Liban : le Premier ministre ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit
La déclaration de Nawaf Salam fait suite à celle de Naïm Qassem qui a indiqué que le Hezbollah se sentirait 'visé' par une attaque US contre l'Iran et 'choisira[it] en temps voulu comment agir'
Le Premier ministre libanais a affirmé mardi qu’il « ne permettra[it] pas » que son pays soit entraîné dans un nouveau conflit, après que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a déclaré qu’il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l’Iran.
« Nous ne permettrons jamais à quiconque d’entraîner le pays dans une nouvelle aventure », a déclaré Nawaf Salam lors d’une conférence à Dubaï, en réponse à une question sur les récentes déclarations du chef du Hezbollah pro-République islamique.
La guerre menée par le Hezbollah contre Israël, en soutien au Hamas, a coûté « très cher » au Liban, et « personne n’est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre », a-t-il ajouté.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré la semaine dernière que son groupe se sentirait « visé » par une éventuelle attaque américaine contre l’Iran et « choisira[it] en temps voulu comment agir ».
Le groupe terroriste chiite libanais est sorti affaibli d’un conflit meurtrier avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024. Il n’est pas intervenu lors de la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël en juin 2025.
Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses terroristes, afin d’entraver ses tentatives de se reconstituer et de se réarmer.
Salam a affirmé que son gouvernement avait « aujourd’hui un contrôle opérationnel du sud du pays », où l’armée avait annoncé début janvier avoir achevé la première phase du plan de désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.
Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l’occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l’armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d’équipements face au Hezbollah, qu’elle cherche à désarmer sur l’ensemble du pays.
« J’espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c’est la clé de la sécurité », a-t-il déclaré.