antisémitisme dans son propre pays ».
« Les Juifs ne comptent pas »
Le malaise et la colère de nombreux Juifs britanniques à l’égard de la BBC se sont accentués depuis le début de la guerre à Gaza. Une enquête menée en juin 2024 par Campaign Against Antisemitism auprès de plus de 4 000 personnes a révélé que 92 % des Juifs jugeaient la couverture par la BBC des questions relatives aux intérêts juifs comme défavorable. Deux mois plus tard, plus de 200 personnalités juives britanniques issues du cinéma et de la télévision ont adressé une lettre à la BBC dénonçant des « problèmes systémiques d’antisémitisme et de partialité » au sein du diffuseur.
« Nous appartenons à la communauté juive britannique au sens large et pouvons affirmer avec certitude qu’il existe une perte de confiance dans la BBC au sein de notre communauté, ainsi qu’un sentiment largement répandu selon lequel, en matière de racisme et de discrimination, les Juifs ne comptent pas » affirmait la lettre. « En revanche, nous sommes convaincus que si des incidents similaires visaient une autre minorité, la BBC adopterait une politique de tolérance zéro. »
La réponse de la BBC, signée anonymement par plus de cent employés actuels, n’a toutefois pas apaisé les inquiétudes de la communauté.
En septembre 2024, le Board of Deputies of British Jews, le Jewish Leadership Council et le Community Security Trust ont co-signé une lettre publiée dans le Times, affirmant que la couverture médiatique de la BBC avait « conduit de nombreux Juifs britanniques à conclure que la BBC était devenue… institutionnellement hostile à Israël ».
Ces organisations soutenaient également un rapport de Danny Cohen et de Ruth Deech, membre de la Chambre des Lords et ancienne gouverneure de la BBC, qui observait que « chaque fois que la société est confrontée au choix de croire l’un ou l’autre récit, elle s’oriente rarement du côté d’Israël. Pour le Hamas, les preuves ne sont presque jamais nécessaires ; pour Tsahal et Israël, elles ne suffisent presque jamais. »
« Pas de parti pris systématique » ?
La controverse entourant les accusations de partialité anti-Israël à la BBC ne date pas d’hier. En octobre 2004, la journaliste Barbara Plett avait couvert pour l’émission From Our Own Correspondent de Radio 4 le départ définitif de Yasser Arafat de son quartier général en Cisjordanie, dans des termes ouvertement empathiques envers le dirigeant palestinien.
« Lorsque l’hélicoptère transportant le vieil homme frêle s’est envolé de son complexe en ruines, j’ai commencé à pleurer », dit-elle à ses auditeurs. À la suite de ce reportage qui a suscité des centaines de plaintes de la part des auditeurs, la BBC avait reconnu que ses propos « enfreignaient les exigences d’impartialité ».
La controverse autour du reportage de Plett a éclaté l’année même où la BBC commandait une enquête interne au journaliste Malcolm Balen, chargée d’examiner sa couverture du Moyen-Orient pour y déceler d’éventuels signes de parti pris. Mais l’enquête de Balen, longue de 20 000 mots, n’a jamais permis de trancher la question : la BBC a refusé de publier le rapport et a même engagé une longue bataille judiciaire pour en empêcher la divulgation au nom de la loi britannique sur la liberté d’information.
Non sans ironie, le rapport aurait conclu à l’absence de tout parti pris systématique, tout en notant que plusieurs facteurs – notamment l’usage inégal du langage – avaient nourri la perception d’un biais. Une évaluation externe indépendante, commandée ensuite par la direction de la BBC et publiée en 2006, n’a trouvé « aucun parti pris délibéré ou systématique » dans la couverture du Moyen-Orient, tout en soulignant que son approche avait parfois été « incohérente » et « incomplète », au point d’en devenir « trompeuse ».
Blâmer la victime
L’un des exemples les plus flagrants du traitement réservé par la BBC à la communauté juive est sans doute un reportage diffusé en novembre 2021 sur une agression antisémite visant des étudiants juifs.
L’incident s’est produit alors que des adolescents circulaient à bord d’un bus privé dans le centre de Londres, où ils célébraient Hanoukka. Des images vidéo montraient des hommes crachant sur le véhicule, insultant les passagers et, pour l’un d’eux, semblant effectuer un salut nazi.
La BBC a toutefois affirmé que des propos « antimusulmans » avaient été entendus sur un enregistrement audio capté à l’intérieur du bus, avant de revenir sur sa version plus tard et parler d’une seule « insulte » qui aurait été entendue. Cette allégation avait été vivement contestée par des organisations juives, qui avaient envoyé des preuves à la BBC indiquant que la phrase incriminée aurait pu être : « Appelez quelqu’un, c’est urgent », prononcée en hébreu.
« La BBC pensait avoir entendu une insulte en anglais. En réalité, elle a entendu un Juif en détresse parler en hébreu et appeler à l’aide », a dénoncé le Board of Deputies of British Jews. La BBC a finalement été contrainte de présenter ses excuses, et l’autorité de régulation des médias, l’Ofcom, a conclu que la chaîne britannique avait commis « d’importants manquements éditoriaux » et « échoué à reconnaître rapidement que l’enregistrement audio était contesté, ne corrigeant son article en ligne qu’après près de huit semaines ».
Comme l’a déploré plus tard au Jewish Chronicle l’un des parents des adolescents pris pour cible, « BBC News a diabolisé mon fils, qui se trouvait dans ce bus, pour servir son propre agenda anti-juif ».
Tout ne tourne pas autour d’Israël
Dans le mémo divulgué par Prescott, les inquiétudes concernant les biais de la BBC ne se limitent pas à la couverture d’Israël. Selon ce document, le traitement des questions transgenres au sein du groupe serait soumis à une forme de « censure effective » exercée par des journalistes spécialisés dans les thématiques LGBT, qui refuseraient de traiter les points de vue critiques sur la question du genre et « [empêcheraient] la diffusion d’autres perspectives ».
La chaîne a également été accusée d’adopter une ligne de traitement défavorable au Brexit.
Les critiques adressées à la BBC ne viennent pas seulement de la droite politique, qui l’accuse d’être « obsédée » par les mêmes thèmes que les tabloïds conservateurs tels que le Daily Mail.
« La BBC est tellement préoccupée à l’idée d’être accusée de pencher à gauche qu’elle finit souvent par adopter ce que l’on pourrait qualifier d’orientation plutôt à droite », observait en 2014 son ancien rédacteur en chef économique, Robert Peston.
La BBC s’est souvent retrouvée en désaccord avec les gouvernements britanniques, qu’ils soient travaillistes ou conservateurs, lorsque les troupes du Royaume-Uni étaient engagées dans des opérations militaires. Sa couverture de la guerre des Malouines en 1982 avait irrité la Première ministre Margaret Thatcher, tandis que ses révélations sur le gouvernement de Tony Blair après l’invasion de l’Irak en 2003 avaient déjà entraîné la démission du président et du directeur général de la BBC.
la Communauté du Times of Israël !
