Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Liban : Le chef du Parlement dit qu'il garantira le respect par le Hezbollah d'un cessez-le-feu 'global' avec Israël ; Deux soldats légèrement blessés par un drone explosif du Hezbollah

Le secrétaire d'État Marco Rubio (au centre) rencontrant l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter (à l'extrême gauche), et l'ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh Moawad (à l'extrême-droite), au Département d'État, à Washington, le 14 avril 2026. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP)

Rubio : L’objectif de Netanyahu de s’emparer de 70 % de Gaza va à l’encontre du plan Trump pour l’enclave

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio témoignant devant la commission des Relations étrangères du Sénat lors d'une audition consacrée à l'examen de la demande budgétaire du département d'État pour l'exercice 2027, au Capitole, à Washington, le 2 juin 2026. (Crédit : Jose Luis Magana/AP)

Lors d’une audition au Capitole, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a été interrogé par la représentante Rose DeLauro, la démocrate la plus haut placée au sein de la Commission des Crédits de la Chambre des représentants, sur la position des États-Unis concernant l’objectif du Premier ministre Benjamin Netanyahu de s’emparer de 70 % de la bande de Gaza pour vaincre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Rubio a déclaré que la déclaration de Netanyahu ne faisait pas partie du plan en vingt points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas.

Ce plan mettrait fin au régime du Hamas et permettrait de reconstruire le territoire.

« Nous avons un plan – il ne prévoit pas cela », a déclaré Rubio.

« Et en fin de compte, nous comprenons que ce que nous voulons, et je pense que c’est aussi ce que les Israéliens veulent, c’est une bande de Gaza gouvernée par une entité autre que le Hamas. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

Tsahal : Un réserviste blessé modérément et 3 autres soldats légèrement blessés par un drone chargé d’explosifs du Hezbollah au Liban

L’armée israélienne indique qu’un réserviste a été légèrement blessé et que trois autres soldats ont été légèrement blessés par un drone chargé d’explosifs du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le sud du Liban plus tôt dans la journée.

Les soldats ont été transportés à l’hôpital et leurs familles ont été informées.

Tsahal : Des dizaines de terroristes du Hezbollah se cachent dans un quartier chrétien de Tyr ; l’armée prévient qu’ils n’y sont pas en sécurité

L’armée israélienne affirme que des dizaines de terroristes du Hezbollah se cacheraient dans un quartier chrétien de la ville côtière de Tyr, une zone pour laquelle l’évacuation n’a pas encore été ordonnée.

« La semaine dernière, Tsahal a émis un avertissement d’évacuation pour certaines zones de la ville de Tyr à la suite d’activités menées par l’organisation terroriste du Hezbollah dans la région et de sa violation de l’accord de cessez-le-feu. L’avertissement d’évacuation n’incluait pas le quartier chrétien de la ville », a déclaré la lieutenante-colonel Ella Waweya, porte-parole de Tsahal en langue arabe.

Elle a ajouté que l’armée avait récemment identifié des activités menées par des dizaines de terroristes du Hezbollah au sein du quartier chrétien.

« Ce n’est pas la première fois que nous dénonçons l’activité du groupe Hezbollah dans les zones chrétiennes, car il estime que ces zones lui offrent un refuge plus sûr », a déclaré Waweya.

Elle appelle les habitants du quartier à « exiger le retrait des membres de l’organisation terroriste de leur quartier »

S’adressant aux terroristes du Hezbollah, Waweya a déclaré : « Vous n’êtes pas en sécurité là-bas. Si vous continuez à rester et à opérer depuis cette zone, Tsahal donnera l’ordre d’évacuer le quartier chrétien et prendra les mesures nécessaires à votre encontre. »

Netanyahu craindrait une restriction de la liberté d’action de Tsahal au Liban après un entretien téléphonique tendu avec Trump

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu craint que son récent entretien téléphonique tendu avec le président américain Donald Trump au sujet d’une frappe israélienne qui était prévue à Beyrouth n’ouvre la voie à de nouvelles restrictions américaines sur la liberté d’action de l’armée israélienne au Liban, a fait savoir la chaîne d’information N12.

Selon le reportage, les responsables israéliens ont peur que l’administration Trump n’élargisse sa demande visant à ce qu’Israël s’abstienne de frapper Beyrouth – et que les Américains ne commencent à limiter plus largement les opérations de Tsahal au Liban.

Une source israélienne proche du dossier a confié à la chaîne que Netanyahu craignait particulièrement que Washington n’insiste pour que l’armée israélienne n’intervienne qu’en cas de menace immédiate pour ses soldats, ce qui constituerait un changement par rapport à la politique actuelle.

La chaîne a fait savoir que Trump s’était indigné d’un communiqué commun qui avait été diffusé par Netanyahu et par le ministre de la Défense, Israel Katz, et qu’il s’était alarmé en découvrant une vidéo où Netanyahu menaçait de frapper Beyrouth.

