Israël en guerre - Jour 237

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Gideon Falter, à gauche, parle à un inspecteur de police lors d'un rassemblement du groupe Campaign Against Antisemitism sur une photo non-datée, prise à Londres. (Autorisation : CAA)
Gideon Falter, à gauche, parle à un inspecteur de police lors d'un rassemblement du groupe Campaign Against Antisemitism sur une photo non-datée, prise à Londres. (Autorisation : CAA)
Interview

Gideon Flater, l’homme sur le front de la lutte contre l’antisémitisme au Royaume-Uni

Au cœur d’un bras de fer avec la police israélienne lors d’un rassemblement pro-palestinien, le chef du groupe Campaign Against Antisemitism estime que la Grande-Bretagne relève actuellement son plus grand défi

LONDRES — Gideon Falter, directeur du groupe Campaign Against Antisemitism, est monté sur la ligne de front de la lutte contre une vague croissante d’antisémitisme qui s’est abattue sur l’Angleterre.

Suite au massacre qui avait été commis par les hommes armés du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre – les terroristes avaient massacré près de
1 200 personnes et ils avaient kidnappé 253 personnes qui avaient été prises en otage dans la bande de Gaza – et suite à la guerre menée par l’État juif qui a suivi au sein de l’enclave côtière, l’antisémitisme a connu un essor sans précédent en Grande-Bretagne.

Les manifestations condamnant Israël, des manifestations devenues quasiment hebdomadaires, ont été marquées par des appels à l’Intifada mondiale, par des slogans glorifiant le Hamas et par des comparaisons faites entre l’État juif et les nazis. Neuf Juifs britanniques sur dix, révèlent les sondages, ne se sentent pas en sécurité dans le centre de Londres lorsque des mouvements de protestation s’y déroulent, et presque la moitié des personnes interrogées reconnaissent qu’elles songent à quitter le pays.

Falter lui-même a fait l’expérience de cette résurgence de l’antisémitisme lorsque, après s’être rendu à la synagogue, le 13 avril, il s’est promené avec des amis dans le centre de Londres, portant sa kippa. Il a été arrêté par un agent de police qui l’a averti qu’avec la présence, à quelques mètres, d’un rassemblement pro-palestinien, cette calotte traditionnelle était suceptible d’entraîner une « réaction ». Une vidéo diffusée par le groupe Campaign Against Antisemitism, montre le policier dire à Falter que sa kippa le rend « très ouvertement Juif ».

« C’est une marche pro-palestinienne. Je ne vous accuse de rien mais je m’inquiète d’une potentielle réaction à votre présence », continue l’agent. Plus tard dans la séquence, un second membre des forces de l’ordre indique à Falter que s’il n’accepte pas de quitter la zone sous escorte policière, il sera arrêté.

Dimanche, la chaîne britannique Sky News a diffusé une vidéo de 13 minutes de l’altercation de Falter avec la police, ainsi qu’une retranscription de leurs échanges – des éléments qui dépeignent une situation somme toute plus nuancée que les phrases choc qui avaient été rapportées par les médias. Sur ces images, le policier propose d’escorter Falter « jusqu’aux drapeaux israéliens, là-bas ». Il ajoute que « ce que je vous dis, c’est que je vais vous aider en vous escortant là-bas et que, de cette façon, vous serez totalement en sécurité comme nous l’avons promis – et nous voulons tenir notre parole ».

Dans sa réponse initiale à la vidéo du groupe, la Police métropolitaine de Londres avait initialement présenté ses excuses pour les propos de l’agent qui avait estimé que Falter était « très ouvertement juif » mais dans le même communiqué, elle avait critiqué les pro-israéliens pour leurs « provocations ». Suite au tollé provoqué par cette critique, la police avait supprimé, dans la matinée de vendredi, le communiqué en question qui avait été posté sur X, anciennement Twitter. Elle en avait émis un nouveau où elle présentait ses excuses pour cette formulation malheureuse et où elle établissait clairement que « être Juif n’est pas une provocation ».

