New York Jewish Week via JTA — Dans le cadre de la campagne qu’il mène pour détrôner le représentant pro-Israël du Bronx, Ritchie Torres, l’organisateur politique Jose Vega a qualifié l’arrondissement de New York de « Gaza Ouest ».
À Gaza comme dans le Bronx, la vie des jeunes est « détruite », a-t-il affirmé. Dans une vidéo récente, Vega a désigné ce qu’il a dit considérer comme la racine du problème du Bronx : la concentration du pouvoir à Riverdale, le quartier où vit une grande partie de la population juive du district.
« Les gens riches apprécient de vivre dans des quartiers où ils peuvent facilement acheter les politiciens – comme Ritchie Torres, qui a été acheté et qui est contrôlé par des influenceurs et des millionnaires sionistes qui vivent tous à Riverdale », a déclaré Vega dans sa vidéo.
Dans cette vidéo figuraient des photos de Torres rencontrant des dirigeants juifs, avec des animations graphiques soulignant le contour d’une kippa sur la tête du membre du Congrès. Des images qui se sont attiré la condamnation des responsables juifs, qui ont accusé Vega de recourir à des tropes antisémites.
« Ce n’est pas parce que vous employez le terme sioniste au lieu du mot juif que cela rend votre propos moins antisémite », s’est indigné Eric Dinowitz, membre juif du conseil municipal de Riverdale. « Tout particulièrement dans votre vidéo, où vous affichez les contours des kippas. Il est très clair que c’est un sentiment anti-juif qui motive toute votre argumentation. »
Pour le rabbin Binyamin Krauss, directeur de l’école modern-orthodoxe SAR Academy, cette vidéo a été l’illustration d’un « antisémitisme hideux, affreux et archaïque ».
Avec cette vidéo s’est écrit un chapitre particulièrement controversé dans la course à l’investiture démocrate pour le siège de Torres, qui a souvent tourné autour du soutien accordé par le candidat sortant à Israël – et qui pourrait bien servir de test pour évaluer dans quelle mesure une campagne primaire démocrate centrée sur Israël est susceptible de trouver un écho auprès des électeurs.
Torres représente la 15e circonscription électorale de New York, qui couvre une grande partie du Bronx. Il s’agit également de l’une des circonscriptions les plus pauvres du pays. Et, à un moment où de nombreux progressistes espèrent s’attaquer aux démocrates modérés favorables à Israël, il est clairement devenu une cible pour ses détracteurs, dans son camp.
Ancien membre du conseil municipal, Torres a rejoint le Congrès en 2021. Fervent défenseur d’Israël, il a déclaré avoir toujours été et « être toujours » sioniste, se décrivant lui-même comme « l’incarnation d’un progressiste pro-israélien ». Il a bénéficié de centaines de milliers de dollars de dons de campagne de la part du lobby pro-Israël de l’AIPAC, et il a été accueilli avec enthousiasme par les Juifs pro-israéliens de sa circonscription et de toute la ville.
En décembre, des enfants des écoles juives locales lui ont rendu hommage alors qu’il recevait le Shamash Leadership Award du Jewish Community Relations Council of New York, au cours d’une cérémonie organisée au SAR.
Les militants pro-palestiniens, ainsi que certains électeurs locaux, ont toutefois critiqué le soutien apporté par Torres à Israël, affirmant qu’il se concentrait davantage sur la politique étrangère que sur sa propre circonscription du Bronx. Le podcasteur juif et antisioniste Adam Friedland s’en est également pris à Torres lors d’une interview devenue virale l’an dernier.
Dans différents communiqués, le porte-parole de Torres a fait savoir que le membre du Congrès se concentrait sur des questions telles que le logement, le pouvoir d’achat et la résistance au président Donald Trump.