Selon un haut responsable américain cité par la chaîne, Trump avait alors estimé que Netanyahu était « hors de contrôle » et qu’il risquait de compromettre les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran.

Une source israélienne a dit que l’entretien téléphonique avait été l’occasion d’une « conversation terrible », disant à N12 que Trump « s’en est vraiment pris à Bibi » et qu’il lui a demandé d’abandonner immédiatement ses plans de bombardements de Beyrouth, le sommant d’éviter de compromettre les pourparlers avec l’Iran.

Trump s’en serait pris à Netanyahu, lui disant : « Tu es complètement fou. Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de tout ça ».

Un autre reportage de N12 a révélé que Trump et Netanyahu s’étaient parlés au téléphone quelques jours plus tôt. Lors de cette discussion confidentielle, ils se seraient mis d’accord pour qu’Israël émette un avertissement d’évacuation pour le quartier de la Dahiyeh à Beyrouth – un bastion connu du Hezbollah – uniquement à titre de menace, sans aucune intention de mener une frappe. Cette mesure aurait visé à exercer des pressions sur le Hezbollah et à soutenir les négociations avec le gouvernement libanais.

Selon le reportage, des responsables de l’administration Trump avaient par la suite craint que Netanyahu n’utilise cet accord comme prétexte pour mener une véritable attaque, ce qui a poussé Trump à intervenir et à mettre fin à l’opération prévue.

N12 a fait savoir qu’Israël s’était déjà préparé à une frappe sur la capitale libanaise et que l’État juif n’attendait plus que l’accord final des États-Unis – avant que Trump n’intervienne pour annuler l’attaque.

La chaîne a, en outre, signalé que la déclaration diffusée par Netanyahu après son premier appel avec Trump – où il avertissait qu’Israël frapperait Beyrouth si le Hezbollah continuait à tirer sur les villes israéliennes – avait encore plus irrité l’administration américaine, entraînant de nouveaux échanges, encore plus tendus, entre les deux dirigeants.

Trump affirme que les négociations avec l’Iran se poursuivent, contredisant les déclarations iraniennes

Le président américain Donald Trump a démenti les informations relayées par les médias iraniens qui ont laissé entendre que Téhéran avait suspendu les négociations avec Washington.

« Les discussions entre nous se poursuivent sans interruption – cela a notamment été le cas il y a quatre jours, trois jours, deux jours, un jour et aujourd’hui », a écrit Trump sur la plateforme Truth Social.

« On ne sait jamais où elles mèneront, mais comme je l’ai dit à l’Iran : ‘Il est temps, d’une manière ou d’une autre, que vous concluiez un accord’, » a-t-il ajouté.

Tsahal a tué 20 terroristes du Hezbollah et saisi des centaines d’armes au nord du Litani ces derniers jours

Des soldats de la brigade Givati de l'armée israélienne s'emparent d'armes du Hezbollah dans le sud du Liban, sur une photo diffusée le 2 juin 2026. (Crédit: Tsahal)

L’armée a affirmé que les soldats de la brigade Givati ont saisi des centaines d’armes et effectué des frappes qui ont entraîné la mort d’une vingtaine de terroristes du Hezbollah lors d’opérations qui ont été menées ces derniers jours au nord du fleuve Litani, dans le sud du Liban.

La brigade mène des opérations dans les villes de Zawtar al-Sharqiyah et Zawtar al-Gharbiya, à l’ouest du château de Beaufort, dans le cadre d’efforts qui visent à « renforcer le contrôle opérationnel dans le sud du Liban et à éliminer la menace directe qui pèse sur la Galilée et sur Metula », a noté Tsahal.

Les militaires ont fait savoir que depuis le début des raids dans la région, la brigade a mené plus de 100 frappes aériennes, tuant une vingtaine d’hommes armés du Hezbollah, et elle a localisé « des centaines d’armes qui se trouvaient dans des habitations civiles de la région ».

Liban: le Hezbollah « n’acceptera pas un cessez-le-feu partiel » avec Israël (haut responsable à l’AFP)

Le Hezbollah n’acceptera pas un « cessez-le-feu partiel » avec Israël, a affirmé à l’AFP mardi un haut responsable de la formation terroriste pro-iranienne, menaçant d’une riposte en cas d’attaque israélienne sur Beyrouth et sa banlieue.

« Nous n’accepterons aucun accord partiel de cessez-le-feu », a assuré Mahmoud Qomati dans une déclaration écrite. « L’ennemi sioniste doit savoir que toute agressesion contre la banlieue peut entraîner une réponse plus forte » de la part du Hezbollah.

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que les Etats-Unis avaient validé le principe selon lequel Israël frapperait la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, si ce dernier vise son territoire.

