Hommage à un militant palestinien assassiné : violente altercation entre Ofer Cassif et un policier

Le député a eu une altercation physique avec un agent de la police des frontières lors d’une cérémonie commémorative organisée en Cisjordanie en hommage à Awdah Hathaleen

Le député Hadash, Ofer Cassif, se battant avec des agents de la police des frontières lors d'une cérémonie marquant le premier anniversaire de la mort du militant palestinien Awdah Hathaleen, dans le village d'Umm al-Khair, en Cisjordanie, dans la région de Masafer Yatta, le 28 juillet 2026. (Crédit : Wisam Hashlamoun/FLASH90)

Le député Ofer Cassif (Hadash) a eu une altercation physique avec un agent de la police des frontières mardi, lors d’une cérémonie commémorative organisée en Cisjordanie en hommage à Awdah Hathaleen, militant palestinien tué l’an dernier en Cisjordanie, selon toute vraisemblance par un résident d’implantation extrémiste.

Lors de cet événement organisé dans le village d’Umm al-Kheir pour marquer le premier anniversaire de la mort de Hathaleen, tué selon toute vraisemblance par Yinon Levy, Cassif a été vu en train de se disputer avec des agents présents.

« Ne haussez pas le ton avec moi », entend-on l’agent dire alors qu’il bouscule le député, lui saisit le bras et semble le plaquer au sol au milieu d’une foule.

Dans un communiqué, Cassif, seul membre juif du parti radical Hadash à majorité arabe, a déclaré que cette altercation et la bagarre qui s’en était suivie avaient éclaté lorsque les agents avaient déclaré la zone « zone militaire interdite », ce qui leur avait permis de mettre fin à l’événement.

« Un événement calme et respectueux organisé dans le village palestinien d’Umm al-Kheir en mémoire d’Awdah Hadaleen, un militant épris de paix assassiné il y a un an par un colon qui continue de circuler librement et armé, a été perturbé par des dizaines d’agents de la police des frontières », a écrit Cassif sur le réseau social X.

« Ils ont déclaré la zone ‘zone militaire fermée’ et, pendant la cérémonie commémorative, ils m’ont même agressé physiquement. »


Il a ajouté qu’il « n’attendait rien » du Département des enquêtes internes de la police (DIPI), une agence du parquet général chargée d’enquêter sur les soupçons d’actes criminels commis par des policiers.

Ni la police israélienne ni le DIPI n’ont commenté l’incident.

Le député Hadash, Ofer Cassif, se disputant avec des agents de la police des frontières lors d’une cérémonie marquant le premier anniversaire de la mort du militant palestinien Awdah Hathaleen, dans le village d’Umm al-Khair, en Cisjordanie, dans la région de Masafer Yatta, le 28 juillet 2026. (Crédit : Wisam Hashlamoun/FLASH90)

« Après avoir classé sans suite l’affaire de mon agression à Sheikh Jarrah, malgré des images claires et des témoignages concordants, il est difficile de croire qu’ils rendront justice cette fois-ci, même si cette agression a été clairement filmée », a ajouté Cassif.

Il a établi un lien entre cet incident et la forte recrudescence des violences commises par les résidents d’implantations observée ces dernières années en Cisjordanie, impliquant les services de sécurité israéliens dans ce phénomène.


« Mais je ne suis pas le sujet ; le sujet, c’est la cruelle réalité de l’occupation, du nettoyage ethnique et des meurtres que subissent quotidiennement les Palestiniens. Les colons commettent des pogroms, tandis que les forces d’occupation leur prêtent main-forte, les protègent et y prennent parfois même une part active », a-t-il accusé.

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