Le Hezbollah met en garde l’État libanais contre l’intensification des efforts de désarmement

'La voie empruntée par le gouvernement libanais et les institutions étatiques mènera le Liban à l'instabilité, au chaos et peut-être même à la guerre civile', a déclaré Mahmoud Qmati

Des soldats de l'armée libanaise assurant la sécurité du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé un bâtiment dans le village de Deir Kifa, dans le sud du Liban, le 19 novembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Un haut responsable du Hezbollah a averti le gouvernement libanais que la poursuite des efforts de désarmement du groupe terroriste chiite libanais dans tout le pays risquait d’entraîner le chaos, voire une guerre civile, a rapporté le Hezbollah mercredi.

Le Liban s’est en effet engagé à placer toutes les armes du pays sous le contrôle de l’État, conformément à l’accord de cessez-le-feu de 2024 ayant mis fin à une guerre dévastatrice entre le Hezbollah et Israël.

Le groupe terroriste chiite pro-Iran insiste toutefois sur le fait que cet accord ne s’applique qu’à la région la plus méridionale du pays, à la frontière avec Israël, et refuse de renoncer à son arsenal ailleurs.

Dans une interview accordée à la chaîne d’information russe RT, Mahmoud Qmati, haut responsable de la branche politique du Hezbollah, a déclaré que la poursuite du monopole de l’État sur les armes plus au nord serait « le plus grand crime commis par l’État ».

« La voie empruntée par le gouvernement libanais et les institutions étatiques mènera le Liban à l’instabilité, au chaos et peut-être même à la guerre civile », a déclaré Qmati, tout en ajoutant que le Hezbollah ne se laisserait pas entraîner dans une confrontation avec l’armée libanaise.

La semaine dernière, l’armée libanaise a affirmé avoir achevé « la première phase » de son plan de désarmement du Hezbollah, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord – des efforts jugés encourageants mais « loin d’être suffisants » par Israël. Le cabinet libanais a demandé à l’armée de lui présenter, début février, un rapport sur la manière dont elle entendait poursuivre le désarmement dans d’autres régions du pays.

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