Un homme du Hamas qui avait aidé à kidnapper des Israéliens le 7-Octobre tué par Tsahal

Le terroriste du Hamas Youssef Ayesh Awad Ramadan lors du pogrom du 7 octobre 2023, sur une vidéo publiée le 2 juin 2026, retouchée pour inclure le mot "éliminé". (Crédit: Armée israélienne)

Un terroriste du Hamas qui avait kidnappé des otages israéliens dans un abri antiaérien situé au bord de la route, aux abords de la communauté de Reim, à la frontière avec Gaza, lors du pogrom du 7 octobre 2023, a été tué hier lors d’une frappe aérienne, a annoncé l’armée.

Tsahal a indiqué que la frappe qui a pris pour cible Youssef Ayesh Awad Ramadan visait à « éliminer une menace » qui planait sur les soldats.

Ramadan, commandant adjoint d’une cellule des Forces Nukhba, avait envahi Israël le 7 octobre et il avait pris part à l’enlèvement de Hersh Goldberg-Polin, Alon Ohel, Eliya Cohen et Or Levy, ont noté les militaires.

Ils ont ajouté que pendant la guerre et récemment, Ramadan avait lancé des attaques contre les soldats et contre les citoyens israéliens, « et qu’il représentait donc une menace immédiate pour nos forces qui mènent des opérations dans la bande de Gaza ».

Au mois d’avril, l’armée israélienne avait annoncé qu’un autre terroriste du Hamas qui avait aidé à kidnapper ces quatre otages à Reim avait également été éliminé.

Le Commandement du Front intérieur assouplit ses directives pour le nord

Dans un contexte de cessez-le-feu fragile avec le Hezbollah, le Commandement du Front intérieur de l’armée israélienne a annoncé qu’il allait assouplir ses directives, autorisant notamment la réouverture des écoles dans les zones situées à la frontière nord.

Les activités éducatives sont désormais autorisées à l’intérieur d’un bâtiment ou dans une zone à proximité étroite d’un abri dans toutes les localités situées le long de la frontière libanaise, ainsi qu’à Meron, Bar Yohai, Or HaGanuz, Safsufa, Yesud HaMa’ala, Kisra-Sumei, Beit Jann et Sde Eliezer.

Auparavant, les activités éducatives étaient interdites dans ces zones.

Les lieux de travail peuvent également ouvrir dans tous ces secteurs – soit à l’intérieur d’un bâtiment, soit dans les zones à proximité immédiate d’un abri.

Selon les dernières directives, les rassemblements sont désormais limités à cent personnes en extérieur et à 400 en intérieur, alors qu’ils étaient auparavant limités à 50 et 200 respectivement. Les plages sont rouvertes.

En Haute Galilée et dans le nord du Golan, ainsi qu’à Katzrin et Kidmat Tzvi, toutes les restrictions imposées en début de semaine ont été levées. Ces directives restent en vigueur jusqu’à dimanche, à 19 heures. D’ici là, le Commandement du Front intérieur procédera à une nouvelle évaluation.

La guerre en Iran a renforcé les liens avec les Émirats – Responsable israélien

Israël et les Émirats arabes unis se sont rapprochés en raison de la guerre au Moyen-Orient, a confié à l’AFP un haut responsable israélien, qui a cité une coopération militaire accrue et des opportunités données d’intensifier les relations commerciales et d’affaires entre les deux nations.

Deux délégations israéliennes arriveront la semaine prochaine, a indiqué ce responsable basé dans le Golfe – dont une équipe du ministère des Transports qui discutera d’un corridor commercial qui pourrait relier l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe.

Ces visites seront les premières à avoir été organisées depuis le début de la guerre le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, provoquant une riposte iranienne contre les pays du Golfe voisins – des États qui accueillent des bases militaires américaines.

Des semaines de bombardements aux drones et aux missiles ont suscité une réponse belliciste de la part des Émirats arabes unis, riches en pétrole, les rapprochant davantage d’Israël.

« Cela représente une opportunité de renforcer nos liens. Nous croyons en ce marché… Nous pensons que les gens devraient venir. Il y a de nombreuses possibilités de coopération », a confié le responsable israélien.

« Le renforcement de la coopération va s’intensifier, et pas seulement dans le domaine militaire », a-t-il prédit.

Le responsable, qui a souhaité conserver l’anonymat, n’a pas confirmé les déclarations américaines qui avaient laissé entendre qu’Israël aurait envoyé des batteries de défense antiaérienne du Dôme de fer et des soldats aux Émirats arabes unis.

Il a également refusé de commenter un article du Wall Street Journal qui a affirmé que les Émirats arabes unis auraient mené des dizaines de frappes contre l’Iran en coordination avec Israël et les États-Unis.

