Massive Attack banni de Singapour pour avoir montré un drapeau palestinien en concert

Singapour, connu pour ses lois strictes en matière de liberté d'expression et de réunion, interdit l'affichage public de tout drapeau étranger sans autorisation

Les membres du groupe Massive Attack brandissant un drapeau palestinien lors de leur concert, à Singapour, le 29 juillet 2026. (Crédit : Vidéo/X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les autorités de Singapour ont interdit le groupe britannique Massive Attack de se produire dans la cité-Etat à l’avenir après que deux membres ont déployé un drapeau palestinien lors d’un concert sur place, a indiqué la police vendredi soir.

Singapour, connu pour ses lois strictes en matière de liberté d’expression et de réunion, interdit l’affichage public de tout drapeau étranger sans autorisation.

« Bien que l’organisateur de l’événement ait préalablement pris connaissance des conditions d’octroi de la licence, au cours du concert, deux membres du groupe ont brandi un drapeau étranger sur scène, et l’un d’entre eux a également crié ‘Free Palestine' », a déclaré la police.

À l’issue de son enquête et après consultation du parquet, elle a ajouté avoir « adressé des avertissements sévères aux deux hommes » et leur avoir interdit de revenir dans la cité-Etat et par conséquent d’y tenir des concerts.

L’organisateur du concert, qui s’est tenu mercredi, n’a pas répondu à la demande de commentaires de l’AFP.

Le groupe est connu pour ses critiques à l’égard des actions militaires d’Israël menées contre les groupes terroristes à Gaza et a mis à profit sa popularité pour soutenir les Palestiniens.

Le groupe britannique Massive Attack se produisant sur scène lors de la 20ᵉ édition du festival Rock en Seine, à Saint-Cloud, près de Paris, le 24 août 2024. (Crédit : Anna Kurth/AFP)

En avril, le chanteur Robert Del Naja figurait parmi les plus de 200 personnes arrêtées lors d’une manifestation à Londres en soutien à « Palestine Action », un groupe militant anti-Israël interdit par les autorités britanniques.


read more: