Jean Asselborn s’exprime sur l’annexion
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Photo composite, de gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, à Bruxelles, le 26 février ; le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 24 mai 2020 (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo; Abir Sultan/Pool Photo via AP)
Photo composite, de gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, à Bruxelles, le 26 février ; le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 24 mai 2020 (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo; Abir Sultan/Pool Photo via AP)
Interview

Jean Asselborn s’exprime sur l’annexion

Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois avertit que l’initiative rendrait « très difficile » la signature d’accords futurs entre l’Etat juif et l’UE

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Jean Asselborn s’apparente à ce qui ressemble le plus à un homme d’Etat en Europe. Il est le diplomate ayant servi le plus longtemps sur le continent, il a été le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg au cours des 16 dernières années, et il est largement respecté dans le milieu des Affaires étrangères de l’Union européenne, bénéficiant d’une influence, dans ses relations étrangères, inversement proportionnelle à la taille – minuscule – de son pays.

Il est depuis longtemps un soutien fervent de la cause palestinienne et, ces dernières semaines, il a été, au sein de l’UE, l’un des adversaires les plus féroces du projet israélien d’annexion unilatérale de la Cisjordanie – le deuxième peut-être après le chef de la politique étrangère du bloc européen, Josep Borrell, opposant farouche à ce projet.

C’est Asselborn, 71 ans, qui avait été à l’origine d’une initiative – qui n’avait pas abouti – qui avait consisté vouloir à émettre un communiqué conjoint de l’Union européenne mettant en garde Israël contre l’annexion. Il avait ainsi vivement recommandé à ses collègues de reconnaître un Etat palestinien si Israël devait aller de l’avant dans sa démarche d’élargissement de la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain et sur toutes les implantations de la Cisjordanie – les territoires représentants 30 % de la Cisjordanie qui ont été alloués à l’Etat juif sous les termes du plan de paix de l’administration Trump.

Il a également été l’un de ceux qui, dans les médias, se sont exprimés contre l’annexion – présentant notamment ses arguments directement aux Israéliens en accordant des entretiens à la presse de l’Etat juif.

« Une annexion serait contraire aux intérêts sécuritaires de toute la région, et notamment de l’Etat juif », a déclaré Asselborn lundi, lors d’une visioconférence entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE et le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo.

« Le moment est venu de mettre en place une action concertée en urgence pour préserver les perspectives de paix », a-t-il ajouté.

Dans un entretien accordé au magazine d’information allemand Der Spiegel, au début du mois, Asselborn ne s’est pas contenté d’avertir que l’annexion constituait une violation de la loi internationale, mais il a déclaré qu’elle pourrait bien contrevenir également à la loi divine.

Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg Jean Asselborn (Autorisation)

« Au Moyen-Orient, où l’empreinte religieuse est d’une grande force, on pourrait estimer que l’annexion contrevient au septième des Dix commandements : Tu ne voleras point », a-t-il expliqué.

« Une annexion de secteurs de Cisjordanie pourrait simplement revenir à cela : Voler », s’est-il exclamé.

Alors que le Times of Israel lui a demandé, cette semaine, s’il pensait vraiment qu’Israël contreviendrait aux Dix commandements en élargissant sa souveraineté sur les terres bibliques du peuple juif, Asselborn ne s’est pas démonté.

« Je ne suis pas expert en théologie mais je pense que dans toutes les cultures et dans toutes les religions, il y a une norme bien établie prévenant le vol. C’est l’une des normes qui sont à la base de la coexistence humaine et c’est un principe fondamental du droit international. L’acquisition par la force d’un territoire est inadmissible », a-t-il asséné.

« Indépendamment des Dix commandements », a-t-il continué, « se saisir d’un territoire par la force est une violation des obligations d’Israël sous les termes de la charte des Nations unies comme sous les termes des conventions de Genève, et cela va à l’encontre d’un grand nombre de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ».

Je ne suis pas expert en théologie mais je pense que dans toutes les cultures et dans toutes les religions, il y a une norme bien établie prévenant le vol.

Asselborn, qui a été vice-Premier ministre du Luxembourg entre 2004 et 2013, a confirmé que son pays reconnaîtrait un État palestinien si Israël devait procéder à l’annexion. La reconnaissance d’un État palestinien « enverrait un signal fort en défense du droit international et contribuerait à créer une situation un peu moins inégalitaire entre les deux parties », a-t-il dit.

Tout en refusant tout commentaire sur d’éventuelles sanctions à l’encontre d’Israël, le haut-diplomate a averti que l’annexion créerait une situation dans laquelle il serait de plus de plus difficile de faire la distinction entre les territoires qui forment Israël et ceux que la communauté internationale ne reconnaît pas comme appartenant souverainement à l’Etat juif.