« Israël s’est révélé être un véritable ami des Émirats arabes unis alors que d’autres pays ne l’étaient pas. Israël s’est tenu à leurs côtés… dans un pays comme les Émirats arabes unis, cela compte », a expliqué le responsable.

Selon Rubio, l’Iran est prêt à aborder des sujets qu’il refusait auparavant

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio participant à une réunion du Conseil des ministres dans la salle du Conseil des ministres de la Maison Blanche, à Washington, le 27 mai 2026. (Crédit : Kent Nishimura/AFP)

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a expliqué aux législateurs que l’Iran avait accepté de négocier certains aspects de son programme nucléaire qu’il refusait auparavant d’aborder – mais il a toutefois précisé que cela ne garantissait pas que les pourparlers aboutiraient à un accord susceptible de mettre un terme à la guerre menée par les États-Unis et par Israël contre l’Iran.

Des propos qui ont été tenus peu après que deux agences de presse iraniennes semi-officielles ont rapporté que l’Iran avait cessé de communiquer avec les médiateurs – une rupture de communication survenue après qu’Israël a menacé de bombarder Beyrouth dans sa lutte contre le groupe terroriste libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

L’Iran prévoit des funérailles de trois jours pour le guide suprême assassiné Ali Khamenei, probablement à la mi-juin

Un manifestant brandit une affiche du guide suprême iranien assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi qu'un drapeau iranien lors d'un rassemblement pro-gouvernemental sur une place du centre-ville de Téhéran, en Iran, le 19 mai 2026. (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)

L’Iran a annoncé qu’il organisera des funérailles nationales de trois jours pour le guide suprême assassiné Ali Khamenei, qui avait été tué par des frappes américano-israéliennes le premier jour de la récente guerre, à une date qui sera annoncée ultérieurement.

Ali Khamenei, qui avait dirigé la république islamique pendant près de 37 ans, avait été tué à son domicile dans le centre de Téhéran le 28 février.

Des funérailles nationales initialement prévues pour le 4 mars ont été reportées en raison de la guerre.

« Des funérailles publiques de trois jours sont prévues », a commenté le maire adjoint de Téhéran, Mohammad Amin Tavakolizadeh, selon la télévision d’État.

Tavakolizadeh n’a pas précisé quand les funérailles auront lieu, mais il a indiqué qu’elles pourraient se dérouler au début du mois de Muharram, le premier mois du calendrier islamique, qui tombe à la mi-juin.

Il a expliqué que les cérémonies funéraires se dérouleront à Téhéran, ainsi que dans les villes saintes de Qom et de Mashhad, où Khamenei sera inhumé.

« A Téhéran, la cérémonie durera au moins 24 heures », a dit Tavakolizadeh, ajoutant que jusqu’à 20 millions de personnes pourraient vouloir y assister.

Les dirigeants de la Conférence des présidents rencontrent le président égyptien au Caire

Betsy Berns Korn, la présidente de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, et son directeur général, William Daroff, ont rencontré aujourd’hui le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire pour discuter de l’évolution de la situation régionale et des questions liées à la promotion de la paix, de la stabilité et de la coopération au Moyen-Orient, a indiqué l’organisation.

Washington pense que Khamenei est « de plus en plus impliqué », dit Rubio

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'exprime lors d'une conférence de presse à New Delhi, en Inde, le 24 mai 2026. (Crédit : AP Photo/Manish Swarup)

Les Etats-Unis pensent que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est « vivant » et « de plus en plus impliqué » dans la direction du pays, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, alors que les négociations pour mettre fin à la guerre piétinent.

« Je pense qu’il y a des signes qui montrent qu’il s’implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l’intermédiaire de tiers », a affirmé Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Il a ajouté que l’administration Trump n’avait pas proposé à l’Iran un allègement des sanctions en échange de la simple réouverture du détroit d’Ormuz, et il a précisé que tout allègement des sanctions dépendrait du respect par Téhéran des conditions relatives à son programme nucléaire.

Tsahal reconnaît une frappe accidentelle sur un hôpital au Liban hier

L’armée israélienne a reconnu qu’une frappe effectuée hier contre le Hezbollah dans la ville côtière de Tyr, au sud du Liban, a endommagé un hôpital.

L’Agence nationale d’information libanaise, gérée par l’État, avait signalé qu’une attaque qui avait visé un carrefour situé à proximité de l’hôpital Jabal Amel « a touché un bâtiment et le parking, faisant plusieurs blessés ».

En réponse à une question du Times of Israel, l’armée a dit avoir bombardé des infrastructures du Hezbollah à Tyr.

« Un premier examen indique que la frappe a causé des dégâts à un hôpital de la région. Il faut souligner que l’hôpital n’était pas visé et qu’il a apparemment été touché accidentellement à la suite de l’attaque » a expliqué Tsahal.

