La Syrie avertit Israël après une frappe de représailles suite à un tir d’obus perdu
Le régime d’Assad menace des “répercussions” des raids futurs ; un projectile tiré en Syrie a touché le Golan israélien
La Syrie a prévenu mercredi Israël contre de futurs raids après la réponse de l’armée israélienne à la chute d’un obus de mortier dans le nord du plateau du Golan.
Un obus de mortier probablement tiré en Syrie a atterri en territoire israélien mercredi matin, sans entraîner ni blessé ni dégât, a annoncé l’armée.
Le projectile, comme la plupart des autres qui proviennent du pays déchiré par la guerre civile, serait un tir accidentel plutôt qu’une attaque intentionnelle contre Israël, a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué.
Néanmoins, l’armée israélienne a répliqué en Syrie, touchant des « positions d’artillerie appartenant au régime syrien sur le nord de Golan syrien », a annoncé l’armée.
En réponse, le commandement général syrien a prévenu « contre les répercussions de la répétition d’une telle attaque », selon l’agence de presse syrienne arabe.
Mercredi, Israël a déclaré qu’il tenait le régime syrien pour responsable de tous les tirs perdus, quelle que soit leur source. Cependant, l’armée a précisé dans le passé qu’elle « n’hésitera pas à agir contre toute force d’opposition en Syrie. »
L’armée israélienne n’a pas précisé comment Israël avait répliqué à l’attaque, par des frappes aériennes ou des tirs d’artillerie.
« L’armée israélienne ne tolèrera aucune tentative de nuire à la souveraineté de l’Etat d’Israël ou à la sécurité de ses citoyens », a déclaré l’armée.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), organisation basée à Londres, a annoncé l’existence d’affrontements entre le régime syrien et les forces rebelles affiliées à l’Etat islamique près de la frontière, notamment avec des bombardements d’artillerie.
Selon l’organisation, la bataille fait rage dans les villes de Qouneitra et Beit Jinn, située à 10 kilomètres de la frontière israélienne.
A Beit Jinn, les forces du régime d’Assad ont mené des bombardements « intenses » contre les rebelles, selon l’OSDH. Ces bombardements seraient la source de l’obus de mortier qui a touché le territoire israélien.
Après des incidents répétés de ce genre en septembre, les combats syriens sont largement restés de l’autre côté de la frontière.