« On a tous en nous quelque chose d’Hélène Berr ! »
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Interview

« On a tous en nous quelque chose d’Hélène Berr ! »

Hélène Berr avait 24 ans quand la vie lui a été arrachée, en 1945, à Bergen-Belsen ; un hommage collectif lui est rendu à l’occasion du centenaire de sa naissance

En infatigable passeuse, Mariette Job fait vivre le Journal de sa tante Hélène Berr, étudiante juive parisienne morte en déportation à 24 ans. Un hommage collectif, publié ce mois-ci, porté par des personnalités et des anonymes d’horizons différents, célèbre magnifiquement le centenaire de la naissance d’une surdouée dont le Journal, paru en 2008*, a été un grand succès d’édition.

The Times of Israël : Un mot, pour commencer, sur la parution de cet ouvrage collectif dont vous écrivez qu’il a été pensé « pour réparer une injustice »…

Mariette Job : L’injustice est évidemment liée au sort et au destin d’Hélène Berr dont la courte vie a été confisquée. Cette démarche qui consiste à la faire revivre a quelque chose à voir avec la notion de réparation évoquée par le grand rabbin Haïm Korsia, l’un des contributeurs…

Le grand rabbin de France décèle en effet dans l’humanisme d’Hélène Berr la notion juive de Tikkoun Olam [Selon ce concept de la Kabbale, les vases contenant la lumière divine se sont brisés, et c’est à l’homme d’achever le travail de Dieu en réparant le monde]. Dans quelle mesure s’incarne-t-elle dans votre démarche de passeuse ?

La notion de réparation s’exprime dans une déclinaison très ample de l’idée de survie : continuer à faire vivre Hélène Berr de façon aussi forte, aussi percutante et universelle est, en soi, une réparation. Certes, il y a d’un côté Hélène Berr et de l’autre, son Journal, mais si le « message » passe si bien, c’est tout autant grâce à ses extraordinaires qualités littéraires qu’à la lumière qui émane de la personnalité de son auteure, au-delà de sa disparition.

Mariette Job. (Crédit : Mariette Job)

N’est-ce pas ce souci du monde que la comédienne Isabelle Carré ressent quand elle demande : « Avec Hélène, je m’interroge, doit-on vraiment ‘partager le monde en deux parties ?’ » ?

C’est tout à fait cela. C’est aussi le passage de l’intime à l’universel, de la petite à la Grande Histoire. Tout cela est de l’ordre de la réparation.

Fauchées comme de magnifiques bourgeons prêts à éclore

C’est à votre co-auteure, Karine Baranès-Benichou que l’on doit l’idée, en 2018, d’un colloque universitaire autour d’Etty Hillesum, Charlotte Salomon et Hélène Berr. Trois jeunes destins brisés, trois personnalités chacune à sa façon particulièrement brillante : est-ce là le point nodal de leur rapprochement ?

Toutes les trois ont été fauchées comme de magnifiques bourgeons prêts à éclore. Quand on pense que Charlotte Salomon [morte à Auschwitz-Birkenau à 26 ans, NDLR] a confié mille gouaches à un ami en disant : « C’est l’œuvre de ma vie »… Pendant des décennies, les historiens ont œuvré à faire savoir ce qu’il s’était passé à partir des faits. Je pense que c’est à travers l’art que s’exprime aujourd’hui une démarche de survie. Je l’assimile à une forme de résilience.

A LIRE : Daniel Epstein nous raconte – l’incroyable – philosophie d’Etty Hillesum sous la Shoah

Le colloque dont vous parlez a été initié par Karine Baranès-Benichou, fondatrice de l’Association « Femmes artistes et mémoire juive » [Association qui a pour vocation de rendre hommage à l’expression artistique de femmes assassinées durant la Shoah à travers l’organisation, en Israël, de manifestations culturelles : expositions, conférences, lectures, projections…]. Il a été le déclencheur de notre livre. J’avais déjà, à cette époque, le projet d’organiser quelque chose autour du centenaire de la naissance d’Hélène Berr.