La tempête médiatique qui a suivi cette altercation entre le responsable juif et l’agent de police a amené quelques politiciens britanniques à appeler au limogeage du chef de la police au sein de la capitale, Sir Mark Rowley.

L’ancienne ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, a fait partie des personnalités politiques réclamant le départ de Rowley. Elle a écrit samedi dans le Telegraph que « après une telle litanie d’échecs, après un tel refus des changements, le commissaire de la Met doit assumer ses responsabilités. Et il doit partir… J’ai vu trop de peur dans la gestion, par la police, des mouvements de protestation pro-palestiniens, et plus encore, j’y ai vu du favoritisme ».

Les responsables juifs ont rencontré le commissaire de la police métropolitaine de Londres dans la journée de lundi, à la veille de Pessah. Les forces de l’ordre ont indiqué qu’elles consulteraient les groupes juifs avant la prochaine marche pro-palestinienne d’ores et déjà prévue, a fait savoir The Guardian.

Dans une vidéo, Falter se montre formel, affirmant qu’il ne prenait part ni à une manifestation, ni à une contre-manifestation le jour de sa prise de bec avec les forces de l’ordre. Il déclare, dans la séquence, qu’il est bien conscient de la situation impossible dans laquelle se trouvent les agents en raison de la décision prise par leurs responsables de ne pas déployer un nombre suffisant de policiers sur le terrain, renonçant à faire pleinement appliquer la loi.

En même temps, avec la manière d’agir de la police métropolitaine, « ce n’est pas seulement que le centre de Londres est devenu une zone ‘interdite’ aux Juifs, mais c’est surtout qu’il est devenu une zone ‘interdite’ aux Juifs avec l’assentiment de la police », écrit Falter dans le Sunday Times, dans un texte rédigé à la première personne.

Le commissaire de la police métropolitaine Mark Rowley à Londres, le 17 septembre 2022. (Crédit : Carl de Souza/Pool via AP)

La vidéo du 13 avril montre un Falter ferme dans ses propos, conservant une politesse inattaquable. Certains des agents avec lesquels il a échangé, selon lui, ont « fait preuve de beaucoup de sympathie » à l’égard de la situation qui est actuellement celle des Juifs de Londres et du Royaume-Uni, de façon plus générale.

« La manière de gérer les défilés, de la part des forces de l’ordre, est une trahison de ce qu’est initialement le devoir de la police – le devoir qu’elle a non seulement à l’égard du public juif mais aussi à l’égard des Britanniques, au sens large du terme », confie Falter au Times of Israel au cours d’un entretien qui a eu lieu avant la tempête médiatique du 13 avril. Tandis que les policiers ont l’autorité nécessaire pour arrêter des individus se prêtant à des glorifications du terrorisme, brandissant des panneaux antisémites ou scandant des « slogans haineux », précise-t-il, ils ont pourtant fréquemment fait le choix de ne pas les appréhender.

« Nous savons que la police métropolitaine peut prendre en charge les troubles qui apparaissent lors des matchs de football, par exemple, qu’elle peut faire appliquer pleinement la loi en cas de nécessité », dit Falter – et pourtant, s’agissant des manifestations pro-palestiniennes, « ils semblent estimer que leur travail est de garantir que l’ordre sera plus ou moins maintenus sans pour autant tenter de faire respecter la loi ».

Ce n’est pas seulement que le centre de Londres est devenu une zone ‘interdite’ aux Juifs, mais c’est surtout qu’il est devenu une zone ‘interdite’ aux Juifs avec l’assentiment de la police

Falter déclare penser que « la pourriture commence par la tête » et il note que même avant sa propre altercation avec les policiers, il critiquait déjà Rowley. Le commissaire « fait du gaslighting auprès de la communauté juive », s’exclame-t-il, en affirmant que les défilés sont pacifiques et que les agents y font respecter la loi.

« Mark Rowley a été le chef de la police à un moment où la criminalité antisémite, à Londres, a battu tous les records et les Juifs ont même peur d’aller au centre-ville pendant ces marches », commente Falter.

Le grand rabbin du Royaume-Uni, Ephraim Mirvis, s’adresse à la foule lors d’un rassemblement organisé par Campaign Against Antisemitism à Londres, une photo non-datée. (Autorisation : CAA)

Rowley est placé à la fois sous l’autorité du maire de Londres, Sadiq Khan, et du ministre de l’Intérieur, James Cleverley. Falter se demande comment les deux hauts-responsables peuvent avoir encore confiance dans un commissaire qui a été dans l’incapacité de prévenir la propagation d’un antisémitisme d’une grande virulence.

« C’est un véritable scandale qu’aucun d’entre eux n’ait demandé des comptes à Mark Rowley », fait-il remarquer.

Falter réclame dorénavant la démission ou le renvoi du commissaire.

Le point de bascule de l’indécence

Une décennie après avoir pris ses fonctions, peu après l’Opération bordure protectrice qui avait été menée par Israël à Gaza en 2014 – le conflit avait duré sept semaines, et il avait eu pour objectif de mettre un terme aux tirs de roquette du Hamas en direction d’Israël – le dirigeant du groupe CAA dit considérer que le défi qu’il est actuellement amené à relever au Royaume-Uni est le plus important de tout son parcours.

Le principe fondateur de Campain Against Antisemitism, explique-t-il, a toujours été le suivant : « Ceux qui s’en prennent aux Juifs doivent savoir que des conséquences désastreuses les attendent ». Et, comme son organisation l’a répété à maintes reprises au cours des six derniers mois, la police métropolitaine a apparemment échoué à démontrer que c’était bien le cas.

Falter exprime sa préoccupation profonde concernant l’impact de ces marches – un impact qui ne se limite pas, selon lui, aux rues de Londres ou à la communauté juive. Il est convaincu qu’elles menacent d’empoisonner la société au sens large et le corps politique du pays.

La Grande-Bretagne est une nation de tolérance et de décence qui est arrivée au point de bascule

« La Grande-Bretagne est une nation de tolérance et de décence qui est arrivée au point de bascule », confie-t-il. « L’anarchie et les intimidations qui ont commencé avec ces mouvements de protestation s’infiltrent dorénavant et à toute vitesse dans d’autres domaines de la vie publique ».

Falter évoque les intimidations dont ont été victimes des parlementaires britanniques de la part d’éléments islamistes et d’extrême-gauche du mouvement anti-Israël. Des députés qui n’avaient pas soutenu l’idée d’un cessez-le-feu permanent, à Gaza, ont été soumis à « des abus infâmes », comme l’a dit l’un d’entre eux. Leurs bureaux ont été attaqués et leurs domiciles privés ont été encerclés par les protestataires.

Le député britannique Mike Freer. (Crédit : Rachel Shawcross)

Mike Freer, un député pro-israélien représentant Finchley and Golders Green, une circonscription qui accueille la plus importante communauté juive de toute la Grande-Bretagne, a annoncé qu’il ne sera pas candidat à sa réélection lors des prochaines élections générales, en partie en raison des menaces et des violences dont il a été victime.

A LIRE : Mike Freer parle de la guerre de Gaza, de l’antisémitisme et de ses électeurs juifs

Des gens passant devant le bâtiment du ministère britannique de la Défense dans le centre de Londres, quelques heures après que des membres de Youth Demand et de Palestine Action ont aspergé de peinture rouge la maçonnerie pour demander aux partis politiques britanniques d’imposer un embargo bilatéral sur les armes à destination d’Israël et de mettre fin au développement et à la production de combustibles fossiles au Royaume-Uni, le 10 avril 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Au mois de février, les inquiétudes portant sur la sécurité des législateurs ont finalement amené le président de la Chambre des représentants, à déchirer le règlement parlementaire en amont d’un vote épineux sur un cessez-le-feu.

Au même instant, des manifestants qui se trouvaient à l’extérieur projetaient les mots « Du fleuve jusqu’à la mer » sur Big Ben.

« L’icône de la démocratie, Big Ben, a été détournée et transformée en panneau d’affichage antisémite », déplore Falter.

L’icône de la démocratie, Big Ben, a été détournée et transformée en panneau d’affichage antisémite

« Les Britanniques devraient être très perturbés par un tel piétinement de notre démocratie », dit-il. « Si ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide de notre démocratie, les membres du parlement, ont le sentiment qu’ils sont dans l’incapacité de s’exprimer librement et d’agir conformément à leur conscience, alors il y a une désintégration dans la société qui menace la nature même de cette dernière. »

Falter cite les paroles de feu Jonathan Sachs, ancien grand-rabbin britannique : « Ce qui commence par les Juifs ne finit jamais par les Juifs ».

Des militants et partisans pro-palestiniens et anti-Israël brandissant des drapeaux alors qu’ils se rassemblent pour une manifestation ,à Trafalgar Square, dans le centre de Londres, le 30 mars 2024. (Crédit : BENJAMIN CRÉMEL / AFP)

Le gouvernement britannique, note Falter, n’a pas été « suffisamment actif » dans la prise en charge de l’extrémisme, en Grande-Bretagne, ou face à la nécessité de limiter l’influence des puissances étrangères. Le groupe CAA fait partie d’une coalition qui, au cours des cinq dernières années, a obligé les ministres à interdire les ailes politiques du Hamas et du Hezbollah. Campaign Against Antisemitism et d’autres veulent dorénavant aller plus loin : la priorité est accordée à l’interdiction du Corps des gardiens de la révolution islamique.

Falter déclare aussi que le gouvernement doit entreprendre « des actions d’une grande urgence » pour s’attaquer à la radicalisation qui a lieu dans les écoles et dans les institutions religieuses, dont un grand nombre sont enregistrées comme étant des organisations caritatives, ainsi que sur les réseaux sociaux.

La sagesse ancestrale disait que tout le monde avait un vieil oncle ancré dans le passé et un peu raciste

Au début de l’année, le groupe a publié les résultats d’un sondage qu’il avait commandité et qui a révélé « des pourcentages particulièrement effrayants » de préjugés anti-juifs chez les Britanniques âgés de 18 à 24 ans.

« Les chiffres montrent que la nouvelle génération est en train de devenir ‘la génération de la haine’, » déclare Falter. « Alors que la sagesse ancestrale disait que tout le monde avait un vieil oncle ancré dans le passé et un peu raciste, malheureusement, aujourd’hui, de nombreuses familles semblent avoir le sentiment qu’elles ont un jeune proche quelque peu embarrassant qui s’est radicalisé sur TikTok ou sur une autre plateforme ».

Une enquête d’opinion qui a été rendue publique, au début du mois, par le think-tank Henry Jackson Society souligne également le problème de la radicalisation dans une partie de la communauté musulmane britannique.

La manifestation contre Israël et pour un cessez-le-feu à Gaza, à Londres, le 9 mars 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

« Nous sommes très inquiets au sujet des efforts qui sont actuellement livrés par les extrémistes islamistes au Royaume-Uni, des efforts qui visent à profiter de l’effet de l’attaque du 7 octobre pour mieux répandre leur haine », déclare Falter. « Nous devons faire face à un ennemi très sophistiqué, qui prend la forme de l’Iran ou celle d’autres puissances étrangères qui font tout leur possible pour radicaliser la population dans notre pays. »

Une partie de ces initiatives visent la population en général et d’autres se concentrent sur les musulmans britanniques. L’extrémisme islamiste, note Falter, ne porte pas seulement atteinte aux Juifs et à la démocratie, mais aussi à la communauté musulmane elle-même.

« Quand des voix musulmanes se dressent pour dénoncer l’antisémitisme », fait-il remarquer, « elles sont souvent prises pour cible de manière plus vicieuse que ce n’est le cas pour les autres ».

