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Les supporters du Beitar Jérusalem brandissent le drapeau de'La Familia' pendant un match opposant le Beitar Jerusalem et l' Hapoel Jerusalem au Teddy Stadium de Jérusalem, le 23 avril 2022. (Crédit :  Oren ben Hakoon/Flash90)
Les supporters du Beitar Jérusalem brandissent le drapeau de'La Familia' pendant un match opposant le Beitar Jerusalem et l' Hapoel Jerusalem au Teddy Stadium de Jérusalem, le 23 avril 2022. (Crédit : Oren ben Hakoon/Flash90)
Le ToI enquête

Les étranges splendeurs et misères du Beitar Jérusalem

Après des déboires judiciaires et un scandale qui ont éclaboussé son propriétaire, le sort du très controversé club de football est désormais entre le mains d’un énième propriétaire

C’est un groupe d’hommes étonnamment diversifié qui aura cherché, au cours des vingt dernières années, à prendre le contrôle du club de football de Beitar Jerusalem – mais pas un seul ne sera ressorti indemne de cette expérience.

L’oligarque d’origine russe Arcadi Gaydamak. Le magnat de l’énergie américano-brésilien Guma Aguiar. L’homme d’affaires israélien Eli Tabib. Le nabab des cryptomonnaies Moshe Hogeg. Ou Sheikh Hamad bin Khalifa Al Nahyan, rejeton présumé de la famille royale des Émirats arabes unis. Et enfin Barak Abramov.

Gaydamak est allé en prison pour trafic d’armes. Aguiar a été interné dans un hôpital psychiatrique sur ordre de sa mère, et il a disparu alors qu’il se trouvait sur son yacht, en mer (sa mort sera prononcée ultérieurement). Pour sa part, Tabib a été blessé par des hommes armés près de chez lui. Et Hogeg, enfin, a été arrêté à la fin de l’année dernière, accusé de dizaines de faits de fraude et de crimes sexuels.

La tentative d’Al Nahyan d’acquérir 50 % de l’équipe a, de son côté, avorté quand il a été découvert qu’il avait menti sur la véritable ampleur de ses moyens financiers ainsi que sur ses liens avec la famille royale émiratie.

Les malversations financières présumées de Hogeg ont poussé le club au bord de la faillite, sans aucun horizon clairement défini.

Les supporters ont bien tenté d’acheter eux-mêmes le Beitar Jérusalem, le mois dernier – mais un tribunal avait gelé l’accord alors en vue dans la mesure où il s’entremêle trop aux problèmes judiciaires que rencontre actuellement Hogeg.

Le destin du club de football le plus tristement célèbre d’Israël a été en péril et a finalement été sauvé in extremis. Moshe Hogeg a finalement signé un contrat avec l’ex-propriétaire du club de football de Bnei Yehuda, Barak Abramov, grâce à l’aide de l’ancien maire de Jérusalem, Nir Barkat.

Moshe Hogeg, propriétaire du Beitar Jerusalem, après son interrogatoire dans les bureaux de l’unité de la police Lahav 433 à Lod, le 14 décembre 2021. (Crédit : Flash90)

Plus de 85 ans après sa fondation, le chemin vers le rachat a été ardu. Mais comment l’équipe en est-elle arrivée là ? Une longue série d’événements et de révélations dépassant la fiction auront transformé le club en placement que même les investisseurs les plus sensibles à la cause du Beitar préfèrent aujourd’hui éviter à tout prix.

Un football politique

« Le club est d’une telle toxicité que tout homme d’affaires ayant la tête sur les épaules réfléchira à deux fois » avant d’investir dans le Beitar Jerusalem, explique Shaul Adar, auteur du nouveau livre On the Border: The Rise and Decline of the Most Political Club in the World, au Times of Israel dans un entretien récent. « Le club est encore une fois au bord du gouffre. On ne sait pas s’il survivra à l’été ; il faut obligatoirement que quelqu’un rachète le club ou que ce dernier parvienne à obtenir de l’argent d’une manière ou d’une autre – au moins la somme minimum pour lancer la nouvelle saison ».