L’idée était de la réinterpréter, comme on le fait d’une partition de musique car vous pouvez lire et relire son Journal, chaque fois, vous y trouverez quelque chose de nouveau ! Mais je dois dire que je n’avais pas d’idée très précise quant à la façon de procéder. C’est à cette époque que Karine m’a contactée et qu’elle m’a demandé de venir à Tel Aviv, au département français de l’Université. Le colloque a eu un grand succès et de nombreuses répercussions. Il a aussi été pour nous l’occasion de constater que nous avions la même perception de la dimension lumineuse du Journal. C’est ainsi qu’est né ce livre qui s’attache à faire résonner la voix et l’image d’Hélène Berr.

Haim Korsia, grand rabbin de France, lors du dévoilement de la plaque Hélène-Berr, le 2 octobre 2015, à Paris. (Crédit : Yanosh Kaldy / Cercleshoah.org)

Comment s’est fait le choix des contributeurs ?

Je les ai moi-même choisis. Je les remercie encore de leur fidélité, treize ans après la publication du Journal. En dehors de Julien Coutant, professeur de lettres et guide conférencier au Mémorial de la Shoah dont j’ai fait la connaissance en 2019, j’avais rencontré tous les intervenants dès la parution du Journal ou dans les années qui ont suivi.

À chacun, nous avons demandé s’il pouvait écrire sur son lien sensible à Hélène Berr et au Journal. Il y a, vous l’avez dit, le grand rabbin de France Haïm Korsia, la responsable des archives au Mémorial de la Shoah Karen Taieb, le journaliste et éditeur Antoine Spire, l’historien chercheur Vincent Duclert, la comédienne Isabelle Carré, l’enseignante et lectrice Guila Clara Kessous, le journaliste Ivan Levaï, le libraire Jean-Luc Marchand avec lequel j’ai travaillé à la librairie Gallimard boulevard Raspail, l’écrivain Marcel Cohen, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, les musiciens du Quatuor Girard, bénéficiaire de la Bourse Hélène Berr 2010, les enseignants Jerôme Pujol et Julien Coutant, deux élèves, Ornella Neri et Cassandra Lobo, Robert Frank qui fut sauvé par l’Entraide temporaire, et le producteur et metteur en scène de concerts Benny Boret. Aucune autre consigne ne leur a été donnée.

Avant d’être la passeuse enthousiaste que vos propos confirment, vous avez été une chercheuse acharnée. Pouvez-vous nous raconter brièvement l’odyssée du manuscrit d’Hélène Berr ?

Se sentant en danger, Hélène avait confié les feuillets de son Journal à la cuisinière de la famille, Andrée Bardiau, afin que celle-ci les remette à son fiancé Jean Morawiecki, dédicataire du Journal. Andrée Bardiau en a donc été la première dépositaire. Les trois derniers mois, alors que les rafles s’intensifiaient, elle a caché Hélène et ses parents chez elle. Elle a aussi accueilli des enfants. Jean, le fiancé d’Hélène, a gardé le manuscrit plus de cinquante ans dans son armoire ! J’avais compris qu’il était la seule personne susceptible de le détenir. Je l’ai retrouvé et contacté en 1992…

Les Lettres de Keats, « A thing of beauty is a joy for ever. Its loveliness increases », exemplaire d’Hélène Berr.  (Crédit : Mémorial de la Shoah / collection Mariette Job)

Karine Baranès-Benichou imagine le destin d’Hélène « scellé » entre la citation de Paul Valery « Au réveil, si douce la lumière et si beau ce bleu vivant » et celle, « Horror, Horror, Horror! » empruntée à Shakespeare (Macbeth). Hélène Berr avait-elle confié à la poésie l’intuition qu’elle avait de son chemin de vie ?

L’une des qualités d’Hélène était de prévoir les évènements. Jean m’a souvent parlé de son intuition si fine. Il y a l’excitation et la joie d’aller chercher le livre chez Paul Valery qui le lui avait dédicacé et ces trois mots « Horror, Horror, Horror! », les derniers de son Journal.