« Les électeurs du Bronx, quels que soient leur religion, leur origine ethnique ou leur milieu social, font confiance à Ritchie Torres pour porter leurs voix à Washington. Torres est un résident de longue date, qui obtient des résultats concrets », a rapporté Benny Stanislawski, porte-parole de Torres, dans un communiqué. « Il reste concentré sur les questions qui comptent le plus pour sa communauté, du logement social au pouvoir d’achat, tout en ripostant avec force aux attaques délétères de l’administration Trump, qu’il s’agisse des abus de l’ICE ou des coupes répétées qui ont été effectuées dans la protection sociale. »
Et Stanislawski de poursuivre : « Les efforts qui visent à diviser le Bronx et à monter les communautés les unes contre les autres échoueront. Cet arrondissement sait en effet qui se bat pour lui et qui cherche uniquement et désespérément à se rendre important. »
Mais avec les primaires prévues en juin, certains de ses adversaires – ainsi que les nombreux électeurs progressistes de New York qui ont récemment élu un maire antisioniste, Zohran Mamdani – espèrent que le soutien de Torres à Israël jouera en sa défaveur. Cette primaire est la première à laquelle Torres est confronté depuis son entrée en fonction.
Parmi les adversaires du représentant en poste depuis trois mandats figurent Michael Blake, ancien membre de l’Assemblée de l’État, qui a récemment mené une campagne infructueuse pour la mairie ; Vega, un organisateur politique de 26 ans issu du mouvement LaRouche, décrit comme conspirationniste et « sectaire » ; Dalourny Nemorin, avocate commise d’office et organisatrice des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) ; et Jon LaTona, musicien sur TikTok.
Andre Easton, membre du Party for Socialism and Liberation, se présente quant à lui en tant qu’indépendant aux élections générales de novembre.
Amanda Septimo, membre de l’Assemblée de l’État et unique adversaire de Torres ayant toujours soutenu Israël, a suspendu sa campagne peu après son lancement, invoquant un récent diagnostic de lupus.
Blake, qui avait perdu les primaires contre Torres dans le même district en 2020, a fait des dons reçus par Torres de l’AIPAC son cheval de bataille.
Blake, ancien vice-président du Comité national démocrate (DNC), a déclaré lors d’un entretien téléphonique que les Démocrates, et « en particulier les véritables Démocrates progressistes, devraient s’opposer » aux positions défendues par l’AIPAC, notamment celle selon laquelle les États-Unis doivent fournir une aide militaire à Israël.
C’est avec le soutien de l’ancien maire Bill de Blasio – et avec une vidéo dans laquelle il critiquait Torres pour avoir accepté des dons de l’AIPAC – que Blake a donné le coup d’envoi à sa campagne.
La vidéo de Blake a suscité des accusations d’incitation à l’antisémitisme, partiellement parce qu’elle mettait en scène Guy Christensen, un influenceur qui a justifié le meurtre, l’an dernier à Washington, DC, de deux employés de l’ambassade israélienne près du Capital Jewish Museum. Blake a ensuite déclaré que l’inclusion de Christensen dans la vidéo était « une erreur ». Depuis, la vidéo originale a été supprimée de sa plateforme, remplacée par une nouvelle version dans laquelle Christensen est absent.
Les sceptiques ont par ailleurs souligné que Blake lui-même avait pris la parole lors d’événements précédemment organisés par l’AIPAC, et qu’il avait participé à un voyage en Israël organisé par le lobby. Mais il s’est depuis prononcé contre l’organisation, supprimant certaines publications de ses profils sur les réseaux sociaux, tout en critiquant avec virulence Israël pour avoir commis un « génocide ».
Le revirement de Blake s’est révélé suffisamment convaincant pour lui attirer les éloges de Track AIPAC. Ce compte X, qui est suivi par plus de 400 000 abonnés, œuvre « pour mettre un terme à l’emprise de l’AIPAC et du lobby israélien sur la démocratie américaine » en documentant les montants des dons versés aux politiciens par l’AIPAC et par d’autres groupes de pression pro-Israël.