L’équipe, fondée en 1936, est sans aucun doute le club de football le plus populaire en Israël et indubitablement aussi le plus controversé. Il fait plus fréquemment les gros titres pour le racisme et pour les violences d’une partie de ses supporters que pour les réussites ou le talent de ses joueurs. Le Beitar Jerusalem est le seul club de Première Ligue, en Israël, à n’avoir jamais signé avec un joueur arabe et son fan club le plus bruyant et le plus extrémiste – connu sous le nom de La Familia – scande très fréquemment « mort aux Arabes » depuis la tribune est du Teddy Stadium de Jérusalem. Le ministre de la Défense Benny Gantz avait même laissé entendre, au mois de mai, que La Familia pourrait être inscrite sur la liste des groupes terroristes.

Le club est aussi intrinsèquement lié non seulement à la politique municipale, mais à la politique nationale. Il avait été à l’origine associé au mouvement révisionniste de Zeev Jabotinsky et il a souvent été lié, dans l’Histoire, au parti du Likud d’aujourd’hui. Ses supporters les plus ardents ont compris l’ex-président Reuven Rivlin, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert et le ministre des Finances, Avigdor Liberman, tandis que des politiciens soucieux de s’attirer les faveurs du public ont régulièrement été aperçus dans les gradins – notamment l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’ancienne ministre Miri Regev et, plus récemment, le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

« Pendant de nombreuses années, ce club a été presque un outil politique pour la droite israélienne, commente Maya Zinshtein, directrice et productrice de « Forever Pure », un documentaire récompensé aux Emmy Awards en 2016 qui était consacré au racisme des supporters du Beitar. Mais ces dernières années, estime Zinshtein, « quand La Familia est devenue la voix la plus forte, ça a repoussé, d’une certaine manière, un grand nombre de politiciens qui s’apparentaient au Likud et qui avaient grandi avec le Beitar ».

Exception faite de Ben Gvir qui, le mois dernier, a publié une photo de lui sur Instagram lors d’un match du Beitar, avec un message déclarant que « le Beitar est l’un de mes grands amours » et que « nous ne pouvons pas leur permettre d’éteindre les lumières [sur le Beitar] ».

Les membres du groupe de supporters La Familia avec des bannières – la jaune disant ‘je vis pour toi et je mourrai pour toi’ – pendant un match du Beitar Jérusalem au Teddy Stadium de Jérusalem, le 24 janvier 2022. (Crédit : Flash90)

« La seule pensée que le Beitar Jérusalem puisse simplement cesser d’exister est complètement folle », confie Zinshtein lors d’une interview récente avec le Times of Israel. « Il est bien plus qu’un seul club de football – il fait partie intégrante de l’Histoire israélienne ».

L’équipe, dit-elle, est inextricablement liée à la politique israélienne : « Ce club a marché main dans la main avec l’histoire du parti du Likud », note-t-elle, citant les nombreux politiciens de la formation entretenant des liens avec l’équipe et les connexions de cette dernière avec les campagnes électorales.

Il est bien plus qu’un seul club de football – il est une grande partie de l’Histoire israélienne

Le film de Zinshtein avait examiné avec attention la saison 2012-2013 du Beitar, lorsque le club avait signé avec deux joueurs musulmans venus de Tchétchénie et que les réactions racistes des supporters avaient fait trembler la nation et largement dépassé ses frontières, en faisant les gros titres des médias internationaux.

En 2005, Gaydamak – un milliardaire israélo-français né en Russie – avait racheté l’équipe, alors en difficulté, à un groupe de supporters et d’hommes d’affaires qui avaient pris le contrôle du club après sa faillite, en 2001. Gaydamak, selon les observateurs, espérait qu’injecter de l’argent dans cette équipe populaire servirait ses ambitions politiques – il voulait alors briguer la mairie de Jérusalem – et il avait investi des millions dans le club.

Mais lors du scrutin municipal de 2008, Gaydamak n’avait remporté que 3,5 % des suffrages, loin derrière le vainqueur, Nir Barkat, et son challenger Meir Porush. Cette défaite, conjuguée au ralentissement économique de l’époque et à ses frustrations face au pouvoir de plus en plus important de la Familia et face à son racisme, avaient décidé l’oligarque à couper le robinet à l’équipe.