Bien sûr, la poésie était très importante pour Hélène qui préparait l’agrégation sur John Keats avant que les lois anti-juives ne l’en privent. D’une manière générale, la littérature fut sa passion, avec la musique. Elle avait un lien prégnant à la littérature et à l’écriture. À cet égard, l’une de plus belles récompenses fut pour moi la préface de Patrick Modiano…

Version hébreu du « Journal » d’Hélène Berr. (Crédit : collection Mariette Job)

Rappelons que Paul Valery encouragea Hélène à écrire son journal et qu’il fut aussi le défenseur du « Juif Henri
Bergson » dont il prononça l’éloge funèbre à l’Académie française malgré l’interdiction de l’Occupant…

C’est vrai, vous avez raison, c’est un comportement qu’il faut rappeler.

Le succès du Journal à sa parution et sa traduction dans 27 pays vous ont-ils surpris ?

L’accueil et la résonance sont allés au-delà de mes espérances. J’avais très tôt mesuré le caractère exceptionnel de ce texte. Mon expérience de libraire pendant une dizaine d’années à la librairie Gallimard m’avait fait connaître de nombreux témoignages sur cette époque. Toutes ces lectures me ramenaient systématiquement au Journal de ma tante dont j’avais acquis la certitude qu’il devait être publié. Les rencontres que j’ai faites, dont celle de Simone Veil, Jean d’Ormesson ou Elisabeth Badinter ont également été déterminantes. D’ailleurs, Simone Veil – à laquelle j’avais fait lire le manuscrit en 1995 – a écrit un article dans L’Express**, à la parution du Journal, expliquant pourquoi il faut lire Hélène Berr. C’est grâce à ce papier que Karine Benichou-Baranès a eu connaissance du Journal.

Version grecque du « Journal » d’Hélène Berr. (Crédit : collection Mariette Job)

Le Journal, que vous avez par la suite donné au Mémorial de la Shoah, a été entamé par Hélène en 1942, à ce moment de basculement que représente le port de l’étoile. Karen Taieb souligne la force des pages qui nous font « réaliser ce que c’est que porter une étoile jaune cousue sur sa poitrine au vu et au sus de tous, en plein cœur du Paris que l’on connaît ». C’est, explique-t-elle, le passage du Journal le plus demandé pour illustrer les expositions et les manuels scolaires consacrés à la persécution des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale…

Hélène Berr traduit ce qu’elle ressent quand elle sort pour la première fois dans la rue avec l’étoile sur laquelle le regard de l’autre se pose alors qu’elle ne se sent pas du tout différente.

Elle transcrit admirablement cette expérience. J’interviens beaucoup dans les établissements scolaires et j’ai pu constater combien les élèves s’identifient à Hélène et combien ils perçoivent la notion de différence telle qu’elle la décrit. Je pense à l’exemple récent d’un tout jeune garçon d’origine musulmane souffrant de tocs qui lui ont toujours donné le sentiment d’être différent des jeunes de son âge. Il m’a dit tout le bonheur que lui a procuré le Journal dont la lecture, libératrice, lui a permis de parler de ses problèmes avec ses parents. Ils sont nombreux, de toutes origines et de milieux différents, à s’être identifiés, d’une façon ou d’une autre, à Hélène.

Que voulez-vous, madame, je fais mon devoir

Hélène livre un témoignage en temps réel, dans lequel elle raconte par le menu les petits évènements du quotidien mais aussi les rafles, les arrestations, les assassinats. Est-ce là la manne historique soulignée par plusieurs intervenants ?

C’est un document historique exceptionnel. Peut-être existe-t-il quelque part des témoignages non encore mis à jour mais l’originalité du Journal tient au fait qu’il est écrit par une jeune fille qui raconte ce qu’elle vit à Paris au quotidien.