« Le représentant Ritchie Torres, membre de l’AIPAC, a désormais un adversaire sérieux, anti-génocide et anti-apartheid, dans la primaire #NY15 ! », a dit Track AIPAC dans une publication parue sur son compte. « @MrMikeBlake prend une position courageuse face à la corruption du lobby israélien ! »
Dans la vidéo de lancement de Blake figurait également un extrait dans lequel Mamdani faisait l’éloge du candidat. Les deux hommes, en effet, se sont mutuellement soutenus vers la fin de la primaire démocrate pour la mairie, dans laquelle Blake a terminé huitième.
Mamdani, dont le soutien pourrait renforcer la notoriété d’un candidat auprès des progressistes, ne s’est pas prononcé sur la course dans la 15e circonscription.
De plus, jusqu’à récemment, Blake n’était pas le seul candidat à se prévaloir d’une bonne relation avec le nouveau maire.
Septimo, qui a été élue pour un second mandat à l’Assemblée de l’État en 2024, a fait savoir à Politico que Mamdani, ancien collègue à Albany, « m’apporte son soutien et soutient mes efforts visant à approfondir mon travail et en étendre la portée ». Ainsi que l’a écrit le New York Times, Septimo, lors de l’élection municipale de l’année dernière, faisait partie du cercle restreint et du « groupe d’experts » de Mamdani.
Mais Septimo, contrairement à Blake – et à Mamdani lui-même -, est une partisane de longue date d’Israël. Elle s’est fermement opposée au projet de loi « Not On Our Dime » (Pas avec notre argent) de Mamdani, qui visait à empêcher les organisations à but non lucratif de financer les implantations israéliennes en Cisjordanie. En 2016, elle avait également participé à un voyage en Israël parrainé par l’AIPAC, et s’y était rendue à nouveau après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.
Septimo avait affirmé que sa campagne se concentrerait sur « les habitants du Bronx et ce à quoi ils sont confrontés au quotidien » plutôt que sur les questions internationales. Elle a toutefois suspendu sa candidature la semaine dernière, révélant qu’on lui avait diagnostiqué un lupus.
Septimo, en reléguant les questions internationales au second plan, avait choisi d’adopter une approche radicalement différente de la campagne anti-AIPAC de Blake. Une décision susceptible de trouver un écho plus favorable auprès des électeurs de la circonscription, selon un stratège politique.
« J’ignore si l’approche de Michael Blake paiera », a commenté le stratège démocrate Trip Yang. « Ritchie Torres est un candidat sortant assez populaire dans sa circonscription, et il dispose de plus de 14 millions de dollars en banque. »
C’est le pouvoir d’achat, et non la politique israélo-gazaouie, qui a favorisé l’ascension de Mamdani, a ajouté Yang.
Pour Ross Barkan, journaliste et ancien candidat au Sénat de l’État, la question d’Israël n’est pas une priorité pour les électeurs du Bronx, contrairement à ce qui pourrait être le cas dans des districts à forte population juive, comme la 10e circonscription où s’affrontent le représentant Dan Goldman et Brad Lander.
« Il ne s’agit tout simplement pas d’un lieu dans lequel beaucoup d’électeurs sont émotionnellement attachés à Israël », a constaté Barkan à propos de la 15e circonscription. « Donc, que vous soyez pour les droits des Palestiniens ou favorable à Israël, cela n’aura probablement que peu d’impact, dans un sens ou dans l’autre. »
Cette description pourrait surprendre les Juifs vivant à Riverdale, l’un des quartiers les plus juifs de la ville, avec ses drapeaux israéliens flottant au-dessus des pelouses, ses synagogues et son magasin Ha-Makolet: Shoshi’s Market, qui propose une large gamme de produits israéliens. Le quartier abrite non seulement la SAR, mais aussi une école non confessionnelle, Kinneret, fondée en 1947 par, notamment, la dirigeante sioniste Golda Meir, dont le portrait est accroché dans le couloir.
