Hirsch : Tsahal combat prudemment afin d’éviter de faire du mal aux otages
Reconnaissant faire face à un 'échec', le responsable israélien chargé des otages appelle à une 'guerre mondiale contre les enlèvements'
Le responsable israélien chargé des otages a déclaré mercredi qu’Israël combattait plus lentement que de raison à Gaza de façon à éviter de faire du mal aux otages, alors que l’armée poursuit son offensive sur Gaza-City, ce qui pourrait mettre encore davantage les captifs en danger.
« Il est clair qu’il aurait été possible de manœuvrer [à Gaza] beaucoup plus rapidement, mais avec beaucoup d’efforts, Tsahal et le Shin Bet mènent un combat prudent, qui va à l’encontre des méthodes habituelles d’emploi de la force militaire », a expliqué Gal Hirsch lors du Sommet mondial sur la lutte contre le terrorisme organisé par l’université Reichman.
Il a ajouté qu’Israël peaufinait constamment ses processus « afin d’éviter de leur nuire de quelque manière que ce soit ».
Hirsch a souligné qu’Israël estime que vingt des quarante-huit otages sont toujours en vie, réfutant ainsi l’affirmation du président américain Donald Trump la semaine dernière qui a déclaré qu’il « se peut que certains otages aient été tués ces derniers jours. »
Hirsch a toutefois convenu que les otages « sont en danger – ils se trouvent dans une zone de combat, dans un endroit dangereux, aux mains de dangereux geôliers ».
« Nous sommes face à un échec », a-t-il déclaré au sujet des efforts déployés pour assurer la libération des otages.
« C’est à nous qu’incombe la responsabilité de tout mettre en œuvre pour ramener les otages à la maison. »
Il a accusé le groupe terroriste palestinien du Hamas d’avoir mené Israël et les médiateurs en bateau tout au long de l’été, alors que les pourparlers visant à conclure un accord de cessez-le-feu et de libération des otages semblaient progresser. Il a affirmé qu’Israël avait continué à dialoguer avec les négociateurs, même après avoir annoncé son intention de lancer une offensive sur Gaza-City début août.
« C’est le Hamas et ses dirigeants qui torpillent les négociations », a ajouté Hirsch.
Hirsch a souligné que la propagande du Hamas sur les négociations se propageait au sein de la société israélienne, ce qui cause de la souffrance aux familles des otages et nuit aux efforts visant à les ramener à la maison.
Selon lui, si le Hamas est autorisé à survivre et à obtenir des avantages stratégiques en échange de la libération d’otages, d’autres groupes terroristes comprendront qu’un pays « peut être mis à genoux en enlevant ses citoyens ».
Hirsch appelle à une déclaration de guerre internationale contre les enlèvements et l’utilisation d’êtres humains comme monnaie d’échange : une « guerre mondiale contre les enlèvements ».
« Si les autres pays ne soutiennent pas Israël et ne prennent pas position contre les enlèvements, le 7 octobre servira d’inspiration pour des actes similaires à travers le monde », a-t-il averti.
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 26 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont exprimé de vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
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