Les militaires ont accusé le Hezbollah de « se positionner systématiquement au milieu des infrastructures civiles et des centres urbains, et d’implanter ses infrastructures à proximité d’établissements médicaux, mettant ainsi en danger la vie des patients, du personnel médical et des civils dans la région, en violation du droit international ».

« Tsahal souligne qu’elle n’intervient que contre l’organisation terroriste du Hezbollah et que les soldats s’efforcent autant que possible de minimiser les dommages causés aux infrastructures civiles, aux établissements médicaux et au personnel médical », a ajouté l’armée.

Les échanges de messages en vue d’un accord Iran-US ont cessé il y a quelques jours – média iranien

Les échanges de messages entre l’Iran et les États-Unis concernant la nécessité de parvenir à un protocole d’accord qui permettrait de mettre un terme à la guerre ont cessé il y a quelques jours, a fait savoir l’agence de presse semi-officielle iranienne Fars, qui a cité une source proche du dossier.

Le dernier message envoyé par Téhéran à Washington était « un message clair concernant le Liban », a ajouté l’agence, sans donner plus de détails.

Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio (au centre) s'exprime lors d'une rencontre avec l'ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh Moawad (à droite), et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter (à gauche), au département d'État à Washington, le 14 avril 2026. (Crédit : Oliver Contreras / AFP)

Les ambassadeurs d’Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d’Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu’Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a affirmé avoir reçu l’engagement d’un apaisement de la part des deux camps.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d’Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Une source israélienne minimise la gravité de l’appel « tendu » entre Netanyahu et Trump

Un membre de l’équipe du Premier ministre Benjamin Netanyahu a admis auprès de la chaîne d’information N12 que le chef du gouvernement avait eu un appel « tendu » avec le président américain Donald Trump, lundi dans la soirée, au sujet de l’attaque prévue par Israël contre des cibles du Hezbollah à Beyrouth – mais il a démenti une information qui avait été transmise précédemment par la chaîne, et qui avait laissé entendre que Trump avait injurié Netanyahu, l’attaquant personnellement au cours de l’échange.

Le reportage a précisé que les deux dirigeants se sont entretenus à deux reprises au téléphone hier soir – une première fois à 19 heures, heure locale, et une seconde fois vers minuit — ce dernier appel ayant été le plus tendu.

Après le premier appel téléphonique, Trump avait écrit sur Truth Social que l’armée israélienne ne frapperait pas Beyrouth et qu’Israël et le Hezbollah s’abstiendraient de s’attaquer mutuellement – Netanyahu avertissant par la suite qu’il mettrait à exécution ses plans visant à frapper la capitale libanaise si le Hezbollah ne cessait pas ses attaques contre le nord d’Israël, et que l’offensive élargie d’Israël dans le sud du Liban se poursuivrait.

Selon le reportage de la chaîne, le deuxième appel téléphonique aurait porté sur les griefs mutuels des deux hauts-responsables concernant leurs interprétations respectives de la conversation, avec un Trump contrarié que Netanyahu ait laissé entendre que, à part le report des frappes sur Beyrouth, la guerre se poursuivrait à pleine intensité, et un Netanyahu frustré de constater le message de Trump pouvait laisser croire qu’Israël avait cessé le feu sur tous les fronts.

Toutefois, la source israélienne a nié que que Trump ait injurié ou attaqué personnellement Netanyahu, qu’il ait prétendu l’avoir protégé d’une peine de prison ou qu’il ait déclaré que le Premier ministre et Israël étaient haïs dans le monde entier — contredisant ainsi ce que des responsables américains avaient déclaré à Barak Ravid de N12. Le journaliste travaille également pour Axios.

« Trump a effectivement expliqué au cours de la conversation qu’il était difficile de présenter le positionnement d’Israël au monde et que cela alimentait l’hostilité à son égard », a noté la source israélienne, ajoutant : « La conversation s’est terminée par un accord, Israël s’abstenant de mener la frappe reportée à Beyrouth, à condition de ne pas être attaqué sur son propre territoire ».

Liban: Le chef du Parlement dit qu’il garantira le respect par le Hezbollah d’un cessez-le-feu « global » avec Israël

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, présidant une session parlementaire pour élire un président, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, un allié du Hezbollah, garantira le respect par le groupe terroriste soutenu par l’Iran d’un « cessez-le-feu global » avec Israël, a déclaré son conseiller.

Berri, à la tête du parti Amal, allié du Hezbollah, joue depuis longtemps le rôle d’intermédiaire entre le groupe et les États-Unis.

Le président américain Donald Trump a expliqué, lundi dans la soirée, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accepté de suspendre les frappes sur Beyrouth, tandis que le Hezbollah s’était engagé à ce que « tous les tirs cessent ».

Le conseiller Ali Hamdan a confié à l’AFP que « la principale exigence du président Berri, c’est un cessez-le-feu global. Si un accord de cessez-le-feu global est conclu, il garantira que le Hezbollah le respectera ».