Selon une étude communautaire réalisée en 2023 par l’UJA-Federation of New York, 16 000 adultes et 4 000 enfants juifs vivent à Riverdale et dans le quartier adjacent de Kingsbridge. Les Juifs sont toutefois minoritaires dans le Bronx, avec une population estimée à 29 000 personnes dans cet arrondissement de 1,4 million d’habitants, dont environ la moitié vit dans la 15e circonscription.
Torres était déjà populaire dans le district avant que Riverdale ne soit ajouté en 2022. Il a, en outre, un lien particulier avec le quartier.
« En tant que Juifs de cette communauté, nous soutenons naturellement Ritchie. Nous aimerions beaucoup qu’il soit élu », a déclaré Michael Brown, un habitant juif de Riverdale, lors d’une interview. « Il ne s’agit pas seulement de son soutien aux Juifs. Il a été bon pour l’ensemble de sa circonscription. »
La fille de Brown, a-t-il ajouté, fréquente l’école SAR, dans laquelle Torres est souvent invité. « Je sais qu’en tant que membre du Congrès, je ne suis pas censé marquer de préférences, mais SAR est l’un de mes établissements préférés. C’est un lieu spécial et magique », avait confié Torres à l’ensemble des élèves lors d’une visite en décembre 2023, au lendemain d’une altercation au sujet de ses opinions sur Israël dans l’Upper East Side.
« L’année dernière, je lui ai même donné un bulletin scolaire : il passait tellement de temps ici », a plaisanté Krauss, le directeur, qui a effectué deux voyages en Israël avec Torres, notamment en 2024, en compagnie d’un groupe de responsables du Bronx. Un voyage au cours duquel ils ont rencontré Yoav Gallant, qui était alors ministre de la Défense.
Au Congrès, Torres a toujours voté en faveur d’Israël. En janvier 2024, il a quitté le Congressional Progressive Caucus ; son identification avec Israël le marginalisait en effet de plus en plus au sein de la gauche.
Dinowitz, qui représente Riverdale, Kingsbridge et quelques quartiers adjacents du Bronx, est le président du Jewish Caucus du conseil municipal. Il a quitté le Progressive Caucus en février 2023.
« Avec un représentant comme Ritchie au Congrès, beaucoup d’entre nous se sentent plus en sécurité. Nous savons que personne ne va renoncer à soutenir la communauté juive parce que cela pourrait s’avérer politiquement opportun à un moment ou à un autre », a indiqué Dinowitz.
Thomas Gardner, le grand rabbin de la synagogue réformée Riverdale Temple, a pour sa part rapporté que tous ceux avec qui il s’était entretenu avaient « une opinion très positive de Ritchie Torres ».
Dans sa circonscription, c’est le soutien accordé par Torres à Israël malgré la guerre à Gaza qui lui a été le plus souvent reproché, a-t-il confié à Gardner. Mais les critiques de Torres à l’égard de Netanyahu – selon lesquelles le Premier ministre aurait causé « des dommages irréparables » au soutien dont bénéficie Israël parmi les démocrates – ont témoigné de son alignement sur les opinions d’un certain nombre d’électeurs, a souligné Gardner.
« Mon sentiment personnel est que ses déclarations correspondent largement à ce que pensent la majorité des membres de ma congrégation », a indiqué Gardner. « Ils sont très pro-Israël, mais ils ne sont pas pro-Netanyahu. Ils croient en Israël, et ils espèrent que le pays sera fort et qu’il continuera d’exister. Mais ils espèrent aussi que les Palestiniens ne souffrent pas. Les Palestiniens ont besoin de meilleurs dirigeants. Les Palestiniens ont besoin de paix. »
Mais pour nombre de critiques de Torres, le simple fait d’être anti-Netanyahu ne suffit pas.
Jose Vega a quant à lui adopté une approche similaire à celle de Michael Blake pour capter l’attention de ces critiques. Il a lancé sa campagne lors d’une réunion publique intitulée “The Bronx is ‘Gaza West’: Rebuilding Starts Here — and There.” (Le Bronx est la « Gaza occidentale » : la reconstruction débute ici — et là-bas).
