Le Likud et Smotrich pressent les petits partis de se retirer de la course électorale
Cette campagne de pression intervient alors que les sondages placent systématiquement le bloc de Netanyahu bien en deçà des 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement
Le Likud, parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et ses alliés mènent une campagne agressive pour faire pression sur les petits partis de droite afin qu’ils se retirent des élections législatives du 27 octobre. Ils craignent en effet que ces partis ne détournent des voix des formations établies et ne coûtent au bloc dirigé par Netanyahu (droite, religieux et extrême-droite) des sièges cruciaux s’ils ne parviennent pas à franchir le seuil électoral.
Après avoir réussi mardi à convaincre Davidi Ben Zion, numéro 8 sur la liste d’Amkha Yisrael d’Ofer Winter, de se retirer, la campagne vise désormais Laly Derai, candidate numéro 6 du parti et mère endeuillée dont le fils, le sergent-chef Saadia Derai, a été tué au combat à Gaza.
Des pancartes et des panneaux d’affichage appelant Laly Derai à se retirer ont été installés près de son domicile dans l’implantation d’Eli, en Cisjordanie, comme le montrent des vidéos diffusées en ligne. Amkha Yisrael oscille autour du seuil électoral de 3,25 % dans les derniers sondages.
Le Likud et le parti HaTzionout HaDatit du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, font également pression sur le parti HaTzibur HaHaredi récemment formé, pour qu’il se retire, a déclaré au Times of Israel une source proche du dossier.
Bien qu’il se situe en dessous du seuil électoral dans les sondages, ce parti menace de siphonner des voix aux alliés ultra-orthodoxes du bloc, Shas et Yahadout HaTorah. Contrairement aux partis haredim traditionnels, HaTzibur HaHaredi prône le service militaire, l’intégration sur le marché du travail et l’éducation laïque, et inclut des femmes sur sa liste électorale.
« Il est inutile de faire pression sur HaTzibur HaHaredi pour qu’il se retire des élections », a déclaré le parti dans un communiqué mercredi, insistant sur le fait qu’il a une responsabilité envers « les dizaines de milliers de Haredim qui souhaitent un leadership nouveau et responsable, capable de s’attaquer aux problèmes fondamentaux auxquels notre société est confrontée ».
Cette campagne de pression intervient alors que les sondages placent systématiquement le bloc de Netanyahu bien en deçà des 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement, tandis que le parti de Smotrich peine à se maintenir au-dessus du seuil électoral.