On l’a souvent comparé, eu égard sans doute au succès rencontré, au Journal d’Anne Frank. Ce sont pourtant deux témoignages différents : Hélène a huit ans de plus, elle n’est pas cachée et elle se déplace dans Paris. À ce titre, la dimension géographique est très importante : même si la ville a changé, certains lieux qui sont restés à l’identique, semblent refléter ce qu’elle écrit et donnent à son témoignage une intensité saisissante. Je pense aussi aux passages poignants consacrés aux enfants dont elle s’est occupée à partir de 1943, sacrifiant ses deux passions qu’étaient la musique et la littérature.

Comme en témoigne Robert Frank, elle s’est vouée au sauvetage des enfants, à travers l’UGIF (Union générale des Israélites de France) et l’Entraide temporaire. Vincent Duclert revient sur les pages très fortes du Journal dans lesquelles Hélène parle de l’excuse avancée par l’inspecteur de police venu arrêter, le 9 novembre 1943, des enfants dans un
orphelinat : « Que voulez-vous, madame, je fais mon devoir ! » C’est ce que Boris Cyrulnik appelle, dans sa contribution, « le bonheur des perroquets, celui qui décervèle en créant un sentiment d’appartenance où l’individu n’existe plus ».

Version allemande du « Journal » d’Hélène Berr. (Crédit : collection Mariette Job)

Chacun des contributeurs s’exprime en fonction de sa personnalité et de son « domaine », ce qui permet au livre de pointer l’apport historique du Journal mais aussi le talent littéraire exceptionnel de son auteure. Hélène Berr n’a-t-elle pas incarné la preuve que l’art est une forme de résistance ?

Complètement ! Cette forme de résistance revient d’ailleurs à plusieurs reprises sous la plume des contributeurs. Hélène savait, elle était consciente du danger. Elle notait que tout ce qu’elle écrivait lui servirait plus tard si elle n’était pas arrêtée ou si elle parvenait à survivre à cet enfer dont elle avait la prémonition.

Malheureusement, elle n’est jamais rentrée***. Il est glaçant et insupportable de penser qu’elle est morte quelques jours seulement avant la libération du camp de Bergen-Belsen par les Anglais. Mais jusqu’au bout, elle a entretenu cette flamme de vie. Elle animait, parlait, chantait. J’ai recueilli de nombreux témoignages à ce sujet dont celui de Nadine Heftler qui l’avait connue au camp d’Auschwitz au printemps 1944 et que je cite dans la postface du Journal et dans ce livre. Nadine Heftler m’a souvent dit qu’Hélène était toujours très entourée et qu’elle parlait à ses compagnes de camp de la vie future.

On a tous en nous quelque chose d’Hélène Berr

Le lien qui se créait autour de la personnalité d’Hélène Berr ne se poursuit-il pas dans les mots de Karine Baranès-Benichou quand elle écrit : « Mariette Job est arrivée en Israël en tant que nièce et éditrice du Journal d’Hélène Berr ; elle en est repartie en tant que mon
amie » ?

Je dis souvent : « On a tous en nous quelque chose d’Hélène Berr ! » Plusieurs contributeurs ont souligné ce don qu’elle avait de rassembler. Je dirais que tous les amis d’Hélène Berr sont mes amis. Mon lien à Hélène est familial mais j’ai découvert, au fil de mes rencontres, que je n’étais pas seule avec elle et que tout ce qui tournait autour d’elle était relié…

Version russe du « Journal » d’Hélène Berr. (Crédit : collection Mariette Job)

Voilà qui fait écho à ce qu’en dit Patrick Modiano dans la préface du Journal : « Elle est une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie » ou ce qu’en écrit Boris Cyrulnik qui, dans la célébration collective, s’adresse à « [s]a grande sœur, Hélène Berr »…

C’est cette présence, même dans l’invisible. Je pense aussi à Isabelle Carré qui exprime très joliment ce que j’ai moi-même toujours ressenti, à savoir que chaque fois qu’elle traverse le jardin du Luxembourg, elle imagine Hélène marcher à ses côtés. Pour ma part, j’ai toujours vécu autour du Journal d’Hélène Berr. Je ne crois pas au hasard et je reprendrai le vers de Paul Eluard que nous avons mis en exergue du livre : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous… »