« Ce qui rendra très difficile la signature d’accord futurs entre Israël et l’UE ainsi que la mise en oeuvre des accords déjà existants », a-t-il souligné de façon inquiétante.

L’annexion pourrait aussi résulter en « une réalité à un Etat, constituée d’inégalité des droits et de conflits perpétuels » en remplacement de la solution à deux Etats, a noté Asselborn. « La lutte en faveur d’un État pourrait alors évoluer et devenir une lutte de type anti-apartheid. Et indépendamment de ce qui surviendra après, cela ne peut pas être une réponse à apporter ».

Un Palestinien jette une pierre pendant des affrontements avec l’armée israélienne suite aux prières du vendredi dans le camp de réfugiés Al-Aroub, au nord de Hébron, en Cisjordanie, le 7 février 2020 (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Le bureau du ministre des Affaires étrangères du Luxembourg avait accepté la demande du Times of Israel de procéder à une interview téléphonique, jeudi matin, demandant toutefois que les questions lui soient soumises au préalable. Lorsqu’il les a reçues, son bureau a décidé d’annuler la conversation à la dernière minute et a soumis, à la place, les « réponses personnelles d’Asselborn aux questions ».

Ce qui suit sont les questions et réponses toutes entières.

Times of Israel : Vous avez dit à plusieurs reprises que le plan israélien d’annexion de certaines parties de la Cisjordanie est une violation du droit international et un « vol ». Certains partisans pro-israéliens s’offusquent grandement d’une telle affirmation, arguant que les Juifs ont légalement le droit à ces territoires sur la base, notamment, de la conférence de San Remo, en 2020. Pourriez-vous expliquer la manière dont très exactement, l’application de la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie s’apparente à un vol ? Quelle loi ou traité international font de la Cisjordanie un « territoire palestinien » qu’Israël pourrait être accusé d’avoir volé ?

Jean Asselborn : Je pense que le vol peut se définir, de manière générale, comme le fait de prendre quelque chose à quelqu’un par la force, et contre sa volonté. L’application de la souveraineté israélienne en Cisjordanie – qui est une autre manière de présenter l’annexion – c’est exactement cela : c’est prendre aux Palestiniens un territoire occupé par la force par Israël.

Selon le droit international, la charte des Nations unies et les résolutions de l’ONU concernées – en particulier les résolutions 242 de 1967 et 338 de 1973, adoptées devant le Conseil de sécurité des Nations unies – la Cisjordanie reste placée sous occupation israélienne et l’acquisition d’un territoire par la force est inadmissible.

Dans un entretien récent, vous êtes allé jusqu’à citer les Dix commandements. Pensez-vous vraiment qu’Israël violerait l’un des Dix commandements en élargissant sa souveraineté sur la terre biblique du peuple juif, avec laquelle elle entretient des liens historiques indéniables ?

« Je ne suis pas expert en théologie mais je pense que dans toutes les cultures et dans toutes les religions, il y a une norme bien établie prévenant le vol. C’est l’une des normes de base pour la coexistence humaine et un principe fondamental en ce qui concerne le droit international. L’acquisition d’un territoire par la force est inadmissible.

Indépendamment des Dix commandements, se saisir par la force d’un territoire est une violation des obligations d’Israël sous les dispositions de la Charte de l’ONU et des Conventions de Genève, et va à l’encontre d’une série de résolutions adoptées devant le conseil de Sécurité des Nations unies.

Vous avez comparé l’annexion possible de la Cisjordanie à l’annexion de la Crimée par la Russie. Mais même Josep Borrell a reconnu, l’autre jour, que les deux situations ne pouvaient pas être comparées, parce que personne n’a de souveraineté sur la Cisjordanie contrairement à la Crimée, qui, de l’avis de tous (à l’exception de la Russie, bien évidemment) appartient à l’Ukraine. Le Luxembourg ne reconnaît pas actuellement d’État palestinien, alors comment pouvez-vous affirmer que l’application par Israël de sa souveraineté sur ce territoire est comparable à la situation en Crimée ?

L’annexion n’est pas une affaire de débat légal, théologique et philosophique. C’est une affaire de principe. J’utilise l’exemple de la Crimée pour illustrer ce principe : L’annexion va à l’encontre du droit international et il faut s’y opposer, où qu’elle survienne, quel que soit le moment où elle survient. Si le Luxembourg a reconnu Israël en 1949, il est vrai que le Luxembourg ne reconnaît pas actuellement un État palestinien.

Nous croyons avec force, toutefois, dans le droit à l’auto-détermination des Palestiniens, à leur droit à vivre dans la paix et dans la dignité dans leur propre État souverain et viable. En s’opposant à l’annexion, c’est ce droit que nous défendons. Il est également déterminant de prendre en compte ce que pensent les Palestiniens de l’occupation et de l’annexion. Leurs droits politiques ne disparaîtront pas miraculeusement en cas d’annexion.

L’Union européenne a répondu à l’annexion de la Russie par des sanctions. Etes-vous favorable à des sanctions ou à des mesures punitives moins spectaculaires visant Israël si l’annexion doit se réaliser ? Quel type d’initiative serait, selon vous, appropriée pour répondre à l’annexion de la Vallée du Jourdain et de toutes les implantations israéliennes de Cisjordanie, comme le Premier ministre Netanyahu dit qu’il prévoit de le faire ?

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je ne veux pas évoquer de sanctions. Au contraire : Nous, au sein de l’Union européenne, avons intérêt à maintenir et à développer encore davantage l’amitié de longue date qui nous unit à Israël.

Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Avigdor Liberman, à gauche, accueille le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, au ministère des Affaires étrangères de Jérusalem, le23 février 2011 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Mais cela a été d’ores et déjà rendu difficile en raison de l’occupation et des implantations illégales et je crains que cela ne le devienne encore plus en cas d’annexion. Notre relation risque de subir de graves pressions si Israël décide d’aller de l’avant dans son projet d’annexion.

Est-ce que votre point de vue sur les sanctions/les mesures punitives changerait si Israël devait opter pour une annexion partielle – par exemple de la vallée du Jourdain seulement, ou d’un ou plusieurs blocs d’implantation (qui, tout le monde en convient, intégreraient Israël dans le cadre d’un accord de paix futur, quel qu’il soit ?)

Comme je l’ai dit auparavant, nous sommes opposés à l’annexion qui est contraire au droit international. Or, une annexion partielle reste une annexion et elle n’est donc en rien plus acceptable. Les Palestiniens ont déclaré de manière répétée qu’ils étaient ouverts à des modifications frontalières mineures et à l’échange de territoires équivalents en taille, en volume et en valeur.

Le Conseil de sécurité a souligné, dans sa résolution 2334 du 23 décembre 2016, qu’il ne reconnaîtrait aucun changement aux lignes du 4 juin 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, autres que ceux convenus entre les parties à travers les négociations. Et je ne pense pas que ce à quoi nous avons assisté récemment soit d’aucune manière convenu ou négocié entre les Israéliens et les Palestiniens.

Le Conseil de sécurité vote la résolution 2334, adoptée avec 14 voix pour, zéro contre et une abstention, celle des Etats-Unis, le 23 décembre 2016. (Crédit : Manuel Elias/Nations unies)

Selon certains, toute mesure substantielle à l’encontre d’Israël serait bloquée en raison de la règle d’unanimité exigée à Bruxelles. Est-ce que l’Union européenne pourra théoriquement exclure Israël du programme Horizon Europe, l’année prochaine, ou modifier le traitement tarifaire préférentiel pour les importations israéliennes, ou interdire l’importation des produits des implantations, si un ou plusieurs pays s’opposent à de telles démarches ? Et si tel est le cas, que pourrait faire Bruxelles qui ne nécessiterait pas le consensus des 27 états-membres ?

Et une fois encore, comme je l’ai dit auparavant : Je veux développer davantage notre relation avec Israël mais le droit international, comme cela se reflète dans la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, exige des Etats qu’ils fassent la distinction dans leurs accords conclus avec Israël entre le territoire de l’Etat d’Israël d’une part et les territoires qui sont occupés depuis 1967 d’autre part.

On peut dire qu’une annexion progressive est déjà en cours. Une annexion sur le plan formel rendra très difficile la conclusion d’accords futurs entre l’UE et Israël, ainsi que la mise en oeuvre des accords préexistants

Nos propres directives, au sein de l’Union européenne, disent que tout accord signé avec Israël doit clairement stipuler son inapplicabilité dans les territoires occupés depuis 1967. Ce à quoi nous assistons, c’est à la continuation de la politique illégale d’implantation mise en oeuvre par le gouvernement israélien, et qui rend de plus en plus difficile la distinction entre les deux.

On peut dire qu’une annexion progressive est déjà en cours. Une annexion sur le plan formel rendra très difficile la conclusion d’accords futurs entre l’UE et Israël, ainsi que la mise en oeuvre des accords préexistants. Ce qui contribuerait à créer une situation « perdant-perdant » qui n’est dans l’intérêt de personne.