« On ne peut pas compter sur le vote des supporters, indépendamment de tout l’argent que vous allez injecter dans un club », écrit Adar dans son ouvrage en évoquant la leçon durement apprise par Gaydamak. « Le robinet a été coupé. Il était encore propriétaire de l’équipe, mais il ne la soutenait plus. L’humeur avait changé – comme un mariage où le fiancé serait réduit à l’état de cadavre ».

Arcadi Gaydamak, who plans to sign two Muslim players, visiting a Beitar Jerusalem training session in September 2008 (photo credit: Anna Kaplan/ Flash90)
Arcadi Gaydamak sur le terrain du Beitar Jérusalem, le 26 septembre 2018. (Crédit : Anna Kaplan/ Flash90)

Le syndrome du Beitar Jérusalem

Au cours des années qui avaient suivi, Gaydamak avait tenté, en vain, de vendre le club à plusieurs reprises, ignorant largement l’équipe et la laissant en difficulté alors que lui-même devait gérer de multiples poursuites judiciaires.

Aguiar était ensuite arrivé. Né au Brésil, élevé aux États-Unis dans le christianisme, Aguiar avait redécouvert les racines juives de sa mère à l’âge adulte et il avait rapidement cherché à s’immerger dans des causes juives et israéliennes. A l’âge de 26 ans, il avait fait fortune en découvrant un immense champ de gaz naturel au Texas et il était devenu multimillionnaire du jour au lendemain.

En 2009, Aguiar était arrivé à Jérusalem et il avait investi quatre millions de dollars dans le Beitar, espérant prendre le contrôle du club légendaire. Il avait été accueilli comme le messie par les supporters frustrés par la négligence affichée par Gaydamak à l’égard de l’équipe, l’objet de leur adulation. Mais en quelques mois, le comportement imprévisible du nouvel homme fort du club lui avait valu la Une des médias – pour de mauvaises raisons exclusivement. Aguiar avait notamment affirmé aux journalistes qu’il était parvenu à pénétrer dans la bande de Gaza et qu’il avait rencontré Gilad Shalit, qui se trouvait dans les geôles du Hamas à ce moment-là, montrant même des photographies présumées de son périple.

Des affirmations qui, selon Adar, avaient été une imposture créée de toutes pièces qui avait été échafaudée avec l’aide de ses gardes du corps. « Ils l’ont emmené à Ashkelon, près de la frontière avec Gaza et ils ont procédé à cette mise en scène navrante pour lui ». Peu après, Aguiar avait été interné de force sur demande de sa famille dans un hôpital psychiatrique de Tel Aviv. Deux années plus tard, il avait disparu alors qu’il se trouvait à bord de son yacht, Zion, au large de la côte de la Floride – et il n’a jamais été revu depuis. Les rumeurs sur son sort étaient allées bon train et la mort d’Aguiar avait été officiellement prononcée en 2015, mettant en terme à l’un des épisodes les plus tragiques de toute l’Histoire du Beitar.

« Le nom de Jérusalem fait quelque chose aux gens, il a un impact », dit Adar qui apporte sa contribution régulière au journal Zman Israel, le site en hébreu du Times of Israel. « Si vous le comparez aux autres clubs, au Beitar, l’affect tient un rôle surdimensionné », note-t-il.

« Une fois qu’on place Jérusalem dans l’équation – en y rajoutant en plus des hallucinations messianiques – le résultat est le même. Les gens s’illusionnent, en ayant le sentiment qu’ils sont bien plus que de simples propriétaires de club de football – et cela parce qu’il s’agit de Jérusalem. »

Guma Aguiar during a visit to Jerusalem, 2009 (photo credit: Kobi Gideon/Flash90)
Guma Aguiar pendant une visite à Jérusalem en 2009. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Éternel impur ?

Revenons en 2012, avec un Gaydamak de plus en plus frustré par son incapacité à se délester du club et enlisé dans ses propres déboires. Il avait décidé de manière inattendue, cette année-là, d’emmener l’équipe visiter la Tchétchénie, où il voulait examiner des opportunités commerciales intéressantes. Et quelques semaines plus tard, Gaydamak avait annoncé que l’équipe avait signé avec deux jeunes joueurs tchétchènes musulmans – une première pour le club.