Quand des voix musulmanes se dressent pour dénoncer l’antisémitisme, elles sont souvent prises pour cible de manière plus vicieuse que ce n’est le cas pour les autres

Falter choisit ses mots avec soin quand il évoque le sondage réalisé par son groupe qui a révélé que depuis les atrocités du 7 octobre, 48 % des Juifs songeaient à quitter le Royaume-Uni en raison de l’antisémitisme qui s’est abattu sur le pays. Il n’y a aucune preuve, explique-t-il, d’un exode de masse des Juifs à venir. Toutefois, il raconte avoir connaissance de personnes qui pensaient à partir et qui ont décidé, dans les circonstances actuelles, de finalement sauter le pas.

« Ce n’est pas quelque chose que j’avais pu observer d’une manière ou d’une autre auparavant », déclare-t-il.

Un prochain vote qui pourrait restaurer la confiance

Dans la période qui avait précédé les élections générales de 2019, les sondages avaient fait état de pourcentages similaires de Juifs qui songeaient alors à quitter le pays si le leader Travailliste d’extrême-gauche, Jeremy Corbyn, devait devenir Premier ministre. Campaign Against Antisemitism avait joué un rôle déterminant en affichant au grand jour la haine antijuive qui s’épanouissait sans encombre au sein du parti placé sous la direction de Corbyn. Les arguments avancés par le groupe avaient été confirmés quand, l’année qui avait suivi l’écrasante défaite du Labour, l’Equality and Human Rights Commission britannique avait déterminé que l’antisémitisme était « institutionnalisé » au sein du parti. L’enquête du groupe de veille gouvernemental avait été ouverte suite à une plainte déposée par Campaign Against Antisemitism.

Des activistes anti-Israël et des sympathisants brandissant des drapeaux et des pancartes lors d’une marche à travers Londres, lors de la Journée nationale d’action pour la Palestine, le 9 mars 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Aujourd’hui, avec des élections auront lieu dans quelques mois, le Labour – qui est revenu vers le centre depuis que son leader Keir Starmer en a pris la tête – semble sur le chemin de la victoire. Falter salue les efforts livrés par le chef Travailliste visant à éradiquer l’antisémitisme des rangs de sa formation, au cours des quatre dernières années. Mais il admet avoir été déçu de voir les antécédents « très impressionnants » de Starmer quelque peu ternis lorsque le parti a initialement choisi de défendre son candidat lors d’un scrutin spécial qui était organisé dans la circonscription de Rochdale, au Nord-Ouest du pays, malgré la révélation des propos antisémites qu’il avait tenus au sujet de l’attaque du 7 octobre.

Falter fait remarquer que le sondage commandité par son groupe note que les deux-tiers des Juifs britanniques estiment que le Labour affiche encore trop de tolérance à l’égard de l’antisémitisme qui sévit dans ses rangs. Un chiffre qui a dégringolé depuis que Starmer est aux commandes mais qui reste toutefois plus élevé que chez les autres partis.

Le test, ce n’est pas de voir si l’antisémitisme fait ou non son apparition, mais bien la manière dont il sera pris en charge par le parti

« Je pense que Keir Starmer veut réellement s’attaquer au problème mais il faut que les efforts livrés soient constants. Le test, ce n’est pas de voir si l’antisémitisme fait ou non son apparition, mais bien la manière dont il sera pris en charge par le parti », explique Falter. « Rochdale semble avoir été un trébuchement dont Keir Starmer, avec un peu de chance, a tiré les leçons et qui ne se reproduira pas ».

Une décennie après la formation de Campaign Against Antisemitism, alors que la haine antijuive a atteint des niveaux records, Falter affirme toutefois continuer à faire confiance aux Britanniques, ce qui le rend optimiste pour l’avenir.

« Je pense parfois que dans des moments comme ceux que nous vivons, il est très facile de se contenter de regarder les choses terribles qui se passent autour de nous – mais ce sont également à des moments comme ça que, dans le passé, le public a fait entendre sa voix tranquillement mais avec force », déclare Falter.

« De nombreuses personnes sont dégoûtées par ce qu’elles voient dans ces marches, elles trouvent révoltante la rhétorique employée sur les réseaux sociaux ou à la marge de la sphère politique et elles craignent que si elles ne réagissent pas, alors le pays qu’elles considèrent comme le leur changera très rapidement – et qu’il changera pour le pire », ajoute-t-il.

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