La police interroge le musicien et fervent détracteur de Netanyahu, Efraïm Shamir

Selon l'artiste israélien, soupçonné d'incitation au terrorisme et à la violence contre le Premier ministre, l'enquête pourrait être liée à des publications Facebook critiquant ce dernier

Efraïm Shamir du groupe de rock israélien Kaveret, lors de la tournée du groupe, été 2013. (Crédit : Moshe Shaï/Flash90)

Le musicien israélien Efraïm Shamir a été convoqué mercredi pour être interrogé par l’unité des crimes majeurs Lahav 433 de la police israélienne, ont rapporté les médias israéliens.

Fervent détracteur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Shamir n’a pas été informé des raisons de sa convocation par la police, selon les médias.

Une fois l’interrogatoire commencé, les médias ont rapporté que Shamir était soupçonné d’incitation au terrorisme et à la violence contre le Premier ministre.

Son avocat, Me Yaïr Nehoraï, a déclaré à Ynet que son client « s’oppose à toute forme de violence et rejette ces accusations ».

Shamir avait auparavant déclaré que l’interrogatoire était prévu à 11 heures et qu’il « répondrait en conséquence » une fois que la raison de sa convocation aurait été clarifiée.

Il a déclaré à Ynet qu’il soupçonnait que la raison de sa convocation « pourrait être liée à des publications Facebook » très critiques à l’égard du Premier ministre et de son gouvernement, mais qu’il « ne savait vraiment pas ».

« Cela m’inquiète, mais je sais qui je suis et ce que je suis », a-t-il ajouté.

Membre du groupe de rock Kaveret des années 1970, Shamir s’est déjà attiré les foudres de Netanyahu et de son parti, le Likud, notamment en 2019 lorsqu’il avait déploré que l’épouse du Premier ministre, Sara, ne soit pas morte à la place de l’épouse du président de l’époque, Reuven Rivlin, Nechama.

Dans un message Facebook réagissant à la mort de Nechama Rivlin, Shamir avait écrit : « Pourquoi pas Sara ? »

Face à la vive réaction provoquée par ces propos, il a redoublé d’ardeur, qualifiant les députés du Likud qui le critiquaient « d’hypocrites », car ils avaient choisi de soutenir Netanyahu, alors « criminel » et visé par une enquête pénale ayant abouti aux accusations pour lesquelles il est actuellement jugé.

En 2020, Shamir avait écrit sur Facebook : « Tuez le psychopathe, son épouse, cette pute folle, et leur fils parasite répugnant », avait rapporté Ynet, en référence évidente à Netanyahu, son épouse Sara et leur fils aîné, Yaïr.

« Je me demande si ce serait un bon début pour une nouvelle chanson contestataire », avait-il ajouté.

Le mois dernier, la police a convoqué le journaliste Aviad Glickman pour l’interroger car il était soupçonné d’avoir bousculé une employée de Sara Netanyahu lors d’un incident survenu au tribunal plus tôt dans l’année.

Glickman est connu pour être un détracteur du Premier ministre.

Les figures de l’opposition ont qualifié cette mesure de tentative d’intimidation à l’encontre des médias et des détracteurs du gouvernement.

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