De nombreux supporters en avaient été furieux – huant sans complexe les joueurs lorsqu’ils entraient sur le terrain, criant des slogans racistes et sortant du stade lorsqu’ils marquaient un but. Lors d’une rencontre, les supporters avaient déployé une bannière qui disait « Éternellement pur », inspirant le titre que devait donner Zinshtein à son documentaire. Les extrémistes avaient même mis le feu aux bureaux de l’administration du Beitar, détruisant tout un trésor de reliques historiques du club. Ce chapitre noir de l’histoire du Beitar – qui s’était refermé après la saison 2012-2013, quand les deux joueurs avaient quitté le terrain du dernier match pour se rendre directement à l’aéroport – avait rendu l’équipe tristement célèbre, à l’étranger, pour son intolérance.

Mais quelles avaient été les réelles motivations de Gaydamak ?

Dans « Éternellement pur », l’oligarque déclare à Zinshtein qu’il avait signé avec les deux joueurs dans le seul objectif de montrer la vraie nature des supporters de l’équipe.

« Bien sûr que ce transfert a été organisé pour cette raison », dit-il dans le film. « Ce n’était pas parce qu’ils étaient de bons footballeurs. Je n’avais aucune idée, en réalité, sur leurs compétences. Et bien sûr que je savais qu’il y aurait des réactions fortes. J’ai voulu montrer cette réalité à la société israélienne, j’ai exposé en plein jour le vrai visage du club. »

Des supporters du club de football Beitar Jerusalem brandissent une bannière « Le Beitar restera pur », le 26 janvier 2013. (Crédit : Flash90

Une période qui aura laissé une salissure indélébile sur le club déjà terni. Pendant cette saison, de nombreux sponsors avaient abandonné l’équipe et des personnalités majeures avaient pris leurs distances face au racisme toxique émanant de la base des supporters.

La suite, commente Adar, devait seulement ancrer davantage la réputation du club – celle d’un placement que tout investisseur sérieux se doit d’éviter.

« J’avais parlé à Itzik Kornfein [gardien de but du Beitar pendant très longtemps devenu son manager] et il m’avait dit qu’il ne parvenait pas convaincre les compagnies internationales de travailler avec le Beitar parce que son image était beaucoup trop mauvaise », se souvient Adar. « Aucune personne de bon sens ne voulait être associée au Beitar ».

Et pour attirer un propriétaire stable pour assurer son avenir, ajoute Adar, l’équipe « avait été tenue, à ce moment-là, de nettoyer son image et d’assainir ses gradins ».

Shaul Adar, l’auteur du nouveau livre ‘On the Border.’ (Autorisation)

L’ère Tabib

Les malheurs du club ne se sont pas arrêtés avec Gaydamak. Au cours de l’été 2013, il avait finalement vendu le Beitar à l’homme d’affaires Eli Tabib, ancien propriétaire du Hapoel Kfar Saba et du Hapoel Tel Aviv. Mais le mandat de ce propriétaire expérimenté ne devait guère être plus harmonieux que ceux de ses prédécesseurs.

Plusieurs mois après avoir acquis le club, une grenade avait été découverte sous sa voiture et heureusement neutralisée. Au mois de février 2015, Tabib avait été pris pour cible par des hommes de main embauchés dans le cadre d’un conflit commercial présumé et il avait été légèrement blessé aux abords de son domicile.

Et enfin, quelques mois plus tard, Tabib avait fait savoir qu’il ne souhaitait plus conserver la propriété du Beitar à l’issue d’un match opposant l’équipe et le Sporting Charleroi, qui avait été organisé en Belgique, et qui avait tourné à l’émeute – les supporters israéliens utilisant la violence et lançant des fumigènes pendant la rencontre. Mais il lui avait fallu trois ans pour se débarrasser de cette équipe devenue trop encombrante et il l’avait alors cédée à Moshe Hogeg, l’exubérant magnat des crypto-devises.

