Rahm Emanuel fait un don de 550 000 $ pour former des médecins palestiniens dans un hôpital israélien
Le démocrate qualifie cette initiative de 'diplomatie sanitaire', quelques semaines après avoir averti à Tel Aviv qu’Israël risquait de devenir un paria sous les politiques de Benjamin Netanyahu
Lundi, Rahm Emanuel, candidat probable à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, et ses frères Ari et Ezekiel ont annoncé un don de 550 000 dollars destiné à financer la formation de 11 pédiatres et de 36 infirmiers pédiatriques de l’hôpital universitaire An-Najah de Naplouse au sein du centre hospitalier Sourasky de Tel Aviv.
Ce don vise à ouvrir le premier établissement de soins pédiatriques dans le nord de la Cisjordanie.
Ancien membre du Congrès, chef de cabinet de l’ancien président américain Barack H. Obama, maire de Chicago et ambassadeur des États-Unis au Japon, Emanuel qualifie cette initiative de « diplomatie sanitaire ».
« Les enfants et les familles bénéficient d’excellents soins, tandis que les médecins et les infirmiers se forment ensemble en apprenant les uns des autres, ce qui, espérons-le, permettra d’établir une relation de confiance durable », a-t-il déclaré à Politico.
Début juillet, Emanuel avait prononcé un discours à l’université de Tel Aviv qui avait fait l’objet d’une large couverture médiatique. Au cours de ce discours, il avait averti qu’Israël risquerait de devenir un « paria territorial » s’il poursuivait sur sa lancée actuelle sous la direction du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
En réaction à l’annonce du don d’Emanuel, Limor Son Har-Melech, députée d’Otzma Yehudit et présidente de la commission de la Santé de la Knesset, a déclaré qu’elle s’efforcerait de bloquer cette initiative.
« Le système de santé israélien est destiné avant tout aux citoyens israéliens. Je ne permettrai pas que ses ressources soient utilisées pour construire le système de santé de l’ennemi », a-t-elle écrit sur le réseau social X.
On ignore si la députée dispose de l’autorité nécessaire pour mettre fin au programme de collaboration organisé par Project Rozana, mais elle a déclaré avoir écrit au ministre de la Santé, Haïm Katz, et au PDG de Sourasky, pour leur demander de le faire.