Hamdan a précisé qu’un « cessez-le-feu global signifie l’arrêt des frappes israéliennes par voie aérienne, terrestre ou maritime, et qu’Israël ne procédera à aucune explosion ni démolition » dans le sud, où l’armée israélienne est accusée d’avoir rasé des villages entiers.

Tsahal: Des frappes, lundi,ont touché des dépôts d’armes et des centres du Hezbollah

L’armée israélienne a affirmé avoir frappé hier, dans le sud du Liban, des dépôts d’armes, des centres de commandement et d’autres infrastructures du Hezbollah où les hommes armés du groupe terroriste menaient des opérations.

Tsahal a diffusé des images montrant certaines de ces frappes.

Deux soldats légèrement blessés par un drone explosif du Hezbollah

Deux soldats de l’armée israélienne ont été légèrement blessés, dans la matinée, lors d’une attaque au drone explosif du Hezbollah dans le sud du Liban, a indiqué Tsahal.

L’armée israélienne a précisé que les soldats avaient été transportés à l’hôpital et que leurs familles avaient été informées.

Israël dit avoir obtenu l’aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Le ministre de la Défense, Israel Katz, s'exprimant lors d'une cérémonie marquant la restitution d'une pierre du Mur occidental, qui avait été conservée à la base militaire de HaKirya, au Centre Davidson dans la Vieille ville de Jérusalem, le 4 mai 2026. (Crédit: Oren Ben Hakoon/Flash90)

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l’aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d’attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

« Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l’armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d’Israël. Si les localités israéliennes continuent d’être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah », a dit M. Katz.

« Les Etats-Unis ont validé ce principe et l’ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu’à toutes les parties concernées (…) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s’ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth », a poursuivi le ministre.

Trois personnes ont été tuées par des tirs de Tsahal à Gaza, selon les secours

Des tirs israéliens ont tué au moins trois Palestiniens lors d’incidents distincts survenus aujourd’hui dans la bande de Gaza, ont rapporté les autorités de la Santé de l’enclave.

Selon les secouristes, au moins une personne a été tuée et quatre autres ont été blessées dans une frappe aérienne israélienne qui a totalement détruit un véhicule à l’est de Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza. Une autre frappe, un peu plus tôt dans la journée, a tué une personne et en a blessé une autre dans la ville voisine de Zawayda, ont-ils ajouté. Des tirs israéliens ont par ailleurs causé la mort d’un homme au nord-ouest de Khan Younès, au sud de l’enclave.

L’armée israélienne n’a pas encore commenté ces incidents.

Netanyahu : « Les fondations du ‘régime terroriste’ iranien se fissurent, il est voué à la chute »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant lors d’une cérémonie d’adieu en l’honneur du chef sortant de l’agence de renseignement du Mossad, David Barnea, le 2 juin 2026. (Crédit : Kobi Gideon/Bureau de la presse gouvernementale)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que « les fondations » du régime iranien « se sont fissurées » et « qu’il est voué à la chute », dans des propos relayés par son bureau et qui ont été tirés d’un discours prononcé hier soir lors d’une cérémonie d’adieu en l’honneur du chef sortant de l’agence de renseignement du Mossad, David Barnea.

« Le prix que l’Iran a déjà payé est très lourd. Les fondations de ce régime terroriste en Iran se sont fissurées. Il ne redeviendra jamais ce qu’il était, et je vous le dis : il est voué à la chute », a affirmé Netanyahu.

« Que tous les ennemis qui complotent contre Israël sachent que leurs plans échoueront. Le prix qu’ils paieront sera extrêmement lourd », a-t-il averti, après avoir semblé renoncer à une attaque prévue contre des cibles du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah à Beyrouth hier, suite à l’intervention du président américain Donald Trump.

S’adressant à Barnea, Netanyahu a déclaré que « de grandes choses ont été accomplies sous votre direction », ajoutant que ses cinq années à la tête du Mossad ont été « parmi les plus décisives de notre histoire ».

« Merci pour ces trente années de service dévoué au sein du Mossad, et merci tout particulièrement pour ces dernières années, qui ont été couronnées de succès significatifs et de réalisations remarquables pour la sécurité d’Israël », a-t-il poursuivi.

Le secrétaire militaire sortant de Netanyahu, le général de division Roman Gofman, doit prendre aujourd’hui les fonctions de chef de l’agence de renseignement du Mossad.

Tsahal appelle à l’évacuation de la ville libanaise de Nabatiyé

L’armée israélienne a appelé la population libanaise à évacuer la ville de Nabatiyé, avant des attaques prévues contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pro-république islamique, malgré le cessez-le-feu en cours.