Hogeg, qui avait versé 26,5 millions de shekels pour l’équipe, avait lui aussi été accueilli comme le messie par les supporters heureux et soulagés de voir encore un propriétaire disposé à injecter de l’argent dans la formation.

Monnaie cryptique

Dès le début, Hogeg avait dû faire face à de nombreuses poursuites judiciaires relatives à ses activités commerciales tout aussi nombreuses et en raison de ses liens avec le domaine des options binaires et de ses fraudes présumées. Suite aux Accords d’Abraham, il avait tenté de négocier un accord avec Sheikh Hamad bin Khalifa Al Nahyan, aux Émirats Arabes Unis, par le biais duquel ce dernier aurait acquis 50 % de l’équipe pour une somme présumée de 300 millions de shekels.

Mais l’accord, qui avait fait les gros titres dans le monde entier, s’était écroulé rapidement lorsqu’il s’était avéré qu’Al Nahyan ne disposait pas, même de loin, des liquidités qu’il affirmait posséder.

La réalisatrice Maya Zinshtein. (Autorisation)

Zinshtein suggère que l’accord potentiel, qui avait été négocié avec un ressortissant émirati, visait à démontrer que peut-être, les supporters du Beitar Jérusalem avaient tiré les leçons du chapitre tchétchène.

« Je pense que d’une certaine manière, la majorité silencieuse s’est regardée dans le miroir et qu’elle s’est dit : ‘Ce que je vois ici est vraiment très laid’ – et je pense qu’un lent processus a démarré à ce moment-là », explique la réalisatrice.

Même s’il n’y a toujours pas de joueur arabe dans le club, « ce qui est arrivé avec cet acheteur potentiel – et le fait que la majorité des supporters a soutenu l’accord – c’est incroyable à mes yeux », ajoute-t-elle. « Mais je pense que cela représente un véritable changement qui a eu lieu sur le terrain. »

Les problèmes de Hogeg n’étaient pas finis. Après des années à se battre devant les tribunaux pour une longue série d’affaires, il avait été arrêté au mois de novembre 2021 pour toute une liste de crimes, et notamment pour blanchiment d’argent, pour vol, pour fraude, pour agression sexuelle, pour trafic d’être humains et pour prostitution de mineures.

Des coups de théâtre qui ont pratiquement laissé le Beitar Jérusalem sans propriétaire – mais aussi très largement dans l’incapacité d’en trouver un autre. Trouver un nouvel acheteur dans la situation actuelle, dit Adar, relevait de l’exploit. Hogeg était parvenu à lier ses affaires criminelles ratées directement à l’équipe, ce qui les entremêle dangereusement les deux éléments au niveau judiciaire et ce qui rendait l’acquisition de l’équipe d’autant moins désirable aux yeux d’un potentiel repreneur.

« Parce que le propriétaire est Hogeg, tout s’avère être beaucoup plus compliqué parce qu’il fait l’objet d’une enquête et que tout doit passer par le département économique de la police… Cela n’a rien d’évident », affirme Adar.

« Pour autant, je ne peux pas exclure qu’un oligarque viré de Russie ou de l’Occident et désireux de blanchir son image puisse acheter le club – c’est possible », continue Adar. « Sa situation économique est tellement claire qu’il faut vraiment être déterminé pour acheter le club. »

Les supporters du Beitar Jerusalem brandissent des bannières appelant le propriétaire Moshe Hogeg à vendre l’équipe pendant un match au Teddy Stadium de Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Flash90)

Parce que le club « représente quelque chose de bien plus grand que le sport lui-même et dans la mesure où le contexte et l’histoire du Beitar sont tellement importants, je pense que de nombreuses personnes qui y viennent ne le font pas pour des raisons purement sportives », s’exclame Zinshtein.

Et alors que le lancement de la saison 2022-2023 est imminent, les supporters de l’équipe étaient dévastés et furieux à la simple idée que leur club bien-aimé puisse disparaître. Ils ont même organisé des manifestations aux abords des habitations des responsables de l’équipe et des responsables de l’Association israélienne de football.

Barak Abramov saura-t-il être le rédempteur du Beitar Jérusalem, le messie pour lequel prient les supporters ?

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