Vega appartient au mouvement LaRouche, qui suit les idées de Lyndon LaRouche. Selon ce dernier, seuls 1,5 million de Juifs sont morts pendant la Shoah ; le Ku Klux Klan, prétend-il, a été fondé au nom du Bnai Brith. Vega s’est attaché à mettre l’accent sur les opinions de Torres concernant Israël. Il l’a même confronté sur la question dans un restaurant du Bronx.
« Vous êtes responsable de la mort de milliers d’enfants palestiniens, de milliers d’enfants ukrainiens — vous adorez financer la guerre », a affirmé Vega dans une vidéo qu’il a tournée lors de cette confrontation.
Vega a ensuite diffusé une autre vidéo sur X qui montrait un panneau d’affichage, dans le Bronx, sur lequel figurait une photo de Torres avec la légende suivante : « Pour chaque enfant palestinien assassiné… votre député, Ritchie Torres, réalise un profit. Laissez vivre les enfants palestiniens ».
Vega a fait savoir que la vidéo lui avait été transmise par un « détracteur de Torres », même si JNS a rapporté que le message qui se trouvait sur le panneau d’affichage avait peut-être été généré par une intelligence artificielle. (Évoquant la légende, Torres a dénoncé « des mensonges et des calomnies destinés à inciter à la violence politique » dans un communiqué.)
Quelques semaines plus tard, Vega est apparu dans un podcast vidéo intitulé le « Jimmy Dore Show » et il a dit, souriant, qu’il « ne confirmerait pas et qu’il ne nierait pas » avoir lui-même tourné la séquence. Il a toutefois affirmé, avec fermeté, qu’il ne s’agissait pas d’un travail réalisé avec l’aide de l’intelligence artificielle « parce que je déteste l’IA ».
Ses récents propos sur les sionistes de Riverdale qui contrôleraient Torres et le district – des propos tenus lors d’une interview avec l’influenceur anti-israélien Erik Warsaw – ont suscité de vives réactions de la part de responsables juifs comme Krauss. Ce dernier s’est dit « écœuré » et Dinowitz, de son côté, a qualifié la vidéo « d’effrayante ».
« Je veux dire, il n’essayait même pas de cacher son antisémitisme », a fait remarquer Dinowitz.
Il n’y a pas encore eu de sondages réalisés dans le cadre de cette course et Vega, dont la campagne a reçu une somme d’environ 101 000 dollars, est le seul challenger à avoir déclaré ses recettes à la Commission électorale fédérale. Torres, quant à lui, dispose de 14,3 millions de dollars en espèces, des fonds qui ont été reportés des élections précédentes.
Dalourny Nemorin, avocate commis d’office et organisatrice du DSA, a axé sa campagne sur des questions nationales – logement, soins de santé et droits des immigrants – mais elle a également critiqué Torres pour son soutien à l’AIPAC dans une interview accordée au Bronx Times.
Son financement par l’AIPAC et ses opinions pro-israéliennes, a-t-elle expliqué au mois de novembre dernier, l’ont amené « à nier l’existence d’un génocide en Palestine, alors que nous voyons en temps réel des gens mourir de faim ».
Lorsqu’un utilisateur de Reddit lui a demandé pourquoi son site de campagne ne mettait pas l’accent sur son positionnement concernant l’acceptation des fonds de l’AIPAC, Nemorin a répondu qu’elle « veut mettre en avant les problématiques ignorées par Ritchie et ne pas donner davantage de visibilité aux personnes qui la préoccupent ».
De son côté, le musicien Jon LaTona, célèbre sur TikTok, s’est peu exprimé sur sa candidature. Il a arboré ce qui a semblé être un keffieh dans des vidéos – sans rapport avec la campagne – indiquant ainsi son opposition au positionnement pro-israélien de Torres, même si le compte TikTok dédié à sa campagne a été supprimé.
la Communauté du Times of Israël !