Nombreux sont les contributeurs qui parlent des livres qu’Hélène Berr aurait sûrement écrits. Marcel Cohen évoque des livres « fantômes » et le grand rabbin de France Haïm Korsia écrit : « Comment ne pas, une fois encore, souffrir jusqu’au fond de notre âme de la perte de tant de Mozart assassinés… »

C’est en ce sens que je parle, à la fin de la préface, de l’atroce assassinat d’une jeune fille talentueuse dont rien ne pourra jamais combler le vide laissé par sa disparition. On ne peut pas s’en remettre. Ce que dit si justement Marcel Cohen quand il écrit : « La Shoah se poursuit à travers chacun de nous. Si la trace est invisible, elle n’en est pas moins béante. »

Faire résonner la voix et l’image d’Hélène Berr et l’inscrire dans l’éternité relève-t-il d’un combat contre l’oubli et le silence ?

Même si les témoins directs tendent à disparaître, je reste assez optimiste. Le travail des enseignants sur le Journal est remarquable. Les jeunes reprennent le flambeau, ils sont devenus les passeurs. J’invite, pour s’en convaincre, à lire les témoignages des deux élèves qui figurent dans notre livre.

Ne rencontrez-vous jamais d’hostilité ou de réticence lorsque vous allez présenter le Journal dans les établissements scolaires ?

Jamais. À Avignon par exemple, l’enseignant n’avait pas eu le temps de travailler, avec certaines classes, sur le Journal avant ma venue qui n’avait donc pas été préparée. Je peux vous dire que pendant mon intervention, on entendait les mouches voler. L’une des expériences les plus fortes reste la présentation du Journal au lycée français de New York, devant trois classes d’enfants de quinze ans. La traductrice avait été très impressionnée par l’attention dont ils avaient fait preuve.

Version japonaise du « Journal » d’Hélène Berr. (Crédit : collection Mariette Job)

Vous évoquez là des établissements à l’auditoire a priori peu récalcitrant…

Vous avez raison. Mais je suis aussi allée dans toutes sortes d’établissements, même s’il est vrai que je n’ai pas présenté le Journal dans des endroits réputés « difficiles ». D’une manière générale, le travail exceptionnel des enseignants a permis aux élèves de s’investir et de s’identifier sans difficulté à Hélène Berr.

La réussite de cet ouvrage ne tient-elle pas au fait qu’il donne envie, à peine la lecture achevée, de lire le Journal qu’il célèbre ?

Les premiers retours nous indiquent en effet que de nombreux lecteurs ont, dans la foulée, entrepris la lecture du Journal. Il y a, je crois, un lien très fort entre le Journal et ce livre, que nous avons préféré présenter comme une célébration collective plutôt qu’un hommage.

Karine et moi-même avons eu à cœur de lui donner une dimension éclectique, à travers des contributeurs d’origines, d’âges et d’horizons différents. L’image qui me vient est celle d’un grand orchestre dont chacun est un instrument avec sa propre partition.

Se souvenir d’Hélène Berr, Une célébration collective sous la direction de Mariette Job et Karine Baranès-Bénichou, éditions Fayard, 308 pages, 22 €


*Journal d’Hélène Berr, suivi de Hélène Berr, une vie confisquée, par Mariette Job. Editions Tallandier, 2008

**« Pourquoi il faut lire Hélène Berr », L’Express, 10 janvier 2008.

*** »Hélène Berr a été arrêtée le 8 mars 1944 avec ses parents. Ils sont tous trois transférés à Drancy et déportés le 27 mars à Auschwitz. […] Cinq jours avant la libération du camp, atteinte du typhus, elle est incapable de se lever pour l’appel. Elle est battue à mort par l’une des gardiennes » (CF Une vie confisquée, postface de Mariette Job, JHB, p. 304)

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