Des groupes rebelles syriens seraient responsables des tirs perdus dans le Golan
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Des groupes rebelles syriens seraient responsables des tirs perdus dans le Golan

Israël tient pour responsable le régime d’Assad mais a récemment prévenu qu’il n’hésiterait pas à agir contre toutes les forces d’opposition

La fumée monte sur le plateau du Golan, après deux tirs de mortiers venus de Syrie, déchirée par la guerre civile, le 28 avril 2015. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
La fumée monte sur le plateau du Golan, après deux tirs de mortiers venus de Syrie, déchirée par la guerre civile, le 28 avril 2015. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Les projectiles perdus venus de Syrie qui ont atterri sur la partie israélienne du plateau du Golan ces deux dernières semaines ont été tirés par des groupes de l’opposition syrienne ainsi que par les forces armées syriennes, ont déclaré jeudi des sources sécuritaires israéliennes au Times of Israël.

Certains des projectiles venaient de l’ancien Front al-Nosra, affilié à Al-Qaïda, un groupe extrémiste qui s’est récemment renommé Front Fatah Al-Sham, selon ces sources.

Il n’y a pour l’instant pas d’indication que le tir de mortier ait été intentionnel. Il aurait plutôt été tiré dans le cadre de la guerre civile qui a cours dans le pays voisin et des luttes pour des territoires, particulièrement dans des régions du Golan syrien entre Hader et Quneitra, parallèle au côté israélien, ont déclaré les sources.

Israël répond régulièrement aux tirs de missiles en territoire israélien en frappant des cibles militaires syriennes, et tient le régime pour responsable de tous les tirs perdus, quelle qu’en soit leur origine.

Cependant, l’armée a précisé cette semaine, après la chute d’un nouveau projectile, qu’elle « n’hésiterait pas à agir contre toutes les forces d’opposition en Syrie », ce qui peut être interprété comme une évolution des récentes politiques.

La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l'armée israélienne sur des positions de l'armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l’armée israélienne sur des positions de l’armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

Il n’est pas encore certain que l’armée israélienne prévoit de changer de tactique, puisque les relations entre Israël et certains groupes de l’opposition syrienne sont décrites comme « acceptables » et même « bonnes ».

La politique de frappe contre des positions militaires syriennes a entraîné des affirmations, à Damas et ailleurs, que l’armée israélienne protégeait et aidait même des combattants rebelles. L’armée israélienne a déclaré ne pas être impliquée et ne pas prendre partie dans les affrontements syriens.

L’armée israélienne a déjà soigné des civils syriens blessés qui arrivaient à la frontière, et a également déclaré avoir transféré des combattants blessés de groupes modérés de l’opposition dans des hôpitaux situés à l’intérieur du pays.

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