Une réponse possible à l’annexion serait la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État par des Etats-membres individuels de l’Union européenne. Je crois que vous avez déjà déclaré que le Luxembourg prendrait une telle initiative. Comment une démarche aussi symbolique pourrait, selon vous contribuer à la paix ? Est-ce que la reconnaissance ou la non-reconnaissance d’un État dépend de critères objectifs découlant des exigences nécessaire de sa formation, ou de ce qu’un Etat peut faire ou ne pas faire ?

La reconnaissance de l’Etat de Palestine, sur les frontières de 1967, enverrait un signal fort en défense du droit international et contribuerait à créer une situation un peu moins inégale entre les deux parties. Elle démontrerait également notre soutien à la solution à deux Etats qui, nous le croyons, est la seule solution juste et durable au conflit israélo-palestinien.

Des manifestants palestiniens brûlent des photos du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une manifestation dans la ville de Ramallah, le 28 janvier 2020, contre la proposition de paix américaine. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Le Luxembourg encouragera-t-il les autres pays de l’Union européenne à suivre son exemple et à reconnaître l’État palestinien ?

C’est quelque chose que chaque Etat devra décider lui-même, conformément à ses propres procédures nationales. Toutefois, il est clair, à mes yeux, qu’une reconnaissance de la part d’un seul Etat-membre n’entraînera pas une grande différence.

Notre Parlement national a exprimé son soutien à la reconnaissance de l’État de la Palestine, au mois de décembre 2014, et il a invité le gouvernement à procéder à cette reconnaissance au moment qui serait le plus approprié.

A mon avis, le moment le plus approprié serait celui où un groupe d’Etats-membres de l’UE se dirait prêt à reconnaître l’état de Palestine. Cela enverrait un signal fort de soutien à la solution à deux Etats.

Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg Jean Asselborn, à droite, rencontre le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 7 septembre 2015 (Crédit : Mark Neyman/GPO)

Vous avez récemment déclaré dans un communiqué que l’annexion « portera un coup fatal à la solution à deux Etats ». Et, en effet, de plus en plus d’acteurs, au sein de la communauté internationale, estiment qu’une telle initiative rendrait impossible la création d’un État palestinien viable et tuerait, une fois pour toutes, le paradigme à deux Etats. Est-ce que vous pouvez envisager que votre pays et d’autres en Europe puissent renoncer définitivement à la solution à deux Etats et la remplacer par la notion d’un État unitaire entre le fleuve Jourdain et la mer Méditerranée, avec l’égalité des droits pour tous ?

La solution à deux Etats, basée sur des paramètres acceptés par le monde, est la seule solution susceptible d’apporter une paix durable et juste au Moyen-Orient. Il est impossible d’abandonner ces paramètres ou de les remplacer de manière unilatérale. Ils ont résulté de négociations politiques ayant entraîné un consensus international.

Néanmoins, au cours des deux dernières décennies, nous avons assisté à l’érosion de la faisabilité matérielle de la solution à deux Etats et de la viabilité d’un État palestinien, une érosion due aux constructions et à l’expansion des implantations israéliennes, aux démolitions, aux confiscations et aux déplacements forcés, là encore de la part d’Israël – des agissements illégaux sous les termes de la loi internationale et en particulier sous les dispositions de la quatrième Convention de Genève.

Une vue de l’implantation de Maale Efraim en Cisjordanie sur les collines de la vallée du Jourdain, le 18 février 2020. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

La communauté internationale a collectivement échoué à empêcher cela, tandis que les Palestiniens sont dans l’incapacité de s’opposer à ces développements qui viennent saper leur futur État.

Et il y a aujourd’hui un risque important, celui que la solution à deux Etats se trouve remplacée par une réalité à un État, constituée d’inégalité des droits et foyer perpétuel de conflit. La lutte pour un État pourrait alors évoluer et devenir une lutte de type anti-apartheid. Et indépendamment de ce qui surviendra après, cela ne peut pas être une réponse à apporter.

Une telle solution à un État marquerait la fin du rêve sioniste d’un Etat juif mais de nombreux pays européens n’ont jamais approuvé le désir d’Israël d’être reconnu en tant qu’Etat juif. Reconnaissez-vous Israël comme Etat-nation des Juifs, dans lequel les citoyens jouissent tous des pleins droits, indépendamment de la religion et de l’ethnie ?

La manière dont Israël veut se définir relève de la décision du gouvernement et des citoyens israéliens. Dans une démocratie, tous les citoyens doivent bénéficier des mêmes droits, indépendamment de l’ethnie ou de la croyance.

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