« Le Hezbollah ayant violé l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne est contrainte d’intervenir », a affirmé Avichay Adraee, porte-parole arabophone de Tsahal, incitant les habitants de cette localité du sud du Liban à quitter leurs domiciles.

Armée libanaise : deux soldats ont été blessés lors d’une frappe de drone israélien

Deux soldats ont été légèrement blessés par un drone israélien qui s’est abattu sur une route reliant les localités de Habboush et Deir al-Zahrani, dans la région de Nabatieh, a fait savoir l’armée libanaise.

L’armée israélienne n’a pour l’instant fait aucun commentaire sur cet incident.

Tsahal a éliminé 5 terroristes à Gaza lors de frappes récentes

L’armée israélienne a déclaré avoir frappé et éliminé cinq terroristes dans la bande de Gaza ces derniers jours, « afin d’éliminer une menace immédiate » pesant sur ses troupes.

Selon Tsahal, ces terroristes avaient prévu de mener des attaques contre les forces stationnées à Gaza « sous peu ».

Ils ont été identifiés par l’armée comme étant Salem Qariqa, un membre du bataillon Shejaiya du groupe terroriste palestinien du Hamas qui fabriquait des explosifs et organisait des attaques de tireurs d’élite contre les troupes ; Saeed Shamali, un commandant d’équipe de la Force Nukhba ; Ahmad Khallas, un commandant de section de tireurs d’élite du Jihad islamique palestinien ; et deux autres commandants du Hamas qui avaient posé des bombes visant les troupes israéliennes.

Iran : Un responsable militaire juge « inévitable » une reprise de la guerre contre les États-Unis

Une reprise de la guerre contre les États-Unis est « inévitable », a estimé un haut responsable militaire iranien, au moment où les discussions entre Téhéran et Washington pour mettre fin durablement aux hostilités au Moyen-Orient semblent piétiner.

« Les États-Unis exigent notre capitulation totale et la nation iranienne ne capitulera jamais », a déclaré un adjoint du commandement interarmées Khatam al-Anbiya, Mohammad Jafar Assadi.

« Sans capitulation, la guerre est inévitable. Donc, nous attendons et la guerre ne nous fait pas peur », a ajouté Assadi, selon des propos rapportés par la télévision d’État (Irib).

« Rien ne peut justifier » une occupation prolongée d’Israël au Liban – diplomatie française

« Rien ne peut justifier la poursuite des opérations militaires et une occupation prolongée d’Israël au Liban », a estimé le chef de la diplomatie française, alors qu’Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pro-République islamique ont poursuivi leurs affrontements dans la nuit malgré l’annonce par Donald Trump d’un accord.

« Il est hors de question que le Liban soit en quelque sorte une victime expiatoire d’un accord qui peine à se conclure entre l’Iran et les États-Unis », a en outre souligné Jean-Noël Barrot sur France TV, qui dit s’être entretenu lundi soir avec son homologue américain, Marco Rubio.

Les médias libanais font état d’une frappe de Tsahal contre une voiture dans le sud-Liban

Les médias libanais rapportent qu’une frappe israélienne a touché une voiture il y a peu dans la ville de Toul, dans le sud du Liban, près de Nabatieh.

L’armée israélienne n’a pas encore réagi.

Cette frappe survient alors même que le président américain Donald Trump a annoncé un nouveau cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Le Commandement du Front intérieur prolonge les délais d’alerte aux tirs de roquettes pour Haïfa et 160 autres localités du nord

Le Commandement du Front intérieur de l’armée israélienne a annoncé qu’il allait prolonger les délais d’alerte en cas de tirs de roquettes depuis le Liban visant Haïfa et 160 autres localités du nord d’Israël.

Cette mesure signifie que les habitants de ces zones disposeront désormais de 90 secondes pour se rendre dans un abri, au lieu de 60 secondes actuellement.

Le Commandement du Front intérieur a analysé, en collaboration avec d’autres instances militaires, les tirs de roquettes du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah et les systèmes de détection de Tsahal, et a déterminé que 161 localités du nord pouvaient bénéficier de délais d’alerte plus longs.

Cette mesure entrera en vigueur aujourd’hui à 16h, selon le Commandement du Front intérieur.

Les États-Unis envisagent d’étendre le déploiement d’armes nucléaires en Europe – média

Le Financial Times rapporte que les États-Unis étudient la possibilité de déployer des armes nucléaires dans d’autres pays européens membres de l’OTAN.

Des responsables américains se sont montrés ouverts à l’idée de nouveaux déploiements au-delà des six pays qui accueillent déjà des bombardiers à capacité nucléaire, indique le Financial Times, citant trois personnes informées des discussions.

Tsahal a intercepté 2 roquettes du Hezbollah tirées en direction de Safed ; un drone aurait frappé un poste militaire en Galilée occidentale

L’armée israélienne a déclaré avoir intercepté deux roquettes, lancées il y a peu par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah depuis le Liban en direction de la région de Safed, en Haute Galilée, ce qui a déclenché des sirènes dans de nombreuses villes.

