Mark Ruffalo au cœur d’une polémique après avoir lié le rachat de Warner Bros. par Paramount à Israël

L’acteur américain a provoqué la colère de la société de production en associant le projet de rachat aux liens d’Oracle avec Israël, réitérant au passage ses accusations de « génocide » et d’ « apartheid » contre l’État hébreu

Mark Ruffalo apparaît au panel "I Know This Much is True" lors de la tournée de presse hivernale HBO TCA 2020 au Langham Huntington, le mercredi 15 janvier 2020 à Pasadena, en Californie (Crédit : Willy Sanjuan / Invision / AP)

Mark Ruffalo, l’acteur et producteur américain aux positions hostiles à l’égard d’Israël, se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique liée à Israël, après avoir associé le projet de rachat de Warner Bros. par Paramount aux activités d’Oracle auprès de l’armée israélienne.

La controverse a éclaté après une publication de l’acteur sur les réseaux sociaux, le 21 août. Ruffalo y affirmait que le milliardaire américain Larry Ellison utilisait Oracle, le géant technologique que ce dernier a cofondé, pour contribuer au financement de l’acquisition de Warner Bros. par son fils, David Ellison.

Opposé au projet de rachat, l’acteur a également mis en avant les liens entre Oracle et Israël, partageant une ancienne vidéo dans laquelle une dirigeante de l’entreprise évoquait les technologies fournies à l’armée israélienne.

« Ces ‘technologies vraiment profondément effrayantes’ seront très probablement intégrées à l’un des plus grands conglomérats médiatiques au monde et, un jour, utilisées contre vous », a affirmé Ruffalo. « Regardez comme elle se réjouit de ce que nous considérons désormais comme un génocide, construit sur un système d’oppression d’apartheid, alimenté par Oracle. »

Paramount a vivement condamné ses propos : « Comme toujours, nous sommes préoccupés lorsque des tropes antisémites sont invoqués sous couvert d’un différend commercial », a déclaré Paramount dans un communiqué. « Des mots comme ‘génocide’ et ‘apartheid’, appliqués à une transaction commerciale, ne sont pas seulement erronés : ils franchissent une limite et banalisent les souffrances bien réelles que ces mots sont censés décrire. »

Le centre Simon Wiesenthal, une organisation américaine de défense des droits qui lutte contre l’antisémitisme, a de son côté apporté son soutien à Paramount. Son directeur général, Jim Berk, a salué la décision du groupe de « tracer une ligne rouge », précisant qu’ « invoquer Israël dans une affaire où il n’a absolument aucune pertinence constitue un cas d’école d’obsession et de diabolisation ».

Ruffalo s’est a plusieurs reprises montré pour le moins hostile envers Israël et critique de la guerre menée par l’état hébreu contre le Hamas depuis les massacres du 7 octobre 2023 dans le sud du pays.

Favorable à un embargo des États-Unis sur les armes pour Israël, au nom des droits de l’Homme, Ruffalo figure notamment parmi les artistes qui ont apporté leur soutien à Francesca Albanese, qui a entre autres qualifié Israël « d’ennemi commun », ou encore parmi les signataires d’une lettre dénonçant de « mauvais traitements » qui seraient infligés au terroriste palestinien emprisonné Marwan Barghouti.

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