Par ailleurs, un drone, vraisemblablement appartenant au Hezbollah, a frappé une position militaire en Galilée occidentale, près de la frontière avec le Liban. Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes de la région pendant l’attaque.

Tsahal a déclaré qu’aucun blessé n’était à déplorer à la suite de ces attaques.

Les sirènes d’alerte retentissent dans de nombreuses localités du nord

Les sirènes d’alerte aux roquettes retentissent actuellement à Safed, ville de la Haute Galilée, à Katzrin, sur le plateau du Golan, ainsi que dans de nombreuses autres localités du nord d’Israël, proches de la frontière libanaise.

Axios rapporte une conversation animée entre Netanyahu et Trump

Le président américain Donald Trump (à droite) s’exprimant aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Le président américain Donald Trump aurait vivement critiqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un appel téléphonique plus tôt dans la journée, le traitant de « putain de fou » et exigeant qu’Israël accepte un cessez-le-feu avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah. Il aurait également affirmé que le Premier ministre lui était redevable.

Axios cite un responsable américain qui résume le message de Trump à Netanyahu comme suit : « Tu es un putain de fou. Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. »

Alors que des responsables américains ont déclaré au site d’information que Trump était conscient que le Hezbollah avait tiré à plusieurs reprises sur Israël et que Jérusalem avait le droit de riposter, il estime que l’armée israélienne a réagi de manière disproportionnée ces derniers jours, mettant en péril les efforts de Washington pour obtenir une prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, qui conditionne un accord à un cessez-le-feu au Liban.

Trump a « écrasé » Netanyahu lors de cet appel, et « Bibi a dit : ‘OK, OK, assure-toi juste que tout soit réglé’ », a déclaré le responsable américain à Axios.

Des responsables américains ont également déclaré que Trump avait dit à Netanyahu qu’il l’avait empêché d’aller en prison, faisant référence aux demandes publiques répétées de Trump pour que le président Isaac Herzog gracie le Premier ministre, actuellement en procès pour corruption.

Le bureau de Netanyahu n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Les sirènes d’alerte aux roquettes retentissent dans des villes frontalières du Liban

Les sirènes d’alerte aux roquettes retentissent dans deux localités du nord d’Israël situées près de la frontière libanaise, laissant présager une éventuelle attaque du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

L’armée israélienne examine la situation.

« Il a fait faire demi-tour à ses troupes » : Trump remercie Netanyahu d’avoir accepté d’annuler un « raid de grande envergure » sur Beyrouth

Le président américain Donald Trump a remercié le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir accepté de renoncer à un « raid de grande envergure » sur Beyrouth.

« J’ai eu une conversation avec Bibi Netanyahu aujourd’hui, lui demandant de ne pas lancer de raid de grande envergure sur Beyrouth, au Liban. Il a fait faire demi-tour à ses troupes. Merci Bibi ! », a écrit Trump sur Truth Social.

Des sources militaires israéliennes ont toutefois déclaré qu’aucune troupe n’était en réalité en route vers Beyrouth, contrairement à ce qu’affirme Trump.

« J’ai également eu une conversation avec des représentants des dirigeants du Hezbollah, et ils ont accepté de cesser de tirer sur Israël et ses soldats », a ajouté Trump, sans préciser à qui il s’était adressé.

« De même, Israël a accepté de cesser de tirer sur eux. Voyons combien de temps cela durera – espérons que ce soit pour l’ÉTERNITÉ ! », a écrit Trump.

Dans les heures qui ont suivi l’annonce du cessez-le-feu par Trump, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a pris pour cible des troupes israéliennes dans le sud du Liban, déclenchant des sirènes d’alerte dans le nord d’Israël. Tsahal aurait mené des frappes aériennes au Liban.

Le message de Trump ne précisait pas non plus qu’Israël avait accepté de ne pas frapper au-delà de Beyrouth, alors que le Hezbollah affirme que le cessez-le-feu couvre l’ensemble du pays.

Le maintien d’une présence militaire de l’ONU « nécessaire » après le départ de la FINUL – rapport ONU

Le maintien d’une présence militaire de l’ONU au Liban après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) fin 2026 sera « nécessaire », estime le secrétaire général de l’ONU dans un rapport transmis lundi au Conseil de sécurité et consulté par l’AFP.

Dans ce rapport réclamé par le Conseil, António Guterres propose trois options allant de près de 2 000 à plus de 5 500 personnels en uniforme pour permettre notamment de surveiller le cessez-le-feu et de soutenir les forces armées libanaises.

La FINUL, dont le mandat expirera fin décembre en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité adoptée en août 2025 sous la pression des États-Unis, compte actuellement près de 7 500 Casques bleus.

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